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	<title>Commentaires sur : Loulou</title>
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	<description>Critiques de films</description>
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		<title>Par : mariaque</title>
		<link>http://www.citizenpoulpe.com/loulou-maurice-pialat/#comment-1589</link>
		<dc:creator>mariaque</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Jun 2009 11:50:48 +0000</pubDate>
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		<description>A n&#039;en pas douter nous aimerions aimer davantage le travail de Maurice Pialat (le Pialat 80&#039;s, voulons-nous dire, ayant un fort goût pour L&#039;Enfance Nue ou Passe ton Bac d&#039;Abord). Et pas seulement pour apparaître plus intelligent, plus sensible ou quoi – ou qu&#039;est-ce même (nous savons certes nous montrer aussi superficiels que ça mais tâchons fraîchement d&#039;y remédier, parmi toutes nos belles résolutions de nouvelle année). Plutôt parce que nous la voyons bien là l&#039;énergie, nous les constatons sans grand peine ce bruit et cette fureur du quotidien cabossé, nous l&#039;envisageons aisément ce choc douloureux, éperdu, des corps vivacément libres (Depardieu offre un animal sexuel comme jamais ou presque !) et donc largués, errants, hésitants. Mais nous ne les ressentons guère. Hélas.
Nous entendons la colère et le désespoir (Loulou est en outre un opus assez autobiographique pour le barbu atrabilaire), mais ils ne nous sont que cacophonie hystériquement conflictuelle, petit théâtre un rien trop passionné pour nos frileuses oreilles. Les gars bourrés qui baffent et les filles larguées qui crient (en une valse tendrement sordide où chacun son tour commande la titubante danse), les petits hommes d&#039;affaire aboyant contre les loubards à grand coeur, les vioques qui râlent leurs boîtes aux lettres en-foncées ou leurs gendres dé-, les amers amants pithiatiques et les torves lovers de zinc, aucun ni aucune ne parvient à susciter notre empathie.
Le film seul (malgré la superbe séquence du banlieusard déjeuner familial) ne saurait ainsi nous suffire, pourtant précis et pointu dans son apparente liberté et sa patente improvisation (et son casting d&#039;impossibles amateurs !), et quant bien même est-ce lui qui illustre la couve de la belle somme de Frodon (L&#039;Age Moderne du Cinéma Français), qui nous passionna voilà une grosse douzaine d&#039;années, il nous faudra du métafilmique pour nous intriguer davantage, l&#039;émotion ne grandissant jamais seule, cinématographiquement, dans notre triste sein.
Heureusement, ce qu&#039;on ne trouva pas à l&#039;écran, on le trouva là: http://www.maurice-pialat.net/bio31.htm
Sachant tout ceci, on réenvisage. Enfin, on réenvisagera...</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>A n&#8217;en pas douter nous aimerions aimer davantage le travail de Maurice Pialat (le Pialat 80&#8242;s, voulons-nous dire, ayant un fort goût pour L&#8217;Enfance Nue ou Passe ton Bac d&#8217;Abord). Et pas seulement pour apparaître plus intelligent, plus sensible ou quoi – ou qu&#8217;est-ce même (nous savons certes nous montrer aussi superficiels que ça mais tâchons fraîchement d&#8217;y remédier, parmi toutes nos belles résolutions de nouvelle année). Plutôt parce que nous la voyons bien là l&#8217;énergie, nous les constatons sans grand peine ce bruit et cette fureur du quotidien cabossé, nous l&#8217;envisageons aisément ce choc douloureux, éperdu, des corps vivacément libres (Depardieu offre un animal sexuel comme jamais ou presque !) et donc largués, errants, hésitants. Mais nous ne les ressentons guère. Hélas.<br />
Nous entendons la colère et le désespoir (Loulou est en outre un opus assez autobiographique pour le barbu atrabilaire), mais ils ne nous sont que cacophonie hystériquement conflictuelle, petit théâtre un rien trop passionné pour nos frileuses oreilles. Les gars bourrés qui baffent et les filles larguées qui crient (en une valse tendrement sordide où chacun son tour commande la titubante danse), les petits hommes d&#8217;affaire aboyant contre les loubards à grand coeur, les vioques qui râlent leurs boîtes aux lettres en-foncées ou leurs gendres dé-, les amers amants pithiatiques et les torves lovers de zinc, aucun ni aucune ne parvient à susciter notre empathie.<br />
Le film seul (malgré la superbe séquence du banlieusard déjeuner familial) ne saurait ainsi nous suffire, pourtant précis et pointu dans son apparente liberté et sa patente improvisation (et son casting d&#8217;impossibles amateurs !), et quant bien même est-ce lui qui illustre la couve de la belle somme de Frodon (L&#8217;Age Moderne du Cinéma Français), qui nous passionna voilà une grosse douzaine d&#8217;années, il nous faudra du métafilmique pour nous intriguer davantage, l&#8217;émotion ne grandissant jamais seule, cinématographiquement, dans notre triste sein.<br />
Heureusement, ce qu&#8217;on ne trouva pas à l&#8217;écran, on le trouva là: <a href="http://www.maurice-pialat.net/bio31.htm" rel="nofollow">http://www.maurice-pialat.net/bio31.htm</a><br />
Sachant tout ceci, on réenvisage. Enfin, on réenvisagera&#8230;</p>
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