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Mocke
Musique & cinéma 2

Entretien avec Mocke, musicien et compositeur

Par Bertrand Mathieux · Le 11 mai 2025

Un matin de ce mois d’avril, j’ai croisé fortuitement le musicien connu sous le nom de Mocke dans le 17ème arrondissement de Paris. Après lui avoir fait part de mon admiration, je me suis permis de lui adresser une demande d’interview par mail (le lien entre son parcours et ce site étant qu’il a composé pour le cinéma), qu’il a fort gentiment acceptée.

Quelques mots (personnels) au sujet de Mocke

C’est difficile d’écrire sur un musicien sans livrer une plate fiche chronologique, sans lui affubler des étiquettes réductrices ou encore, sans lui associer des adjectifs pompeux. Je vais tâcher de le faire avec une subjectivité assumée, ce qui est, peut-être, la meilleure façon d’éviter les lieux communs (mais pas les maladresses !).

C’est au travers de l’excellent groupe Holden (actif de 1998 à 2015, environ), le premier projet musical d’ampleur auquel il a participé (en qualité de guitariste, auteur et compositeur), que j’ai découvert Mocke. Je suis incapable de décrire les circonstances de cette première écoute ; un jour, la musique produite par ce groupe est entrée dans ma vie, mais j’ignore par quel biais et de quelle façon.

Si j’insiste sur ce point, c’est que ce mystère me paraît convenir au son de Holden, qui a quelque chose d’onirique, de cotonneux et d’un peu insaisissable. Les textes de leurs chansons, en général peu explicites, évoquent d’ailleurs davantage des impressions, sentiments et sensations que des thématiques ou histoires précises.

On pourrait en dire autant de la musique que Mocke propose depuis la séparation du groupe, que ce soit dans le cadre d’albums solos (trois jusqu’à aujourd’hui), collaboratifs (avec, entre autres, ARLT et Bastien Lallemant) ou de son groupe actuel (MIDGET!), un duo avec Claire Vailler. C’est une musique qui nous file entre les doigts, comme l’anguille (titre de son premier album solo), mais dont on aime suivre les progressions imprévisibles sur des chemins sinueux.

Mocke a confié, il y a quelques années, travailler parfois des compositions de Thelonious Monk (personnellement, l’un de mes pianistes favoris avec Tom Waits, Fiona Apple et Duke Ellington) à la guitare. L’anecdote traduit une approche atypique de l’instrument, ainsi qu’une proximité avec un artiste (Monk) adepte des harmonies étranges et des mélodies biscornues – des termes qu’on pourrait parfois employer au sujet de la musique de Mocke, dont le nom d’artiste a d’ailleurs une sonorité proche (pure coïncidence, a priori) de celui du compositeur de Crepuscule with Nellie.

Mais il est toujours un peu vain et trompeur de vouloir enfermer un artiste dans un réseau d’influences : d’une part celles de Mocke sont nombreuses et diverses, d’autre part, même s’il cite (habilement) la mélodie de Desafinado dans la chanson Soleil enculé de ARLT, Mocke n’est jamais dans l’imitation, y compris celle de son propre travail – les termes « exploration » et « recherche » semblant plus représentatifs de sa démarche.

À plusieurs reprises, il a mis son inspiration rêveuse, sensible et singulière au service de récits cinématographiques, et compte tenu de la thématique principale de ce site, c’est sur cet aspect de sa carrière que porte l’essentiel de l’entretien ci-dessous. Mocke y mentionne plusieurs projets et artistes ; vous trouverez, à leur sujet, des liens et/ou informations complémentaires sous l’interview.

Entretien

De quand date ta première rencontre, en tant que musicien, avec le cinéma ? J’ai l’impression qu’elle a eu lieu lors du tournage du film Violences des échanges en milieu tempéré (2004), où l’on voit le groupe Holden (à l’époque, composé de toi, d’Armelle Pioline, de Richard Cousin, d’Evan Evans et de Pierre-Jean Grapin) jouer dans un bar, parisien a priori (si jamais tu te souviens lequel, c’est le genre de détails que j’aime beaucoup !).

De la découverte de la musique de Bernard Herrmann, surtout celle de Vertigo qui m’a renversé. Mais en tant que protagoniste actif, ça doit être Violence des échanges… en effet. Ou Paréntesis dont tu parles plus bas. Le bar était à Lyon ! Et je ne me rappelle pas de son nom, bien sûr.

Holden dans "Violence des échanges en milieu tempéré"
Holden dans Violence des échanges en milieu tempéré ; de gauche à droite : Mocke, Armelle Pioline et Richard Cousin

Qu’est-ce qui explique la présence de Holden dans ce film ? Jean-Marc Moutout, le réalisateur, était un fan du groupe ?

Je ne sais pas s’il était fan mais il aimait bien le groupe. Je l’avais côtoyé grâce à Silvain Vanot qui composait pour lui et avec qui je travaillais à l’époque.

Margot, l’une des chansons de Holden (issue de l’album Pedrolira) qu’on entend lorsque le groupe apparait dans Violence des échanges en milieu tempéré

J’ai lu que Holden avait aussi travaillé sur le film chilien Paréntesis, de Pablo Solis, qui est également l’auteur du documentaire sur les fameuses tournées du groupe au Chili dans les années 2000 (Bon voyage, my life with Holden). J’ai hélas trouvé peu d’infos sur Paréntesis (et donc sur votre participation) ; peux-tu m’en dire plus à ce sujet ?

Pas vraiment, ne l’ayant même pas vu 🙂 J’avoue être un peu rétif à la nostalgie en matière de carrière musicale et j’ai du mal à me retourner sur mon passé.

Pablo Solis nous avait suivis lors d’une longue tournée et il avait l’air, Dieu sait pourquoi, de plus en plus déprimé à mesure que la tournée avançait, et j’avoue m’être demandé s’il irait au bout de son projet de film documentaire.

Toujours avec Holden, tu co-écris la chanson 1001 femmes spécialement pour le mockumentary musical de Maïwenn, Le Bal des actrices (2009) ; c’est Romane Bohringer qui l’interprète (note : il en existe une version par Holden uniquement, sur la compilation L’Essentiel). Peux-tu nous parler de la rencontre et du travail avec Maïwenn, et de la façon dont vous avez conçu ce titre avec Armelle Pioline ?

À vrai dire, je l’ai composé tout seul ce morceau. J’en avais écrit un autre que Maïwenn aimait beaucoup et dont j’étais très satisfait mais… la scène a été coupée et il a fallu recommencer. En le composant, je n’ai pas réalisé à quel point il était difficile sur le plan rythmique et de la gestion du souffle parce qu’Armelle l’avait chanté d’un trait mais Romane, qui a une fort jolie voix mais n’est pas une chanteuse professionnelle, a pas mal souffert avant d’y arriver. Ce qui ne s’entend heureusement pas dans la version finale.

Maïwenn m’a impressionné par l’autorité et la confiance avec laquelle elle menait sa barque. J’ai eu la sensation d’être en présence de quelqu’un qui savait très précisément ce qu’elle voulait et mettrait tout en œuvre pour y parvenir.

Chanson écrite et composée par Mocke pour Le Bal des actrices, de Maïwenn, ici chantée par Armelle Pioline (dans le film, c’est la voix de Romane Bohringer qu’on entend)

J’ai revu Gutland (2017), de Govinda Van Maele, cette semaine. La musique, instrumentale cette fois, que tu as composée pour ce film contribue à son climat à la fois ordinaire et étrange, calme et inquiétant. Est-ce que le film était déjà monté quand tu as commencé à travailler ? Ou as-tu composé à partir de rushes, voire du seul scénario, avant le tournage ?

J’ai travaillé à partir de séquences que Govinda m’envoyait. Mais on parlait beaucoup avec Govinda, il est même venu plusieurs fois chez moi. C’est quelqu’un d’extrêmement intéressant, érudit, d’une grande intelligence. À mon avis, il va faire de grandes choses.

Est-ce toi ou le réalisateur qui a eu l’idée d’utiliser, en complément de la musique originale, le titre Bol, qui figure sur L’Anguille, ton premier disque solo ? Son utilisation est intéressante, car ce morceau a quelque chose d’apaisant, or la fin du film est ambiguë – elle dégage quelque chose de tranquille mais en même temps, le protagoniste s’est littéralement fondu dans une communauté, ce qui a un côté un peu angoissant.

Je crois que c’est lui. Oui je suis d’accord, la fin du film est secrètement angoissante. Et je crois que mes musiques sont rarement exemptes d’une certaine anxiété, malgré l’ataraxie apparente.

Thème issu du premier disque solo de Mocke, L’Anguille, et utilisé à la fin de Gutland

Je suppose que pour caler aux séquences d’un film, tu dois produire une musique très écrite, avec peu, voire pas de place aux improvisations qu’on retrouve parfois dans ton travail (en particulier dans tes performances live) ? Ou est-ce plus libre que cela, un peu à l’image de ce qu’a fait Miles Davis sur Ascenseur pour l’échafaud ?

En général, pas d’improvisation et peu de mélodies. Une musique qui laisse toute sa place aux mots. Le caractère abstrait est plutôt encouragé. Ce qui du reste ressemble pas mal au travail que j’ai pu faire pour des fictions radiophoniques de France Culture.

J’aimerais beaucoup qu’on me propose de faire des musiques de films basées sur l’improvisation. Récemment, pour la clôture du festival de la Cinémathèque de Paris, j’ai fait un ciné concert en compagnie d’Emmanuelle Parrenin et Delphine Dora, deux musiciennes que j’admire immensément. C’était sur Le Vent de Victor Sjöström, et la bande-son que nous avons produite ce soir-là était intégralement improvisée.

Ton travail sur la série Au fond du trou (2024), pour le coup, a dû être très minuté ? La musique apparait à des moments précis, sur une durée souvent très courte.

Oui, la série elle-même est d’un format très court. La musique devait surtout servir d’interjections ou d’accents ou contribuer à l’étrangeté ou l’absurdité de telle ou telle scène. J’ai pris un grand plaisir à travailler avec Maxime Chamoux et Sylvain Gouverneur, des types en or.

Le motif musical du générique (très bref) renvoie à la dimension comique et un peu grinçant de la série. Associé au graphisme, il m’a évoqué une ambiance un peu rétro. Bien que la musique soit très différente, j’ai même songé à « La Panthère rose », ou ce genre de choses. Y-avait-il un parti pris de ce type ?

Vraiment pas. Il fallait que ce soit anguleux, incisif, grinçant mais pas dénué d’une certaine attractivité.

Tu as également signé la musique du très joli court métrage d’animation L’Ourse et L’Oiseau (2024), de Marie Caudry. La BO est constituée de titres écrits spécialement pour le film, et de morceaux issus de tes disques instrumentaux. En le regardant, j’ai vu une correspondance avec ton parcours : le monde animal. Les titres de tes trois albums solos comportent en effet un nom d’animal (l’anguille ; le homard ;le canard). La nature, les animaux, c’est une source d’inspiration importante pour toi ?

Désolé de te décevoir 🙂 mais ce n’est pas le cas. Après avoir commencé par L’Anguille qui était comme une métaphore de ma démarche musicale, j’ai senti qu’il fallait continuer dans cette voie. Parle grand canard se lisait originellement comme suit : Par le grand canard. C’était une sorte d’injonction magique. Mais comme le premier morceau Quel est ton parcours ? était une sorte de réponse musicale à une question quelque peu administrative posée par une copine et qui m’avait laissé coi, j’ai senti qu’il fallait glisser la notion de parole dans le titre.

Marie, la très talentueuse dessinatrice et réalisatrice, avait travaillé sur ses images en écoutant ces albums, ce qui a rendu certains morceaux indéboulonnables.

L’Épicier incomparable, inclus sur le disque de Mocke St-Homard et utilisé par Marie Caudry dans son film L’Ourse et l’oiseau

L’autre motif du film qui m’a fait songer à ton travail, c’est le rêve, l’onirisme (par exemple, avant de migrer, l’oiseau dit à l’ourse qu’elle a de la chance d’hiberner, car elle va pouvoir faire tellement de rêves). En effet, je trouve ta musique souvent onirique, que ce soit aujourd’hui ou à l’époque de Holden. As-tu le même sentiment ? Est-ce qu’il t’est déjà arrivé de rêver de la musique, et de tâcher de la retrouver au réveil ? (C’est ainsi que Paul McCartney aurait composé la mélodie de Yesterday.) Plus largement, le rêve et la création artistique te semblent-ils intimement liés ?

Oui, j’aime la musique onirique ou semi-inconsciente. J’ai déjà plusieurs fois rêvé d’une musique qui me semblait magnifique pendant la nuit mais qui, au réveil, s’est révélée être un misérable plagiat de Phil Collins ou quelque chose du genre.

L’ourse est doublée par la comédienne, scénariste et réalisatrice Noémie Lvovsky, et l’oiseau par le musicien, chanteur et écrivain Bertrand Belin, qui je crois est proche du groupe ARLT, avec lequel tu as étroitement collaboré. La BO comprend d’ailleurs un morceau chanté par Noémie Lvovsky et Bertrand Belin (note : erreur de ma part, voir la réponse de Mocke). J’ai lu dans une de tes interviews que vous vous connaissez (Bertrand Belin et toi), mais je me demandais si vous aviez déjà joué ensemble ?

Je l’ai pas mal côtoyé… je pense même pouvoir dire que c’est un ami, même si je ne le vois vraiment pas souvent. Le morceau dont tu parles n’est pas chanté en duo avec Noémie Lvovsky mais avec Claire Vailler, la femme avec qui je partage ma vie et ma comparse musicale au sein du groupe Midget!.

Midget! et Gavin Bryars, avec l’Ensemble 0 & Macadam Ensemble

Claire a travaillé avec Bertrand plus que moi. Ils ont créé ensemble Audience foraine, un fort beau spectacle musical pour l’Opera Underground de Lyon. Et avec Claire, on avait composé la musique d’une fiction radiophonique France Culture appelée Poèmes de l’amour et de la guerre. En gros, ce sont des chansons composées sur des poèmes d’Apollinaire et chantées par Bertrand, Philippe Katerine, Claire, etc.

Plusieurs chansons de Holden (par exemple, Madrid) et des instrumentaux issus de tes albums solos évoquent des atmosphères, des lieux, des personnages, des histoires. Indépendamment de ton travail pour le cinéma, dirais-tu que ton approche de la musique est liée à l’idée de récit, de narration ?

Oui, mais c’est souvent une trame inconsciente et sensorielle. Je me laisse guider par des sensations et des émotions plus que par des faits précis.

Même si tu ne te considères pas comme un compositeur de musiques de films (dans la mesure où il s’agit d’une activité occasionnelle pour toi), est-ce que tu as des références en ce domaine ? Des artistes, ou des bandes originales bien particulières qui t’ont marqué, toutes époques confondues ?

Herrmann dont j’ai déjà parlé. Plus récemment, j’adore le travail de Mica Levi. Et ce n’est pas pour rien qu’Olivier Marguerit a autant de boulot, il est excellent 🙂

Extrait de la bande originale de Sueurs froides (Vertigo), de Bernard Herrmann

As-tu de futurs projets déjà définis en matière de musiques de films ou de séries ?

Oui, en ce moment je travaille sur le teaser d’une future série d’animation en stop motion qui s’appelle Maggie Magoo et qui va être formidable ! Je compose cette bande son en binôme avec Atom Tm, artiste électronique émérite et producteur artistique des disques d’Holden – et qui a par ailleurs mixé le dernier album de Midget!.

Je suppose que tu as été pas mal occupé par ta récente tournée avec Bastien Lallemant, mais prépares-tu un quatrième disque solo ou une collaboration, si bien sûr ce n’est pas indiscret à ce stade ?

La tournée avec ce cher Bastien nous a quand même laissé un peu de temps libre 🙂

Je suis en train de terminer un nouvel album orchestral. Et par ailleurs, un disque d’inédits – qui comportera, entre autres, certaines musiques composées pour des images – sortira au même moment !

Liens et informations complémentaires

Vous trouverez sur le Bandcamp de l’éditeur Objet Disque les trois albums solos instrumentaux de Mocke : L’Anguille ; St-Homard ; Parle Grand Canard, ainsi que le dernier disque de Midget!, Qui parle ombre.

La série Au fond du trou, dont Mocke a signé la BO, est disponible gratuitement sur ARTE TV jusqu’au 16/01/2028.

Le site du festival Premiers Plans d’Angers comporte une page dédiée à L’Ourse et l’oiseau, de Marie Caudry.

Outre la séance dédiée au film Le Vent au festival de la Cinémathèque 2025 évoquée dans l’interview, le site du CERC (centre de production artistique dédié à la création musicale en lien avec le patrimoine culturel immatériel de l’humanité) décrit une autre collaboration entre Delphine Dora (pianiste, organiste et chanteuse), Emmanuelle Parrenin (artiste et chanteuse de folk) et Mocke ; lire : Delphine Dora et Mocke en résidence à CERC en compagnie d’Emmanuelle Parrenin.

Delphine Dora et Mocke ; source : https://cerc-creacion.org/

La fiction radiophonique Apollinaire, Poèmes de la paix et de la guerre dont Mocke et Claire Vailler ont signé la bande originale est présentée sur cette page du site Radio France ; l’épisode n’est plus disponible à l’écoute, mais la page comporte une vidéo Daily Motion d’un concert auquel ont participé Philippe Katerine et Bertrand Belin.

Le site de l’Opéra de Lyon a dédié une page à Audience foraine, récital créé par Claire Vailler et Bertrand Belin.

Mica Levi, ou Micachu, a sorti plusieurs (très bons) disques avec son groupe Good Sad Happy Bad, et a composé la bande originale de plusieurs longs métrages, dont celle de deux longs de Jonathan Glazer, Under the Skin et La Zone d’intérêt.

Olivier Marguerit a participé au groupe Syd matters (dont on entend la remarquable chanson Like Horses dans le film La Question humaine), a travaillé avec la talentueuse Mina Tindle et a signé la BO de plusieurs films, dont celle de La Nuit du 12 et de Méduse.

L’image tout en haut de cette page est extraite d’un showcase de Holden au square Gardette ; la vidéo a été réalisée par Sébastien Jaudeau. J’ai trouvé que cette photo de la guitare de Mocke, en position verticale, illustrait bien son jeu atypique.

Pour conclure

Encore merci à Mocke d’avoir pris le temps de répondre à mes questions, parfois un peu à côté de la plaque ! Je vous invite, si ce n’est déjà fait, à vous pencher sur sa discographie solo, celle de Holden, de Midget!, du groupe ARLT et de Bastien Lallemant.

Je retiens de cette agréable expérience qu’il ne faut pas hésiter à commencer sa journée de travail en retard. Le jour où j’ai croisé Mocke, j’ai en effet failli renoncer à mon footing matinal, car il était 9h passées et je suis censé commencer vers 9h30 ; j’ai privilégié l’air frais et la santé, et suis donc sorti trottiner dans les belles rues des 18ème et 17ème arrondissements. Si j’avais été plus sérieux, je n’aurais, de toute évidence, pas fait cette rencontre, et donc pas réalisé cette petite interview. Une leçon à méditer…

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Bertrand Mathieux

Principal contributeur du blog Citizen Poulpe. Je suis également auteur de deux recueils de nouvelles. Parmi mes cinéastes préférés : Michael Cimino ; Claude Chabrol ; Maurice Pialat ; Michael Powell ; Kelly Reichardt ; Arthur Penn ; Olivier Assayas ; Emmanuel Mouret ; Léa Mysius ; Guillaume Brac ; Juliana Rojas ; Marco Dutra ; Francis Ford Coppola ; Michel Deville ; Laura Citarella ; Guillaume Nicloux ; Karim Moussaoui ; Woody Allen ; Sam Peckinpah ; Nacho Vigalondo ; Danielle Arbid ; Lina Soualem ; Jean-Pierre Melville ; David Lynch ; Billy Wilder ; David Mamet ; William Friedkin ; Nicolas Pariser ; Sergio Leone ; Jane Campion ; Jim Jarmusch ; Miguel Gomes ; Ari Aster ; Christian Vincent ; Sidney Lumet ; Ernst Lubitsch ; Gilles Marchand ; Alfred Hitchcock ; John Carpenter ; Otto Preminger ; Whit Stillman...

2 commentaires

  • Marcos Gallagher dit : 18 février 2026 à 14 h 12 min

    Merci pour cet entretien, j’adore !

    Répondre
    • Bertrand Mathieux dit : 18 février 2026 à 16 h 30 min

      Merci à vous pour ce retour ! ça fait toujours plaisir.

      Répondre

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