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	<title>Citizen Poulpe &#187; Réalisateurs</title>
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	<description>Critiques de films</description>
	<lastBuildDate>Tue, 27 Jul 2010 12:55:10 +0000</lastBuildDate>
	
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		<title>John Huston</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Jun 2009 12:55:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Citizen Poulpe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Réalisateurs]]></category>
		<category><![CDATA[John Huston]]></category>

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		<description><![CDATA[
John Huston est un monument du cinéma américain. Cinéaste rigoureux et inspiré, son œuvre est ponctuée de grands classiques reconnus (African Queen, Les désaxés, Le Faucon Maltais) et de chefs d&#8217;œuvre maudits (Reflets dans un œil d&#8217;or).  Huston était notamment un grand maître de l&#8217;adaptation au cinéma de romans et pièces de théâtre.

Le premier film [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone size-full wp-image-642" title="John Huston et Jack Nicholson dans Chinatown de Polanski" src="http://www.citizenpoulpe.com/wp-content/uploads/2009/03/john-huston-chinatown.jpg" alt="John Huston et Jack Nicholson dans Chinatown de Polanski" width="540" height="231" /></p>
<p><strong>John Huston</strong> est un monument du cinéma américain. Cinéaste rigoureux et inspiré, son œuvre est ponctuée de grands classiques reconnus (<em lang="en">African Queen</em>, <em>Les désaxés</em>, <em>Le Faucon Maltais</em>) et de chefs d&#8217;œuvre maudits (<em><a href="http://www.citizenpoulpe.com/reflets-dans-un-oeil-dor-john-huston/">Reflets dans un œil d&#8217;or</a></em>).  <strong>Huston</strong> était notamment un grand maître de l&#8217;adaptation au cinéma de romans et pièces de théâtre.</p>
<p><span id="more-611"></span></p>
<p>Le premier film de <strong>John Huston</strong>, <em>Le Faucon Maltais</em>, est un classique déjà révélateur de sa maitrise de la caméra. Quelques années plus tard, il réalise un film noir intéressant et original, <em>Quand la ville dort</em>, qui se démarque par un traitement approfondi des personnages et de leurs motivations. Les gangsters ne sont pas des gros durs implacables mais des êtres humains sensibles et rêveurs. Le film est aussi célèbre pour la présence de Marylin Monroe, alors méconnue. Actrice à laquelle Huston offrira son plus beau rôle, 11 ans plus tard, dans le superbe <em>Les désaxés</em>, aux côtés de Clark Gable, Monty Cliff et Eli Wallach.</p>
<h2>Les thématiques</h2>
<p>On a souvent évoqué la fascination de <strong>Huston</strong> pour l&#8217;échec, mais cette vision a toujours profondément déplu au réalisateur. <strong>Huston</strong> est surtout intéressé par la lutte souvent tragique des personnages de ses films contre le destin, leurs propres démons, leur solitude, leurs frustrations, leurs doutes et leurs paradoxes. Les relations humaines sont également au cœur de son œuvre ; toujours complexes, parfois torturées, elles sont tantôt constructives (<em>Les désaxés</em>, <em>La Nuit de l&#8217;Iguane</em>), tantôt destructrices (<em><a href="http://www.citizenpoulpe.com/reflets-dans-un-oeil-dor-john-huston/">Reflets dans un œil d&#8217;or</a></em>, dont les principaux personnages se torturent allègrement).</p>
<p>On retrouve dans plusieurs grands films de <strong>John Huston</strong> des thématiques semblables ; le rapport, souvent douloureux et paradoxal, avec la foi (<em>La Nuit de l&#8217;Iguane</em>, <em lang="en">Wise Blood</em>), la poursuite d&#8217;un objectif, d&#8217;une quête qui dépasse l&#8217;individu et souvent provoque sa perte (la baleine blanche dans <em>Moby Dick</em>, le pouvoir dans <em>L&#8217;Homme qui voulut être roi</em>), l&#8217;errance des hommes dans une vie dénuée de repères (<em>Les désaxés</em>, <em>La Nuit de l&#8217;Iguane</em>), l&#8217;alcool et la solitude (<em>Au dessous du volcan</em>, <em>La Nuit de l&#8217;Iguane</em>).</p>
<p>La mort, la solitude et le passage du temps sera le sujet de son sublime dernier film, <em>Les Gens de Dublin</em>.</p>
<h2>Un maître de l&#8217;adaptation cinématographique</h2>
<p><strong>John Huston</strong> est un maître de l&#8217;adaptation cinématographique de romans ou pièces de théâtre, parfois considérés, d&#8217;ailleurs, comme inadaptables ou très difficiles à retranscrire sur grand écran.</p>
<p>La plupart de ses chefs d&#8217;œuvre sont des adaptations : <em>Moby Dick</em> est adapté du classique d&#8217;Herman Melville, <em>La nuit de l&#8217;iguane</em> est une pièce de Tennessee Williams, <em><a href="http://www.citizenpoulpe.com/reflets-dans-un-oeil-dor-john-huston/">Reflets dans un œil d&#8217;or</a></em> un roman de Carson Mac Cullers, <em>L&#8217;Homme qui voulut être roi</em> une nouvelle de Kipling, <em lang="en">Wise Blood</em> un roman de Flannery O&#8217;Connor, <em>Au dessous du volcan</em> un roman &#8211; génial &#8211; de Malcom Lowry, <em>Les Gens de Dublin</em> une nouvelle de James Joyce (<em lang="en">The Dead</em>, tirée du recueil <em lang="en">Dubliners</em>). A chaque fois, <strong>Huston</strong> respecte profondément l&#8217;essence de l&#8217;œuvre littéraire tout en signant de véritables films d&#8217;auteur, marqués par son style et sa personnalité.</p>
<p><em>La Nuit de l&#8217;Iguane</em>, avec un Richard Burton intense en pasteur défroqué et alcoolique, <em>Les désaxés</em>, <em>Reflets dans un œil d&#8217;or</em> et <em>Les Gens de Dublin</em> sont probablement parmi ses plus brillantes adaptations. <em lang="en">Wise Blood</em> est également la peinture intéressante d&#8217;un personnage qui cherche à créer une religion sans Christ, affirmant son dégoût vis à vis de ce dernier, alors qu&#8217;il est en réalité littéralement obsédé par lui. Ce film est également l&#8217;une des rares occasions de voir l&#8217;acteur Brad Dourif (<em>Vol au dessus d&#8217;un nid de coucou</em>, <em lang="en">Mississipi Burning</em>, <em><a href="http://www.citizenpoulpe.com/la-porte-du-paradis-michael-cimino/">La Porte du Paradis</a></em>, <em lang="en"><a href="http://www.citizenpoulpe.com/blue-velvet-david-lynch/">Blue Velvet</a></em>) dans un premier rôle.</p>
<h2>Le génie visuel de Huston</h2>
<p><strong>Huston</strong> est un cinéaste de la rigueur ; il considérait que chaque scène devait être abordée comme la plus importante du film. Un principe que Clint Eastwood applique à la lettre, Huston étant une référence absolue pour le réalisateur de <em lang="en">Mystic River</em>.</p>
<p>Son expérience visuelle la plus fascinante et la plus intéressante est à mon sens le tournage de <em><a href="http://www.citizenpoulpe.com/reflets-dans-un-oeil-dor-john-huston/">Reflets dans un œil d&#8217;or</a></em>, où <strong>Huston</strong> prend le pari osé de plonger les images du film dans les teintes dorées évoquées par le titre. Entreprise admirablement réussie &#8211; le film est un joyau &#8211; mais mal comprise à l&#8217;époque, et le film sera projeté sans le fameux filtre doré, heureusement restauré pour l&#8217;édition zone 1 du DVD.</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-643" title="Elisabeth Taylor dans Reflets dans un œil d'or" src="http://www.citizenpoulpe.com/wp-content/uploads/2009/03/elisabeth-taylor-golden-eye.jpg" alt="Elisabeth Taylor dans Reflets dans un œil d'or" width="540" height="227" /></p>
<h2><em>Les Gens de Dublin</em>, tragique et superbe conclusion</h2>
<p><strong>John Huston</strong> meurt en 1987, avant la sortie de son film ultime <em>Les Gens de Dublin</em>. Réflexion sur le temps, la mort et la solitude, <em>Les Gens de Dublin</em> est un chef d&#8217;œuvre et le réalisateur ne pouvait conclure plus magnifiquement sa vie et sa carrière. Aujourd&#8217;hui, on attend toujours la sortie en DVD de <em lang="en">Fat City</em>, la filmographie du réalisateur étant aussi bien ponctuée de classiques reconnus que de grands films maudits et incompris.</p>
<h2>Critique de film de John Huston sur Citizen Poulpe</h2>
<ul>
<li><em><a href="http://www.citizenpoulpe.com/reflets-dans-un-oeil-dor-john-huston/">Reflets dans un œil d&#8217;or</a></em></li>
</ul>
<h2>Films de John Huston conseillés</h2>
<ul>
<li><em>La Nuit de l&#8217;Iguane</em>, avec Richard Burton, Deborah Kerr, Ava Gardner</li>
<li><em><a href="http://www.citizenpoulpe.com/reflets-dans-un-oeil-dor-john-huston/">Reflets dans un œil d&#8217;or</a></em>, avec Marlon Brando et Elizabeth Taylor</li>
<li><em>Gens de Dublin</em>, avec Angelica Huston.</li>
</ul>
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		<title>Arthur Penn</title>
		<link>http://www.citizenpoulpe.com/arthur-penn/</link>
		<comments>http://www.citizenpoulpe.com/arthur-penn/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 16 Apr 2009 22:15:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Citizen Poulpe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Réalisateurs]]></category>
		<category><![CDATA[Arthur Penn]]></category>

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		<description><![CDATA[
Arthur Penn joua un rôle majeur dans le renouveau du cinéma américain, vers la fin des années 60. Figure emblématique du nouvel Hollywood, son cinéma se caractérise notamment par une mise en scène et un montage modernes et inspirés et une vision subversive, désabusée, de l&#8217;Amérique. Il se distingua également par un traitement frontal, spectaculaire [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone size-full wp-image-597" title="Arthur Penn" src="http://www.citizenpoulpe.com/wp-content/uploads/2009/03/arthur-penn.jpg" alt="Arthur Penn" width="400" height="320" /></p>
<p><strong>Arthur Penn</strong> joua un rôle majeur dans le renouveau du cinéma américain, vers la fin des années 60. Figure emblématique du nouvel Hollywood, son cinéma se caractérise notamment par une mise en scène et un montage modernes et inspirés et une vision subversive, désabusée, de l&#8217;Amérique. Il se distingua également par un traitement frontal, spectaculaire &#8211; et à l&#8217;époque révolutionnaire &#8211; de la violence.</p>
<p><span id="more-613"></span></p>
<h2>Arthur Penn, une figure majeure du &laquo;&nbsp;nouvel Hollywood&nbsp;&raquo;</h2>
<p><strong>Arthur Penn</strong> débute sa carrière de réalisateur au cinéma en 1958 avec un western, <em>Le gaucher</em>, dans lequel Paul Newman interprète le bandit mythique Billy the Kid. Plus tard, dans les années 60, il va être l&#8217;un des premiers metteurs en scène à initier le grand renouveau du cinéma américain, s&#8217;imposant comme l&#8217;une des grandes figures du nouvel Hollywood. Mouvement qui se caractérise par un traitement beaucoup plus cru et frontal de la violence &#8211; auparavant édulcorée ou dissimulée dans les productions hollywoodiennes &#8211; et par une vision plus dure et réaliste de l&#8217;Amérique, de sa politique et de sa population.</p>
<p>Comme le souligne Jean-Baptiste Thoret dans son livre sur le cinéma américain des années 70, plusieurs événements ont amené la naissance de ce nouveau cinéma et inspiré toute une vague d&#8217;immenses réalisateurs (Coppola, Peckinpah, Friedkin, Cimino, Penn, etc.). On citera notamment l&#8217;image extrêmement violente de l&#8217;assassinat de Kennedy et bien entendu la guerre du Vietnam.</p>
<h2><em>La poursuite impitoyable</em> et <em lang="en">Bonnie and Clyde</em> : une nouvelle représentation de la violence et une vision subversive de la société américaine</h2>
<p>Le premier film d&#8217;<strong>Arthur Penn</strong> à initier une nouvelle approche de la violence et une vision désabusée de l&#8217;Amérique est <em><a href="http://www.citizenpoulpe.com/la-poursuite-impitoyable-arthur-penn/">La poursuite impitoyable</a></em>. La scène où le shérif Calder, interprété par Marlon Brando, se fait lyncher est particulièrement signifiante. Défiguré, ensanglanté, il fait face à une foule de témoins passifs et symbolise la mauvaise conscience d&#8217;une Amérique confrontée à sa propre violence.</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-627" title="Marlon Brando défiguré dans La poursuite impitoyable" src="http://www.citizenpoulpe.com/wp-content/uploads/2009/03/brando.jpg" alt="Marlon Brando défiguré dans La poursuite impitoyable" width="540" height="230" /></p>
<p>La même année, il va plus loin avec <em lang="en">Bonnie and Clyde</em>, marqué par l&#8217;influence de la nouvelle vague française. La fin, où le couple de gangsters est littéralement criblé de balles par la police, est révolutionnaire par sa violence extrême pour l&#8217;époque, et par l&#8217;utilisation géniale du ralenti, un procédé alors rarement exploité. Une explosion de violence précédée par une succession de plans admirablement montés. Coppola se rappellera de cette séquence célèbre et marquante en filmant l&#8217;assassinat de Sonny (James Caan) dans <em>Le Parrain</em>.</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-601" title="Scène de la mort de Bonnie and Clyde" src="http://www.citizenpoulpe.com/wp-content/uploads/2009/03/bonnie-and-clyde.jpg" alt="Scène de la mort de Bonnie and Clyde" width="534" height="298" /></p>
<h2>Arthur Penn et le western</h2>
<p>Dans les années 70, <strong>Penn</strong> réalise deux westerns en rupture totale avec le western américain traditionnel ; <em lang="en">Little Big Man</em>, un de ses films les plus célèbres, et le moins connu <em lang="en">The Missouri Breaks</em>, qui réunit Jack Nicholson et Marlon Brando. <em lang="en">The Missouri Breaks</em> s&#8217;inscrit directement dans une vague de westerns réalistes et critiques, dépeignant sans complaisance la transition brutale et arbitraire entre l&#8217;<span lang="en">American old West</span> et l&#8217;époque où les riches propriétaires, les puissants, imposèrent leurs propres règles.</p>
<p>Dans le film, des voleurs de chevaux plutôt sympathiques sont traqués et froidement abattus par un &laquo;&nbsp;régulateur&nbsp;&raquo; psychopathe et excentrique (Marlon Brando) engagé par un riche propriétaire terrien. Cette peinture sans concessions et désabusée de l&#8217;ouest américain de la fin 19ème siècle &#8211; début 20ème siècle, on la retrouve notamment dans <em>Butch Cassidy et le Kid</em> de George Roy Hill, <em><a href="http://www.citizenpoulpe.com/pat-garrett-and-billy-the-kid-sam-peckinpah/">Pat Garrett et Billy the Kid</a></em> de Sam Peckinpah et <em><a href="http://www.citizenpoulpe.com/la-porte-du-paradis-michael-cimino/">La porte du paradis</a></em> de Michael Cimino.</p>
<h2><em lang="en">Night Moves</em> : l&#8217;Amérique trouble des années 70</h2>
<p>En 1975, <strong>Arthur Penn</strong> réalise <em lang="en"><a href="http://www.citizenpoulpe.com/night-moves-la-fugue-arthur-penn/">Night Moves</a></em>, grand et beau film noir où des personnages perdus, sans repères, évoluent dans un univers de mensonges et de trahisons très représentatif de l&#8217;Amérique de l&#8217;époque. Sans doute son film le plus émouvant, servi par une interprétation grandiose de Gene Hackman.</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-628" title="Gene Hackman dans Night Moves" src="http://www.citizenpoulpe.com/wp-content/uploads/2009/03/night-moves2.jpg" alt="Gene Hackman dans Night Moves" width="540" height="304" /></p>
<p>Inventif au niveau de la forme, audacieux et subversif au niveau du fond, <strong>Arthur Penn</strong> a signé plusieurs chefs d&#8217;œuvre dont la réalisation, la mise en scène et le montage sont profondément modernes et inspirés. On peut d&#8217;ailleurs s&#8217;interroger sur la pertinence du projet de remake de <em lang="en">Bonnie and Clyde</em>, tant l&#8217;original n&#8217;a pas pris une ride.</p>
<h2>Films d&#8217;Arthur Penn critiqués sur Citizen Poulpe</h2>
<ul>
<li><em><a href="http://www.citizenpoulpe.com/la-poursuite-impitoyable-arthur-penn/">La poursuite impitoyable</a></em></li>
<li><em><a href="http://www.citizenpoulpe.com/night-moves-la-fugue-arthur-penn/">Night moves</a></em></li>
</ul>
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		<title>Jean-Pierre Melville</title>
		<link>http://www.citizenpoulpe.com/jean-pierre-melville/</link>
		<comments>http://www.citizenpoulpe.com/jean-pierre-melville/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 11 Mar 2009 21:13:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Citizen Poulpe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Réalisateurs]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Pierre Melville]]></category>

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		<description><![CDATA[
Grand maître du film noir, Jean-Pierre Melville illustre dans presque toutes ses œuvres le mécanisme de la fatalité et son emprise sur des hommes seuls. Ses films, empreints des codes et des symboles emblématiques du cinéma noir, se distinguent par le style très particulier du metteur en scène : une atmosphère froide, tragique, silencieuse, des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone size-full wp-image-614" title="Jean-Pierre Melville dans A bout de souffle" src="http://www.citizenpoulpe.com/wp-content/uploads/2009/03/jean-pierre-melville2.jpg" alt="Jean-Pierre Melville dans A bout de souffle" width="540" height="417" /></p>
<p>Grand maître du film noir, <strong>Jean-Pierre Melville</strong> illustre dans presque toutes ses œuvres le mécanisme de la fatalité et son emprise sur des hommes seuls. Ses films, empreints des codes et des symboles emblématiques du cinéma noir, se distinguent par le style très particulier du metteur en scène : une atmosphère froide, tragique, silencieuse, des cadrages et un montage extrêmement précis et rigoureux.</p>
<p><span id="more-609"></span></p>
<p>La carrière de <strong>Jean-Pierre Melville</strong> débute réellement en 1949, lorsqu&#8217;il adapte <em>Le silence de la mer</em> de Vercors et <em>Les enfants terribles</em> de Cocteau au cinéma. Admiré par la nouvelle vague, il joue le rôle d&#8217;un écrivain dans <em>A bout de souffle</em> de Godard, près de 11 ans plus tard, répondant à une interview donnée par la jeune journaliste interprétée par Jean Seberg (<q>Les sentiments sont un luxe que peu de femmes peuvent s&#8217;offrir</q>). Entre temps, il a réalisé <em>Quand tu liras cette lettre</em> et surtout <em>Bob le flambeur</em> et <em>Deux hommes dans Manhattan</em>, les deux premiers films réellement représentatifs des influences et de la personnalité de <strong>Melville</strong>.</p>
<h2>Melville et l&#8217;Amérique</h2>
<p>En effet, le réalisateur est passionné par l&#8217;Amérique et par le cinéma américain &#8211; en particulier le cinéma noir. Presque tous les grands films de Melville &#8211; excepté <em>L&#8217;armée des ombres</em>, d&#8217;après le roman de Kessel &#8211; mettent en scène les accessoires (chapeau, imper, revolver), les figures mythiques et les codes emblématiques du film noir (la solitude, le destin, la fatalité, la mort). L&#8217;apparence de Melville lui-même faisait explicitement référence à l&#8217;esthétique du film noir américain (chapeau et lunettes noires).</p>
<p><em>Le Doulos</em>, avec Belmondo et Reggiani, <em>Le Deuxième souffle</em>, avec Ventura et Paul Meurisse, et surtout <em><a href="http://www.citizenpoulpe.com/le-cercle-rouge-jean-pierre-melville/">Le cercle rouge</a></em> avec Delon, Bourvil, Montand et Gian Maria Volontè, et <em>Le samouraï</em> avec Delon et François Périer, dépeignent tous le destin d&#8217;hommes  &#8211; policiers et gangsters &#8211; seuls et empêtrés dans les mécanismes tragiques de la fatalité.</p>
<h2>Le style Melville</h2>
<p>Si le cinéma de <strong>Melville</strong> est empreint des codes du film noir, il n&#8217;en est pas moins extrêmement stylisé et particulier. La lenteur, le silence (les héros de Melville parlent peu), la précision des cadrages et du montage &#8211; dans lequel <strong>Melville</strong> s&#8217;investissait énormément &#8211; la solennité des attitudes de personnages marqués par l&#8217;honneur et la dignité sont des caractéristiques propres à ses films, absolument uniques et inimitables en leur genre.</p>
<p><strong>Melville</strong>, c&#8217;est de la mise en scène à l&#8217;état pur. Il pouvait tourner une séquence de cinq minutes à partir de deux lignes de scénario, grâce à son style, à son inventivité et à sa science du détail ; sur ce dernier point, la scène du cambriolage de la bijouterie dans <em>Le cercle rouge</em> est particulièrement admirable. La préparation et le déroulement du casse sont montrés dans leurs plus infimes détails (le policier tireur d&#8217;élite et alcoolique Jansen &#8211; Yves Montand &#8211; fabriquant des balles de fusil, l&#8217;intrusion lente et minutieuse de Corey et Vogel &#8211; Delon et Volontè &#8211; dans la bijouterie, la neutralisation du système de sécurité).</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-615" title="Jansen (Yves Montand) fabrique des balles de fusil dans Le cercle rouge" src="http://www.citizenpoulpe.com/wp-content/uploads/2009/03/le-cercle-rouge-2.jpg" alt="Jansen (Yves Montand) prépare ses balles dans Le cercle rouge" width="540" height="292" /></p>
<h2>Une reconnaissance internationale</h2>
<p>Incarnant presque à lui seul le cinéma noir français, <strong>Jean-Pierre Melville</strong> est extrêmement respecté et admiré par de nombreux réalisateurs étrangers, qui le citent très régulièrement aussi bien dans des interviews que, indirectement, dans leurs œuvres. John Woo et Quentin Tarantino sont les exemples les plus flagrants. On peut aussi penser que Jarmush devait songer au <em>Samouraï</em> en tournant <em lang="en">Ghost Dog</em>.</p>
<h2>Critique de film de Melville sur Citizen Poulpe</h2>
<ul>
<li><em><a href="http://www.citizenpoulpe.com/le-cercle-rouge-jean-pierre-melville/">Le Cercle Rouge</a></em></li>
</ul>
]]></content:encoded>
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