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	<title>Commentaires sur : Frantic</title>
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	<description>Critiques de films</description>
	<lastBuildDate>Sun, 05 Sep 2010 22:07:00 +0000</lastBuildDate>
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		<title>Par : Citizen Poulpe</title>
		<link>http://www.citizenpoulpe.com/frantic-roman-polanski/comment-page-1/#comment-4180</link>
		<dc:creator>Citizen Poulpe</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Mar 2010 09:42:47 +0000</pubDate>
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		<description>Merci pour le commentaire! je suis d&#039;accord que le film s&#039;essouffle vers la fin, par contre perso j&#039;aime beaucoup la scène du toit. je la trouve super bien filmée et très représentative de l&#039;histoire du film.

quant à la vision un peu étrange de paris... je pense que Polanski filme la ville telle que Walker la voit, or Walker est totalement pommé pendant tout le film, je trouve donc que c&#039;est cohérent.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Merci pour le commentaire! je suis d&#8217;accord que le film s&#8217;essouffle vers la fin, par contre perso j&#8217;aime beaucoup la scène du toit. je la trouve super bien filmée et très représentative de l&#8217;histoire du film.</p>
<p>quant à la vision un peu étrange de paris&#8230; je pense que Polanski filme la ville telle que Walker la voit, or Walker est totalement pommé pendant tout le film, je trouve donc que c&#8217;est cohérent.</p>
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		<title>Par : mariaque</title>
		<link>http://www.citizenpoulpe.com/frantic-roman-polanski/comment-page-1/#comment-4173</link>
		<dc:creator>mariaque</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Mar 2010 23:41:04 +0000</pubDate>
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		<description>Précédant de deux ans la caravane de thrillers paranoïaques souvent surcalibrés que s&#039;enverra le père Ford durant les nineties, Frantic est en outre l&#039;occasion pour la paire Brach-Polanski de s&#039;adonner à une révérence à peine déguisée aux grandes contributions du gros Zhitchcock. Nimbé de vertige, saupoudré d&#039;homme en sachant trop et faisant -évidemment !- femme disparaître, le script des deux gaillards lorgne ainsi à n&#039;en plus finir vers les jamestewarteries les plus anxiogènes et les plus fétichistes, faisant de la sorte de Paris et ses ponts un autre San Francisco (d&#039;où vient d&#039;ailleurs le Dr Walker, ça alors ?!). La ville est en effet, à l&#039;instar du Grand Hôtel, un personnage à part entière et peu de parisiens la reconnaîtront malgré ses monuments, tant elle est anglophonisée et revisitée à la sauce mystère. Gentiment interlope (on se croirait parfois dans Le Marginal !), froidement indifférente, le film ne retient de la capitale noctambule que ses petits matins hagards où les éboueurs sont rois, ramassant les déchets d&#039;existence solitaires et anonymes, et une poignée de clichés à la dent dure... : on attendait de Roman un œil un peu plus frais sur le sujet mais on imagine que les conventions de la vente à l&#039;internationale impliquait son quota de poncifs identificateurs et rassurants...
En pleine traversée du désert (à l&#039;image du mégabide Pirates, les années 80 (et même au-delà !) n&#039;auront pas été clémente avec le trublion polonais), Polanski avec Brach (alors en pleine période agoraphobe, authentique carburant de ses scénarios pour Roman (Repulsion, Cul-de-Sac, Le Locataire,... aux espaces sources des plus hautes angoisses) trouve, au-delà de la machinationnerie hitchcocko-doneniene, une tonalité propre aux films noirs à la française hautement infusés de lettres amerloques (on pense aux adaptations de Goodis par exemple, faites par Truffaut, Béhat zou Beineix mais aussi à quelques polars massifs de Jacques Deray ou Claude Pinoteau avec Lino Ventura), souvent amenée par les seconds rôles, les petites frappes ambiantes, les portes-flingues atypiques, les énergumènes un peu barges... la faune en somme qui peuple un univers discrètement décalé. Ici Pinon, Floersheim (régulièrement vus d&#039;ailleurs chez les réals 80&#039;s cités plus haut) et une poignée d&#039;autres distillent allègrement cette ambiance particulière, dosant absurde et angoisse.
Le film ne s&#039;élève cependant pas bien longtemps à la hauteur de ses ambitions suffisamment longtemps (on dit le premier montage plus long d&#039;un quart d&#039;heure et jouissant d&#039;une autre fin) et s&#039;avère loin d&#039;honorer la promesse de son titre (Frénétique)*) et passé le petit jeu des comparaisons cinéphiles, la machine piétine méchamment à mi-chemin, ne sursautant qu&#039;à l&#039;occasion d &#039;éparses séquences « d&#039;action » à l&#039;efficacité toutefois un peu vaine (la séquence du toit, celle du parking Beaubourg), faute de liant et d&#039;égal niveau. Impression que ne permet pas d&#039;oublier la fâcheuse partoche d&#039;un Morricone en pleine phase Royal Canin, ni la douteuse performance d&#039;Emmanuelle Seigner, ne valant pas plus qu&#039;une Anne Parillaud ou une Fanny Bastien... loin de Kim Novak ou Audrey Hepburn** en somme.


*Harrison Ford agacera Polanski en suggérant ironiquement 
qu&#039;un plus humble Moderately Disturbed aurait suffi...

** Enfin ça vaut toujours (un tout petit peu) mieux 
que Blossom dans la calamiteuse Vérité sur Charlie..</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Précédant de deux ans la caravane de thrillers paranoïaques souvent surcalibrés que s&#8217;enverra le père Ford durant les nineties, Frantic est en outre l&#8217;occasion pour la paire Brach-Polanski de s&#8217;adonner à une révérence à peine déguisée aux grandes contributions du gros Zhitchcock. Nimbé de vertige, saupoudré d&#8217;homme en sachant trop et faisant -évidemment !- femme disparaître, le script des deux gaillards lorgne ainsi à n&#8217;en plus finir vers les jamestewarteries les plus anxiogènes et les plus fétichistes, faisant de la sorte de Paris et ses ponts un autre San Francisco (d&#8217;où vient d&#8217;ailleurs le Dr Walker, ça alors ?!). La ville est en effet, à l&#8217;instar du Grand Hôtel, un personnage à part entière et peu de parisiens la reconnaîtront malgré ses monuments, tant elle est anglophonisée et revisitée à la sauce mystère. Gentiment interlope (on se croirait parfois dans Le Marginal !), froidement indifférente, le film ne retient de la capitale noctambule que ses petits matins hagards où les éboueurs sont rois, ramassant les déchets d&#8217;existence solitaires et anonymes, et une poignée de clichés à la dent dure&#8230; : on attendait de Roman un œil un peu plus frais sur le sujet mais on imagine que les conventions de la vente à l&#8217;internationale impliquait son quota de poncifs identificateurs et rassurants&#8230;<br />
En pleine traversée du désert (à l&#8217;image du mégabide Pirates, les années 80 (et même au-delà !) n&#8217;auront pas été clémente avec le trublion polonais), Polanski avec Brach (alors en pleine période agoraphobe, authentique carburant de ses scénarios pour Roman (Repulsion, Cul-de-Sac, Le Locataire,&#8230; aux espaces sources des plus hautes angoisses) trouve, au-delà de la machinationnerie hitchcocko-doneniene, une tonalité propre aux films noirs à la française hautement infusés de lettres amerloques (on pense aux adaptations de Goodis par exemple, faites par Truffaut, Béhat zou Beineix mais aussi à quelques polars massifs de Jacques Deray ou Claude Pinoteau avec Lino Ventura), souvent amenée par les seconds rôles, les petites frappes ambiantes, les portes-flingues atypiques, les énergumènes un peu barges&#8230; la faune en somme qui peuple un univers discrètement décalé. Ici Pinon, Floersheim (régulièrement vus d&#8217;ailleurs chez les réals 80&#8242;s cités plus haut) et une poignée d&#8217;autres distillent allègrement cette ambiance particulière, dosant absurde et angoisse.<br />
Le film ne s&#8217;élève cependant pas bien longtemps à la hauteur de ses ambitions suffisamment longtemps (on dit le premier montage plus long d&#8217;un quart d&#8217;heure et jouissant d&#8217;une autre fin) et s&#8217;avère loin d&#8217;honorer la promesse de son titre (Frénétique)*) et passé le petit jeu des comparaisons cinéphiles, la machine piétine méchamment à mi-chemin, ne sursautant qu&#8217;à l&#8217;occasion d &#8216;éparses séquences « d&#8217;action » à l&#8217;efficacité toutefois un peu vaine (la séquence du toit, celle du parking Beaubourg), faute de liant et d&#8217;égal niveau. Impression que ne permet pas d&#8217;oublier la fâcheuse partoche d&#8217;un Morricone en pleine phase Royal Canin, ni la douteuse performance d&#8217;Emmanuelle Seigner, ne valant pas plus qu&#8217;une Anne Parillaud ou une Fanny Bastien&#8230; loin de Kim Novak ou Audrey Hepburn** en somme.</p>
<p>*Harrison Ford agacera Polanski en suggérant ironiquement<br />
qu&#8217;un plus humble Moderately Disturbed aurait suffi&#8230;</p>
<p>** Enfin ça vaut toujours (un tout petit peu) mieux<br />
que Blossom dans la calamiteuse Vérité sur Charlie..</p>
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