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	<title>Citizen Poulpe &#187; Actualités</title>
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	<description>Critiques de films</description>
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		<title>Bernard Giraudeau : la disparition d&#8217;un acteur phare du cinéma français</title>
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		<pubDate>Sun, 18 Jul 2010 21:54:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Citizen Poulpe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>

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		<description><![CDATA[Le comédien, réalisateur et écrivain Bernard Giraudeau est mort le 17 juillet dernier, des suites d&#8217;un cancer. Retour sur son parcours cinématographique.

Après quelques seconds rôles dans des films de José Giovanni (Deux hommes dans la ville), Yves Boisset (Le juge Fayard dit le Shériff), et Pierre Granier-Deferre (Le toubib), Bernard Giraudeau est devenu, au cours [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_2659" class="wp-caption alignnone" style="width: 550px"><img class="size-full wp-image-2659" title="Bernard Giraudeau" src="http://www.citizenpoulpe.com/wp-content/uploads/2010/07/bernard-giraudeau.jpg" alt="Bernard Giraudeau" width="540" height="305" /><p class="wp-caption-text">Bernard Giraudeau</p></div>
<p>Le comédien, réalisateur et écrivain <strong>Bernard Giraudeau</strong> est mort le 17 juillet dernier, des suites d&#8217;un cancer. Retour sur son parcours cinématographique.</p>
<p><span id="more-2657"></span></p>
<p>Après quelques seconds rôles dans des films de José Giovanni (Deux hommes dans la ville), Yves Boisset (<a href="http://www.citizenpoulpe.com/le-juge-fayard-dit-le-sheriff-yves-boisset/">Le juge Fayard dit le Shériff</a>), et Pierre Granier-Deferre (Le toubib), Bernard Giraudeau est devenu, au cours des années 80, un acteur majeur du cinéma français. En 1981, il joue dans le célèbre <em>Viens chez moi j&#8217;habite chez une copine</em>, l&#8217;une des meilleures comédies de Patrice Leconte. Son duo avec Michel Blanc, également co-scénariste du film, fonctionne à merveille, et la musique de Renaud est restée dans les mémoires. La même année, il est aux côtés de Carole Laure et Brigitte Fossey dans le méconnu <em>Croque la vie</em>, une comédie dramatique très attachante, injustement oubliée depuis (le film ne passe jamais à la télévision et n&#8217;existe pas en DVD).</p>
<p>Rapidement, l&#8217;acteur s&#8217;illustre également dans des univers plus sombres, et des personnages parfois plus ambigus. Il tient sans doute son premier rôle de salaud dans <em>Le Grand Pardon</em>, le célèbre (et plutôt honnête) polar d&#8217;Alexandre Arcady, au casting impressionnant (Jean-Pierre Bacri, Gérard Darmon, Jean-Louis Trintignant, Richard Bohringer, Roger Hanin, Richard Berry, et même une apparition de Gainsbourg dans son propre rôle). On se souvient bien sûr du célèbre &#8211; et mortel &#8211; face à face final entre Giraudeau et Roger Hanin. En 1983, il retrouve José Giovanni dans <em>Le Ruffian</em>, un très bon film d&#8217;aventures ou l&#8217;acteur donne la réplique à Lino Ventura et Claudia Cardinale, le tout sur une musique originale d&#8217;Ennio Morricone.</p>
<p>Un an plus tard, il interprète Chet, un ancien voyou repenti confronté à son passé, dans <em>Rue barbare</em>, un film atypique de Gilles Béhat. Sombre, violent, <em>Rue barbare</em> dépeint l&#8217;univers d&#8217;une banlieue particulièrement glauque, peuplée de paumés et de criminels. Giraudeau y tient sans doute son rôle le plus physique, le film contenant des scènes de combat très chorégraphiées, rares dans le cinéma français (Jean-Claude Van Damme y fait d&#8217;ailleurs une apparition). Bernard Pierre-Donnadieu, un comédien aussi rare qu&#8217;inspiré, y livre une composition de salopard mémorable. A noter également la présence de Jean-Pierre Kalfon (<a href="http://www.citizenpoulpe.com/une-etrange-affaire-pierre-granier-defferre/">Une étrange affaire</a>), une autre gueule du cinéma français, et la B.O signée Bernard Lavilliers. La même année, Giraudeau est Romain Kalides, un séducteur cynique qui fait tourner la tête de la belle et vénéneuse Chris (Valérie Kaprisky) dans <em>L&#8217;année des méduses</em>, de Christopher Frank.</p>
<div id="attachment_2660" class="wp-caption alignnone" style="width: 550px"><img class="size-full wp-image-2660" title="Bernard Giraudeau" src="http://www.citizenpoulpe.com/wp-content/uploads/2010/07/bernard-giraudeau_rue-barbare.jpg" alt="Bernard Giraudeau dans &quot;Rue barbare&quot;" width="540" height="305" /><p class="wp-caption-text">Bernard Giraudeau dans &quot;Rue barbare&quot;</p></div>
<p>L&#8217;acteur retrouve ensuite successivement Patrice Leconte pour <em>Les spécialistes</em>, avec Gérard Lanvin, et Gilles Béhat pour <em>Les longs manteaux</em>, nettement moins réussi que <em>Rue barbare</em>.</p>
<p>Dans les années 90, Bernard Giraudeau passe pour la première fois derrière la caméra en signant <em>Les caprices d&#8217;un fleuve</em>, dont l&#8217;action se situe au Sénégal, pendant la révolution française. Il interprète le personnage principal, aux côtés de Richard Bohringer. Giraudeau exprime dans cette œuvre tout l&#8217;humanisme qui le caractérise. Il continue parallèlement sa carrière de comédien, travaillant notamment avec Diane Kurys (<em>Après l&#8217;amour</em>), Nicole Garcia (<em>Le fils préféré</em>), Patrice Leconte (<em>Ridicule</em>), François Ozon (<em>Gouttes d&#8217;eau sur pierres brûlantes</em>) et Claude Miller (<em>La petite Lili</em>, avec Ludivine Sagnier et l&#8217;exceptionnel Jean-Pierre Marielle). En 2004, il tourne dans son dernier film, <em>Chok-Dee</em>, de Xavier Durringer.</p>
<p>Intense, charismatique, Bernard Giraudeau était capable de s&#8217;illustrer, aussi bien au théâtre qu&#8217;au cinéma, dans des registres très différents. Espérons qu&#8217;après avoir diffusé <em>Les spécialistes</em> ce dimanche 18 juillet, un film sympathique mais vu et revu, la télévision aura le bon goût de le montrer dans des œuvres plus rares, pour faire découvrir ou redécouvrir un des meilleurs acteurs français de sa génération.</p>
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		<title>Kraken : une passionnante revue de cryptozoologie</title>
		<link>http://www.citizenpoulpe.com/kraken-revue-de-cryptozoologie/</link>
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		<pubDate>Sun, 04 Jul 2010 21:32:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Citizen Poulpe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>

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		<description><![CDATA[
Le musée de zoologie de Lausanne édite, depuis décembre 2008, une revue de cryptozoologie intitulée Kraken. Le second volume est paru en décembre 2009. Rigoureuse, très pointue, passionnante, cette revue, si elle propose un contenu destiné en premier lieu à un public de spécialistes et de scientifiques, comblera également tous les amateurs de cryptozoologie.

Qu&#8217;est-ce que [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone size-full wp-image-2647" title="Revue de cryptozoologie &quot;Kraken&quot;, second numéro" src="http://www.citizenpoulpe.com/wp-content/uploads/2010/07/Couverture_kraken-2.jpg" alt="Revue de cryptozoologie &quot;Kraken&quot;, second numéro" width="281" height="400" /></p>
<p>Le <a href="http://www.zoologie.vd.ch/">musée de zoologie de Lausanne</a> édite, depuis décembre 2008, une revue de <strong>cryptozoologie</strong> intitulée <em>Kraken</em>. Le second volume est paru en décembre 2009. Rigoureuse, très pointue, passionnante, cette revue, si elle propose un contenu destiné en premier lieu à un public de spécialistes et de scientifiques, comblera également tous les amateurs de cryptozoologie.</p>
<p><span id="more-2634"></span></p>
<h2>Qu&#8217;est-ce que la cryptozoologie ?</h2>
<p>Pour ceux qui l&#8217;ignoreraient, car on en parle finalement assez peu, le terme <em>cryptozoologie</em> signifie, littéralement, la<em> science des animaux cachés</em>. Évidemment, les exemples les plus connus sont les plus spectaculaires : le Loch Ness, le Yéti, le poulpe géant (auquel ce blog doit, en partie, son nom), etc. Mais en réalité, tout animal dont l&#8217;existence a un jour été questionnée, avant d&#8217;être confirmée plus tard, a appartenu au domaine de la cryptozoologie, comme le calmar géant au 19ème siècle, par exemple. La cryptozoologie s&#8217;intéresse donc à tout animal pas encore découvert à ce jour, où dont l&#8217;existence n&#8217;a pas été scientifiquement prouvée ; et il y en a forcément, surtout au fond des mers et des océans, dont une infime partie a été explorée par l&#8217;homme.</p>
<p>Cette discipline souffre d&#8217;un manque de reconnaissance auprès d&#8217;une grande partie de la communauté scientifique, et même du grand public, notamment parce qu&#8217;elle a été de nombreuses fois décrédibilisée par des canulars de toutes sortes, et aussi parce que par définition, un cas de cryptozoologie implique une absence de preuves formelles. Le scientifique <strong>Bernard Heuvelmans</strong> (octobre 1916- août 2001) en est l&#8217;un des fondateurs. </p>
<h2>La revue <em>Kraken</em></h2>
<p>En 1999, soit deux ans avant sa mort, Bernard Heuvelmans a légué au musée de zoologie de Lausanne sa collection de livres, d&#8217;articles, de notes et d&#8217;objets divers. Le musée a donc créé un département de cryptozoologie, rendant accessible au public cette documentation exceptionnelle.</p>
<p>Depuis décembre 2008, le musée édite la revue <em>Kraken</em>, dont il existe actuellement deux numéros. Le premier contient essentiellement le compte rendu d&#8217;un débat entre Bernard Heuvelmans et un groupe d&#8217;ufologues (personnes spécialisées dans le phénomène des ovnis), qui eut lieu lors d&#8217;un colloque en 1981, ainsi qu&#8217;un article  sur le livre <em lang="en">Mysterious Creatures: a guide to Crypztozoology</em>, de Georges M. Eberhart. Le second, nettement plus développé, propose de nombreux dossiers passionnants (dont un portant sur l&#8217;affaire du monstre de Floride).</p>
<p>L&#8217;approche très sérieuse et crédible adoptée par la revue ainsi que la richesse et la rigueur de ses contenus en font une publication indispensable aussi bien pour les spécialistes que pour les amateurs de cryptozoologie. Un troisième numéro est en phase d&#8217;élaboration.</p>
<h2>Où se procurer <em>Kraken</em> ?</h2>
<p>Il suffit de se rendre sur le site du <a href="http://www.zoologie.vd.ch/index.html">musée de zoologie de Lausanne</a>, et en particulier sur la page permettant de <a href="http://www.zoologie.vd.ch/7_Cryptozoologie/commande_KRAKEN.html">commander les numéros de la revue <em>Kraken</em></a>.</p>
<h2>Liens utiles</h2>
<ul>
<li><a href="http://www.zoologie.vd.ch/7_Cryptozoologie/Breves_Crypto/Kraken.html"><em>Kraken</em>, une nouvelle revue de cryptozoologie</a></li>
<li><a href="http://pagesperso-orange.fr/cryptozoo/">L&#8217;institut virtuel de Cryptozoologie</a></li>
<li><a href="http://www.rhedae-magazine.com/Cryptozoologie_r11.html">Section <em>Cryptozoologie</em> du site <em>Rhedae Magazine</em></a></li>
<li><a href="http://www.agence-martienne.fr/">L&#8217;agence martienne</a></li>
<li><a href="http://web.ncf.ca/bz050/HomePage.cryptoz.html" lang="en">Cryptozoology &#8211; Searching for hidden animals</a></li>
</ul>
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		<title>Gainsbourg, vie héroïque</title>
		<link>http://www.citizenpoulpe.com/gainsbourg-vie-heroique-joann-sfar/</link>
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		<pubDate>Mon, 08 Feb 2010 22:13:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Citizen Poulpe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Eric Elmosnino]]></category>
		<category><![CDATA[Joann Sfar]]></category>
		<category><![CDATA[Laetitia Casta]]></category>
		<category><![CDATA[Lucy Gordon]]></category>

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		<description><![CDATA[
Film de Joann Sfar
Année de sortie : 2010
Avec : Eric Elmosnino, Laetitia Casta, Lucy Gordon.
Malgré l&#8217;enthousiasme et la générosité qui l&#8217;animent, et aussi le talent des comédiens, Gainsbourg, vie héroïque est une succession de scènes sans substance qui ne forment pas un ensemble cohérent et laissent une impression de vide.

L&#8217;idée faisait peur : Gainsbourg au [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone size-full wp-image-2141" title="Gainsbourg, vie heroïque" src="http://www.citizenpoulpe.com/wp-content/uploads/2010/02/gainsbourg-vie-heroique.jpg" alt="Gainsbourg, vie heroïque" width="540" height="363" /></p>
<p><strong>Film de Joann Sfar</strong><br />
Année de sortie : 2010<br />
Avec : Eric Elmosnino, Laetitia Casta, Lucy Gordon.</p>
<p>Malgré l&#8217;enthousiasme et la générosité qui l&#8217;animent, et aussi le talent des comédiens, <em>Gainsbourg, vie héroïque</em> est une succession de scènes sans substance qui ne forment pas un ensemble cohérent et laissent une impression de vide.</p>
<p><span id="more-2134"></span></p>
<p>L&#8217;idée faisait peur : <strong>Gainsbourg</strong> au cinéma, on ne voyait finalement pas trop comment ça pouvait fonctionner. Si le choix du réalisateur de ne pas faire un biopic classique mais de filmer la vie de Gainsbourg un peu comme un rêve &#8211; une succession de scènes teintées d&#8217;onirisme inspirées de ses rencontres, de son imaginaire et bien sûr de ses chansons &#8211; est tout à fait respectable, <em>Gainsbourg, vie héroïque</em> ne fonctionne jamais. Les seules émotions qu&#8217;il procure parfois sont dues à la bande originale, c&#8217;est à dire la musique de Gainsbourg très bien réarrangée &#8211; sur ce point, rien à dire. Pour le reste, on ne compte pas les raisons qui expliquent (selon moi) l&#8217;échec du film.</p>
<p>Malgré son talent et son travail remarquable (je l&#8217;avais jugé un peu durement à la vision de la bande annonce officielle du film), <strong>Eric Elmosnino </strong>n&#8217;effleure jamais 1/10 de la prestance de Gainsbourg. C&#8217;est perceptible à peu près tout le temps, c&#8217;est flagrant dans les séquences où la comparaison est inévitable (la scène face aux paras, qu&#8217;on a vue et revue à la télévision, ne tient pas la route dans le film). Il y a déjà le problème de la voix &#8211; et pas seulement quand il chante &#8211; le reste ne s&#8217;explique pas vraiment ; on n&#8217;y croit pas un instant, c&#8217;est tout, et la richesse, les nuances et la complexité du personnage &#8211; ses rêves, sa sensibilité, ses inspirations &#8211; ne prennent jamais vie à l&#8217;écran.</p>
<p>L&#8217;idée très éculée du double maléfique est simpliste, et surtout <em>Gainsbourg, vie héroïque</em> est complètement déséquilibré. La dernière demie heure adopte un ton plus &laquo;&nbsp;terre à terre&nbsp;&raquo; qui ne fonctionne pas mieux que les séquences plus délirantes du début et qui n&#8217;ont pas leur légèreté.</p>
<p>Au fur et à mesure du film, on passe les époques sans jamais le ressentir ; Joann Sfar n&#8217;arrive pas à placer l&#8217;action et les personnages dans un contexte. Quand on parle de Gainsbourg, il est difficile d&#8217;éluder à ce point la société &#8211; la musique, les textes et les comportements de l&#8217;artiste ayant beaucoup évolué en fonction de l&#8217;environnement social, culturel et artistique. Le film se déroule comme une succession de scènes déliées, certaines plus réussies que d&#8217;autres, mais sans jamais former un ensemble cohérent. Du coup, au générique de fin, tout s&#8217;évapore, rien ne reste, excepté la bande originale.</p>
<p>Mais au fond, tout peut se résumer en quelques mots : <em>Gainsbourg, vie héroïque</em> est pratiquement vide de substance et d&#8217;émotion. A force de légèreté et de fantaisie, le réalisateur oublie surtout la dimension humaine, absente de presque tous les personnages qui traversent ce conte très personnel dominé par l&#8217;univers de son auteur. Évidemment, un film d&#8217;auteur est par définition personnel, et il serait absurde de reprocher à un réalisateur &#8211; et à un artiste en général &#8211; de mettre une part importante de lui-même dans son œuvre. Mais cette approche doit avant tout servir une histoire et des personnages ; en l&#8217;occurrence, l&#8217;univers et le point de vue de Sfar prennent finalement le pas sur tout, écrasent le sujet du film, dont les personnages finissent par ressembler à des pantins. Et il ne suffit pas de tourner un dernier plan sur une voiture roulant dans la lumière du crépuscule pour créer une émotion quelconque.</p>
<p>Peut-être que <strong>Joann Sfar</strong>, qui est dessinateur (de talent) à la base, aurait dû tout simplement tourner un film animé. Paradoxalement, cela aurait pu sonner beaucoup plus vrai.</p>
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		<title>Coppola : &#171;&#160;le cinéma est prêt à devenir un art vivant&#160;&#187;</title>
		<link>http://www.citizenpoulpe.com/coppola-le-cinema-est-pret-a-devenir-un-art-vivant/</link>
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		<pubDate>Wed, 23 Dec 2009 19:24:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Citizen Poulpe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Francis Ford Coppola]]></category>

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		<description><![CDATA[
Dans une interview publiée par Le Monde, Francis Ford Coppola livre un point de vue intéressant sur le piratage et l&#8217;avenir du cinéma. Autant dire que ça vole un peu plus haut que le discours des hommes politiques actuels ; car si la proposition du réalisateur est discutable (en ce sens qu&#8217;elle soulève bien des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone size-full wp-image-1994" title="Francis Ford Coppola" src="http://www.citizenpoulpe.com/wp-content/uploads/2009/12/coppola-francis-ford.jpg" alt="Francis Ford Coppola" width="540" height="640" /></p>
<p>Dans une interview publiée par Le Monde, <strong>Francis Ford Coppola</strong> livre un point de vue intéressant sur le <strong>piratage</strong> et l&#8217;<strong>avenir du cinéma</strong>. Autant dire que ça vole un peu plus haut que le discours des hommes politiques actuels ; car si la proposition du réalisateur est discutable (en ce sens qu&#8217;elle soulève bien des questions), sa démarche est louable et constructive.</p>
<p><span id="more-1982"></span></p>
<h2>Le concept du <q>live cinema</q> prôné par Coppola</h2>
<p>Face à une problématique actuelle &#8211; le partage de fichiers sur internet &#8211; <strong>Coppola</strong> cherche davantage une solution en regardant vers l&#8217;avenir qu&#8217;en voulant défendre et rétablir les systèmes du passé ; et c&#8217;est tout à son honneur. Sans cautionner le <strong>piratage</strong>, le réalisateur de <em><a href="http://www.citizenpoulpe.com/l-homme-sans-age-francis-ford-coppola/">L&#8217;homme sans âge</a></em>, de <em><a href="http://www.citizenpoulpe.com/rusty-james-francis-ford-coppola/">Rusty James</a></em> et de <em>Tetro</em>, à l&#8217;affiche le 23 décembre, dénonce les sanctions absurdes et démesurées qui sont envisagées &#8211; et parfois appliquées &#8211; contre les personnes qui échangent des films sur internet (<q>Pirater c’est mal, bien sûr. Mais condamner des gamins parce qu’ils s’échangent des fichiers de films est une aberration</q>), et la lutte dérisoire, selon lui, menée contre le piratage (<q>on ne peut pas combattre le piratage</q>).</p>
<p><strong>Coppola</strong> pointe du doigt les prix prohibitifs des DVD et surtout, met l&#8217;accent sur la nécessité non pas de défendre le cinéma par la répression, mais de faire évoluer cet art de manière à attirer plus de gens dans les salles en proposant quelque chose que le piratage de fichiers ne peut pas proposer. C&#8217;est ainsi qu&#8217;il développe le concept de <strong><q>live cinema</q></strong>, rappelant que  le <q>metteur en scène de cinéma est un chef d’orchestre</q>. Le principe : une version différente d&#8217;un même film à chaque projection (<q>les fichiers peuvent être réorganisés différemment à chaque projection</q>), c&#8217;est à dire que les plans de caméra et le montage peuvent évoluer &#8211; tout comme un groupe de musique ou un orchestre peuvent faire évoluer les thèmes et les structures des morceaux au cours des différents concerts . <q>Le cinéma vient du théâtre. Je pense qu’il est prêt à devenir un art vivant</q>, affirme le cinéaste.</p>
<h2>Une solution discutable mais une démarche constructive</h2>
<p>Force est de reconnaître que l&#8217;idée est originale et intéressante, surtout quand on constate la platitude, voire la bêtise des discours que l&#8217;on peut entendre autour du <strong>piratage sur internet</strong>. Et que l&#8217;on pense à la <strong>loi Hadopi</strong>, aussi inconséquente qu&#8217;impossible à appliquer réellement.</p>
<p>Cependant, le concept de <q>live cinema</q> soulève plusieurs problèmes.</p>
<p>Le premier est d&#8217;ordre artistique ; face à un grand film, on est tenté de penser que le montage et la réalisation de chaque scène sont parfaits, c&#8217;est à dire qu&#8217;ils expriment un point de vue et véhiculent des idées bien précises, au service de la cohérence de l&#8217;ensemble du film. L&#8217;idée, donc, de proposer plusieurs plans de caméra et plusieurs montages dénature en un sens ce qui fait la valeur du cinéma et le travail du réalisateur &#8211; même si l&#8217;idée d&#8217;entrer dans une salle de cinéma pour voir quelque chose d&#8217;unique est excitante.</p>
<p>Le second problème est d&#8217;ordre pratique et économique. Prévoir plusieurs plans de caméra pour une même scène, élaborer des montages différents impliquent forcément du temps, des personnes et donc des coûts supplémentaires.</p>
<p>On peut donc adhérer ou ne pas adhérer au concept évoqué par <strong>Coppola</strong>, mais je pense qu&#8217;il y a une leçon à retenir de ce type d&#8217;interventions : il ne faut pas s&#8217;entêter, contre toute logique, à défendre des systèmes en luttant vainement, et souvent mal, contre des évolutions devenues inévitables ; mais plutôt, comme le fait cet immense réalisateur, réfléchir à des solutions nouvelles et constructives.</p>
<h2>Critiques de films de Francis Ford Coppola sur ce blog</h2>
<ul>
<li><a href="http://www.citizenpoulpe.com/rusty-james-francis-ford-coppola/">Critique de <em>Rusty James</em></a></li>
<li><a href="http://www.citizenpoulpe.com/l-homme-sans-age-francis-ford-coppola/">Critique de <em>L&#8217;Homme sans âge</em></a></li>
</ul>
<h2>Lien utile</h2>
<ul>
<li><a href="http://cinema.blog.lemonde.fr/2009/12/22/coppola-le-live-cinema-et-le-piratage-bonus/">Coppola, le &laquo;&nbsp;live cinema&nbsp;&raquo; et le piratage</a></li>
</ul>
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		<item>
		<title>Lunar Park : le film</title>
		<link>http://www.citizenpoulpe.com/lunar-park-le-film/</link>
		<comments>http://www.citizenpoulpe.com/lunar-park-le-film/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 22 Dec 2009 09:35:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Citizen Poulpe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Bret Easton Ellis]]></category>
		<category><![CDATA[Lunar Park]]></category>

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		<description><![CDATA[
Lunar Park, le dernier roman de Bret Easton Ellis, devrait faire l&#8217;objet d&#8217;une adaptation cinématographique sur laquelle travaille en ce moment l&#8217;écrivain lui-même.

Les romans d&#8217;Ellis au cinéma
Les échecs : Moins que zéro et American Psycho
Si l&#8217;univers de Bret Easton Ellis convient à mon sens très bien au 7ème art &#8211; ses descriptions évoquent souvent des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone size-full wp-image-1921" title="Bret Easton Ellis" src="http://www.citizenpoulpe.com/wp-content/uploads/2009/12/bret-easton-ellis.jpg" alt="Bret Easton Ellis" width="540" height="295" /></p>
<p><em>Lunar Park</em>, le dernier roman de <strong>Bret Easton Ellis</strong>, devrait faire l&#8217;objet d&#8217;une adaptation cinématographique sur laquelle travaille en ce moment l&#8217;écrivain lui-même.</p>
<p><span id="more-1901"></span></p>
<h2>Les romans d&#8217;Ellis au cinéma</h2>
<h3>Les échecs : <em>Moins que zéro</em> et <em>American Psycho</em></h3>
<p>Si l&#8217;univers de <strong>Bret Easton Ellis</strong> convient à mon sens très bien au 7ème art &#8211; ses descriptions évoquent souvent des plans de cinéma, un art que l&#8217;écrivain semble apprécier &#8211; certaines adaptations cinématographiques de ses œuvres sont non seulement des échecs artistiques, mais ne respectent pas des éléments essentiels du livre d&#8217;origine. <em>Moins que zéro</em>, par exemple, est non seulement un navet improbable, mais une trahison totale du roman, le premier publié par l&#8217;auteur. On y voit ainsi un &laquo;&nbsp;héros&nbsp;&raquo; impliqué dans le sort des autres, alors que les personnages d&#8217;Ellis se caractérisent souvent par un certain détachement vis à vis de leur environnement &#8211; même si ce n&#8217;est pas du tout le cas, précisément, dans <em>Lunar Park</em>. <em>American Psycho</em> a également fait l&#8217;objet d&#8217;une adaptation très décevante.</p>
<h3><em>Les lois de l&#8217;attraction </em>: une excellente adaptation signée Roger Avary</h3>
<p>Finalement, seul <strong>Roger Avary</strong> &#8211; le complice de Tarantino, co-auteur de <em lang="en">Pulp Fiction</em> et réalisateur de <em>Killing Zoe</em> &#8211; est parvenu à traduire cinématographiquement l&#8217;univers de l&#8217;écrivain, en portant à l&#8217;écran <em>Les lois de l&#8217;attraction</em>. Le film est une réussite totale, et on ne peut que saluer la prouesse et les trouvailles du metteur en scène, avec notamment une utilisation très réussie du split-screen, une technique si souvent mal exploitée quand elle n&#8217;est pas entre les mains de Richard Fleischer (<a href="http://www.citizenpoulpe.com/l-etrangleur-de-boston/"><em>L&#8217;Étrangleur de Boston</em></a>) ou De Palma. L&#8217;essence du roman est là, et Avary parvient même à transcender certaines séquences ; ainsi la scène du suicide est plus saisissante à l&#8217;écran que dans le livre. Quant au casting, il est à la hauteur du talent du réalisateur, avec un <strong>James Van der Beek</strong> parfait dans un contre emploi.</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-1922" title="James Van der Beek incarnant Sean Bateman dans &quot;Les Lois de l'attraction&quot;" src="http://www.citizenpoulpe.com/wp-content/uploads/2009/12/Lois_de_l_attraction.jpg" alt="James Van der Beek dans le rôle de Sean Bateman dans &quot;Les Lois de l'attraction&quot;" width="540" height="310" /></p>
<h3><em lang="en"><a href="http://www.citizenpoulpe.com/the-informers-gregor-jordan/">The Informers</a></em> : à quand la sortie en France ?</h3>
<p>Quant à <em lang="en">The Informers</em>, l&#8217;adaptation du roman <em>Zombies</em>, on attend toujours sa sortie en France&#8230; Le film &#8211; réalisé par Gregor Jordan &#8211; réunit notamment <strong>Kim Basinger</strong> et <strong>Mickey Rourke</strong>, plus de vingt ans après <em>9 semaines et demie</em>.</p>
<p><a href="http://www.citizenpoulpe.com/the-informers-gregor-jordan/">Lire la critique de <em>The Informers</em></a></p>
<h3><em>Glamorama</em>, un projet avorté ?</h3>
<p><strong>Bret Easton Ellis</strong> a tellement apprécié le travail de <strong>Roger Avary</strong> sur <em>Les lois de l&#8217;attraction</em> qu&#8217;il lui a donné le feu vert pour l&#8217;adaptation de <em>Glamorama</em>, à ce jour le roman le plus long de l&#8217;écrivain, et celui qui lui a demandé le plus de travail. En deux mots, <em>Glamorama</em> raconte l&#8217;histoire d&#8217;un top model new-yorkais abruti (Victor Ward, un personnage qui apparaît déjà dans <em>Les lois de l&#8217;attraction</em>) qui se retrouve impliqué dans une affaire de terrorisme international. Le projet d&#8217;adaptation au cinéma est aussi excitant qu&#8217;ambitieux, compte tenu de la structure complexe, de la narration et de plusieurs éléments du roman qui rendent sa retranscription à l&#8217;écran particulièrement ardue. Un projet couteux aussi, le livre se déroulant successivement aux États-Unis, en Angleterre et en France. Malheureusement, même si il avait apparemment terminé le casting &#8211; qui incluait <strong>Maggie Gyllenhaal</strong> (<em>Donnie Darko</em>, <em>La secrétaire</em>, <em lang="en">The Dark Knight</em>), Casey Affleck (<em>L&#8217;assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford</em>), la mannequin Estella Warren, Shannen Doherty (oui, la Brenda de <em>Berverly Hills</em>), Rose McGowan (<em>Boulevard de la mort</em>, <em>Planète terreur</em>) et même <strong>William L. Petersen</strong> (<em><a href="http://www.citizenpoulpe.com/police-federale-los-angeles-william-friedkin/">Police Fédérale Los Angeles</a></em>) &#8211; <strong>Roger Avary</strong> n&#8217;a pas pu faire le film, probablement pour des raisons financières. Rageant pour les fans du livre et du réalisateur&#8230;</p>
<div id="attachment_1923" class="wp-caption alignnone" style="width: 310px"><img class="size-full wp-image-1923" title="Affiche du film Glamorama" src="http://www.citizenpoulpe.com/wp-content/uploads/2009/12/glamorama.JPG" alt="Affiche du film Glamorama" width="300" height="345" /><p class="wp-caption-text">Glamorama, l&#39;affiche d&#39;un film qui ne verra sans doute jamais (hélas) le jour...</p></div>
<h2><em>Lunar Park</em> au cinéma : les premières infos</h2>
<p><em>Lunar Park</em> est un mélange entre une autobiographie (plusieurs éléments de la vie de l&#8217;écrivain figurent dans le livre), de la pure fiction et des délires fantasmagoriques et paranoïaques qui traduisent probablement les peurs de l&#8217;écrivain à l&#8217;égard d&#8217;une vie rangée et surtout, son rapport à la paternité, qui est au cœur du livre. A priori moins complexe que <em>Glamorama</em> &#8211; on a une unité de lieu, c&#8217;est déjà ça &#8211; le roman a un véritable potentiel cinématographique et on ne peut que se réjouir de cette future adaptation, si toutefois elle voit vraiment le jour.</p>
<p>Difficile de réunir des informations concrètes sur ce projet pour l&#8217;instant ; selon Allociné, le réalisateur <strong>Sean Ellis</strong> (<em lang="en">Cashback</em>, <a href="http://www.citizenpoulpe.com/the-broken-sean-ellis/"><em lang="en">The Broken</em></a>) se serait vu proposer la réalisation, mais l&#8217;information n&#8217;est relayée nulle part, et semble ne plus être d&#8217;actualité (la date de production mentionnée sur la fiche du film est 2006, or les dernières informations sur le film datent de 2009, on peut donc supposer qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;un premier projet d&#8217;adaptation avorté). Le choix de Sean Ellis était plutôt intéressant et prometteur, quant on connait sa capacité à créer une atmosphère tantôt poétique (<em lang="en">Cashback</em>) angoissante et étrange (<a href="http://www.citizenpoulpe.com/the-broken-sean-ellis/"><em lang="en">The Broken</em></a>), et un univers léché et original sur le plan esthétique. Des caractéristiques qui collent plutôt bien au monde étrange et fantasmagorique de <em>Lunar Park</em>.</p>
<p>Pour interpréter le personnage principal &#8211; <strong>Bret Easton Ellis</strong> lui-même &#8211; l&#8217;écrivain a contacté l&#8217;acteur <strong>Benicio Del Toro</strong>, une démarche de prime abord surprenante compte tenu que les deux hommes ne se ressemblent guère, mais au fond cet aspect a peu d&#8217;importance. Personnellement, j&#8217;avais pensé à Edward Norton, précisément en raison d&#8217;une vague ressemblance, mais Del Toro a l&#8217;air d&#8217;être emballé par le projet, comme le confie Ellis lui-même dans une interview datée d&#8217;avril 2009. Le film semble prévu pour 2011. Affaire à suivre&#8230;</p>
<h2>Liens utiles</h2>
<ul>
<li>L&#8217;article <em lang="en"><a href="http://moviesblog.mtv.com/2009/04/28/benicio-del-toro-in-talks-for-lunar-park-to-play-bret-easton-ellis/">Benicio Del Toro in talks for Lunar Park to play Bret Easton Ellis</a></em></li>
<li>La <a href="http://www.citizenpoulpe.com/the-informers-gregor-jordan">critique du film <em lang="en">The Informers</em></a> sur Citizen Poulpe</li>
</ul>
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		<title>Gainsbourg, vie héroïque : une bande annonce qui fait peur</title>
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		<pubDate>Sun, 15 Nov 2009 16:04:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Citizen Poulpe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Eric Elmosnino]]></category>
		<category><![CDATA[Gainsbourg]]></category>
		<category><![CDATA[Joann Sfar]]></category>
		<category><![CDATA[Laetitia Casta]]></category>

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		<description><![CDATA[
La bande annonce de Gainsbourg, vie héroïque, film de Joann Sfar sur la vie de l&#8217;un des musiciens français du 20ème siècle les plus importants, est disponible depuis quelques temps sur Internet. Et plusieurs aspects laissent présager le pire sur ce biopic ambitieux, notamment l&#8217;interprétation parfois désastreuse d&#8217;Eric Elmosnino.

Le biopic est un genre difficile et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone size-full wp-image-1822" title="Gainsbourg, Vie héroïque" src="http://www.citizenpoulpe.com/wp-content/uploads/2009/11/gainsbourg-vie-heroique.jpg" alt="Gainsbourg, Vie héroïque" width="540" height="648" /></p>
<p>La <strong>bande annonce</strong> de <em>Gainsbourg, vie héroïque</em>, film de <strong>Joann Sfar</strong> sur la vie de l&#8217;un des musiciens français du 20ème siècle les plus importants, est disponible depuis quelques temps sur Internet. Et plusieurs aspects laissent présager le pire sur ce biopic ambitieux, notamment l&#8217;interprétation parfois désastreuse d&#8217;<strong>Eric Elmosnino</strong>.</p>
<p><span id="more-1818"></span></p>
<p>Le biopic est un genre difficile et exigeant, en particulier quand il porte sur une personnalité bien connue de tous. On peut certes citer des réussites (comme le <em>Bird</em> de Clint Eastwood, par exemple) mais elles demeurent considérablement moins nombreuses que les échecs.</p>
<p>Si l&#8217;on doit réaliser une œuvre sur la vie de <strong>Gainsbourg</strong>, j&#8217;aurais tendance à penser qu&#8217;un documentaire particulièrement fouillé et rigoureux, adoptant des angles nouveaux &#8211; car il en existe déjà de nombreux &#8211; serait en l&#8217;occurrence plus intéressant qu&#8217;une fiction. <strong>Gainsbourg</strong> a tellement été présent dans la vie des français &#8211; à travers sa musique, ses multiples interviews et apparitions télévisées, le cinéma ainsi que, donc, les documentaires qui lui ont été consacré &#8211; que l&#8217;on voit difficilement ce que peut apporter un film, qui a malheureusement toutes les chances de ne proposer qu&#8217;une version pastichée des images que l&#8217;on associe naturellement au personnage. A partir de là, si on ne peut, en toute bonne foi, condamner définitivement l&#8217;initiative avant d&#8217;en avoir vu le résultat, difficile de ne pas être extrêmement sceptique.</p>
<h2>Une interprétation parodique et irrespectueuse</h2>
<p>Le moins que je puisse dire, c&#8217;est que la <strong>bande annonce</strong> de <em>Gainsbourg, vie héroïque</em> ne m&#8217;a pas rassuré. Elle va même bien au delà de ce que je pouvais redouter de pire. Déjà, elle laisse supposer que le film va retomber dans les éternels travers du biopic, à savoir l&#8217;exploitation des éléments de la vie de l&#8217;artiste les plus racoleurs. C&#8217;est d&#8217;autant plus regrettable dans le cas de <strong>Gainsbourg</strong> qu&#8217;il y a beaucoup à dire sur son approche musicale, c&#8217;est à dire sur ses influences à lui comme sur celles, considérables, qu&#8217;il a exercées sur des musiciens de toutes les nationalités et de toutes les générations (il n&#8217;y a pas d&#8217;autres chanteurs français bénéficiant d&#8217;un telle crédibilité auprès de nombreux et très respectables musiciens étrangers contemporains). Eastwood traitait très bien de cette dimension (l&#8217;approche musicale de l&#8217;artiste) dans son film sur le saxophoniste Charlie Parker. Mais bon, peut-être tout simplement que la <strong>bande annonce</strong> de <em>Gainsbourg, vie héroïque </em>fait l&#8217;impasse sur cet aspect, préférant des extraits plus incitatifs auprès du grand public.</p>
<p>En revanche, le drame du film est de ne pas avoir doublé le comédien <strong>Eric Elmosnino</strong> (dont je ne remets absolument pas en cause le talent au théâtre, n&#8217;ayant pas vu ses pièces) quand il chante du <strong>Gainsbourg</strong>. L&#8217;acteur et son metteur en scène ont manifestement oublié que le chanteur disparu avait un timbre de voix et un sens de l&#8217;interprétation remarquables ; or il est insupportable &#8211; et pas seulement pour les fans, mais pour toute personne qui apprécie vraiment la musique &#8211; d&#8217;entendre <strong>Eric Elmosnino</strong> massacrer des chansons comme <em>Laetitia</em>, en les interprétant comme un mauvais imitateur qui fait la tournée des campings. Le pire, c&#8217;est qu&#8217;en dehors des parties chantées, sa &laquo;&nbsp;partition&nbsp;&raquo; n&#8217;échappe pas toujours au ridicule ; ainsi le célèbre &laquo;&nbsp;Je suis un insoumis&nbsp;&raquo; lancé par <strong>Gainsbourg</strong> aux paras outrés par sa marseillaise reggae, s&#8217;il était certes grandiloquent mais plutôt classe dans la réalité, devient carrément grotesque dans la bouche du comédien, qui en fait beaucoup trop, versant carrément dans la parodie. Et ça, on voit mal comment cela peut échapper à un bon directeur d&#8217;acteurs&#8230; Et à un comédien digne de ce nom, d&#8217;ailleurs.</p>
<p><strong>Elmosnino</strong>, il l&#8217;a dit lui-même dans la presse, n&#8217;est pas un admirateur de <strong>Gainsbourg</strong>, et non seulement c&#8217;est son droit le plus strict, mais cela aurait même pu l&#8217;aider, en un sens, à aborder son personnage et à le décomplexer, en quelques sortes. Mais fan ou non, à partir du moment où il accepte de chanter dans le film, il aurait dû, en tant que professionnel, prendre des cours de chant &#8211; cela n&#8217;aurait pas été nécessaire si il avait des facilités dans ce domaine, mais ce n&#8217;est manifestement pas le cas et ce n&#8217;est d&#8217;ailleurs pas un reproche, vu que ce n&#8217;est pas son métier.</p>
<p>Par contre, <strong>Laetitia Casta</strong> paraît très à l&#8217;aise dans le rôle de Bardot. Sa voix et sa diction évoquent clairement celles de l&#8217;actrice du <em><a href="http://www.citizenpoulpe.com/le-mepris-jean-luc-godard/">Mépris</a></em>. Hélas, sa contribution, si réussie soit-elle, risque de ne pas sauver du naufrage un biopic qui invente un nouveau et très surprenant défaut du genre : l&#8217;oubli pur et simple de l&#8217;un des talents, et non des moindres, de l&#8217;artiste auquel il est consacré.</p>
<p><a href="http://www.commeaucinema.com/bandes-annonces/gainsbourg-vie-heroique,120927">Voir la bande annonce de <em>Gainsbourg, vie héroïque</em> sur Comme au Cinéma</a></p>
<p><a href="http://www.citizenpoulpe.com/gainsbourg-vie-heroique-joann-sfar/">Lire la critique de <em>Gainsbourg, vie héroïque</em></a> sur Citizen Poulpe</p>
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		<title>L&#8217;Enfer de Clouzot : au cinéma le 11 novembre</title>
		<link>http://www.citizenpoulpe.com/lenfer-de-clouzot-au-cinema-le-11-novembre/</link>
		<comments>http://www.citizenpoulpe.com/lenfer-de-clouzot-au-cinema-le-11-novembre/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 09 Nov 2009 11:44:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Citizen Poulpe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Henri-Georges Clouzot]]></category>
		<category><![CDATA[Romy Schneider]]></category>

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		<description><![CDATA[
Le film inachevé d&#8217;Henri-Georges Clouzot, L&#8217;Enfer, qui réunissait Romy Schneider et Serge Reggiani, fait l&#8217;objet d&#8217;un documentaire de Serge Bromberg et Ruxendra Medrea, au cinéma le 11 novembre prochain. L&#8217;œuvre mêle apparemment les séquences oniriques et très esthétiques tournés par Clouzot en 1964 (la bande son a disparu) et des images actuelles. L&#8217;opportunité de découvrir [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone size-full wp-image-1786" title="Romy Schneider filmée par Clouzot dans L'Enfer" src="http://www.citizenpoulpe.com/wp-content/uploads/2009/11/rosemarie-magdalena-albach-retty-schneider-dans-l-enfer.jpg" alt="Romy Schneider filmée par Clouzot dans L'Enfer" width="540" height="304" /></p>
<p>Le film inachevé d&#8217;<strong>Henri-Georges Clouzot</strong>, <em>L&#8217;Enfer</em>, qui réunissait <strong>Romy Schneider </strong>et <strong>Serge Reggiani</strong>, fait l&#8217;objet d&#8217;un documentaire de <strong>Serge Bromberg</strong> et <strong>Ruxendra Medrea</strong>, au cinéma le 11 novembre prochain. L&#8217;œuvre mêle apparemment les séquences oniriques et très esthétiques tournés par <strong>Clouzot</strong> en 1964 (la bande son a disparu) et des images actuelles. L&#8217;opportunité de découvrir une <strong>Romy Schneider</strong> sublime et provocante, filmée comme jamais par le réalisateur de <em>La Vérité</em> et des <em>Diaboliques</em>.</p>
<p><span id="more-1781"></span></p>
<h2><em>L&#8217;Enfer</em> : film consumé par l&#8217;inspiration de son auteur?</h2>
<p>Plusieurs raisons semblent expliquer l&#8217;échec du projet de <strong>Clouzot</strong>. D&#8217;abord, le réalisateur était fatigué et en mauvaise santé. Ensuite, les producteurs américains lui ont accordé un budget illimité. Cette absence de limites et de contraintes économiques a sans doute &laquo;&nbsp;trop&nbsp;&raquo; libéré l&#8217;inspiration du réalisateur, qui tourne des séquences oniriques, fantasmagoriques, montrant une <strong>Romy Scheider </strong> incarnant le fantasme de la femme perverse et infidèle dans l&#8217;esprit torturé de son mari dans le film, interprété par <strong>Serge Reggiani</strong>.</p>
<p>Les expérimentations esthétiques de <strong>Clouzot</strong>, si elles aboutissent à des plans troublants et superbes de <strong>Romy Scheider</strong>, ont semble-t-il nuit à la cohérence et à l&#8217;avancée du projet, littéralement noyé dans la fièvre créative d&#8217;un réalisateur sans doute trop subjugué par la beauté de son actrice et le pouvoir du cinéma&#8230; Mais peut-on l&#8217;en blâmer ?</p>
<p>En 1994, l&#8217;immense <strong>Claude Chabrol</strong> livrera sa propre version de <em>L&#8217;Enfer</em>, dans le style beaucoup plus sobre qui le caractérise, avec Emmanuelle Béart et François Cluzet. Une réussite indéniable, mais on est en droit de rêver à ce qu&#8217;aurait pu être la version plus fiévreuse et tourmentée de <strong>Clouzot</strong>, dont il est grand temps de découvrir les superbes vestiges dans le documentaire tourné par <strong>Serge Bromberg</strong> et <strong>Ruxendra Medrea</strong>.</p>
<p><a href="http://www.citizenpoulpe.com/lenfer-dhenri-georges-clouzot-serge-bromberg-et-ruxendra-medrea/">Lire la critique du documentaire &laquo;&nbsp;L&#8217;Enfer, d&#8217;Henri-Georges Clouzot&nbsp;&raquo; sur Citizen Poulpe</a></p>
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		<title>The Offence en DVD !</title>
		<link>http://www.citizenpoulpe.com/the-offence-en-dvd/</link>
		<comments>http://www.citizenpoulpe.com/the-offence-en-dvd/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 28 Sep 2009 16:23:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Citizen Poulpe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[DVD]]></category>
		<category><![CDATA[Sean Connery]]></category>
		<category><![CDATA[Sydney Lumet]]></category>

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		<description><![CDATA[
The Offence, le chef d&#8217;œuvre maudit de Sydney Lumet, bénéficie enfin d&#8217;une édition DVD française. A acheter les yeux fermés.

Résumé de The Offence
The Offence parle d&#8217;un policier (l&#8217;inspecteur Johnson) hanté par les crimes abominables sur lesquels il a enquêté. Ce personnage complexe, ambigu et fascinant, est littéralement habité par le mal et les perversions qui [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone size-full wp-image-1628" title="DVD The Offence, édition française zone 2" src="http://www.citizenpoulpe.com/wp-content/uploads/2009/09/the-offence-dvd.jpg" alt="DVD The Offence, édition française zone 2" width="436" height="665" /></p>
<p><em><a href="http://www.citizenpoulpe.com/the-offence-sydney-lumet">The Offence</a></em>, le chef d&#8217;œuvre maudit de <strong>Sydney Lumet</strong>, bénéficie enfin d&#8217;une édition <strong>DVD </strong>française. A acheter les yeux fermés.</p>
<p><span id="more-1625"></span></p>
<h2>Résumé de <em lang="en">The Offence</em></h2>
<p><em lang="en"><a href="http://www.citizenpoulpe.com/the-offence-sydney-lumet">The Offence</a></em> parle d&#8217;un policier (l&#8217;inspecteur Johnson) hanté par les crimes abominables sur lesquels il a enquêté. Ce personnage complexe, ambigu et fascinant, est littéralement habité par le mal et les perversions qui imprègnent son quotidien. Au cours d&#8217;une séance d&#8217;interrogatoire, Johnson fait face, à travers le visage du suspect n°1 d&#8217;une affaire de viols d&#8217;enfants, à ses pires démons&#8230;</p>
<h2><a href="http://www.citizenpoulpe.com/the-offence-sydney-lumet/">Lire la critique</a></h2>
<p>L&#8217;ayant découvert à l&#8217;occasion de sa première projection au cinéma en France, en septembre 2007 &#8211; soit 35 ans après sa sortie,<em lang="en"><a href="http://www.citizenpoulpe.com/the-offence-sydney-lumet"> The Offence</a></em> ayant été jugé trop noir à l&#8217;époque, et susceptible de nuire à l&#8217;image de son interprète principal, <strong>Sean Connery</strong> &#8211; j&#8217;en ai rédigé une <strong>critique</strong> que je vous invite à consulter via le lien ci-dessous :</p>
<ul>
<li><strong><a href="http://www.citizenpoulpe.com/the-offence-sydney-lumet/">Lire la critique de <em>The Offence</em></a></strong></li>
</ul>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Festival Européen du Film Fantastique de Strasbourg</title>
		<link>http://www.citizenpoulpe.com/festival-europeen-du-film-fantastique-de-strasbourg/</link>
		<comments>http://www.citizenpoulpe.com/festival-europeen-du-film-fantastique-de-strasbourg/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 14 Sep 2009 20:54:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Citizen Poulpe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>

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		<description><![CDATA[
Du 15 au 20 septembre 2009 se déroulera la deuxième édition du Festival Européen du Film Fantastique de Strasbourg. Avec une immense star du cinéma américain fantastique comme président : Roger Corman !
Le Festival Européen du Film Fantastique de Strasbourg propose cette année un programme riche et très tentant, composé des films en compétition bien sûr [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone size-full wp-image-1561" title="Festival Européen du Film Fantastique de Strasbourg" src="http://www.citizenpoulpe.com/wp-content/uploads/2009/09/festival-film-europeen-fantastique-strasbourg.jpg" alt="Festival du Film Européen Fantastique de Strasbourg" width="407" height="584" /></p>
<p>Du 15 au 20 septembre 2009 se déroulera la deuxième édition du <strong>Festival Européen du Film Fantastique de Strasbourg</strong>. Avec une immense star du cinéma américain fantastique comme président : <strong>Roger Corman</strong> !</p>
<p><span id="more-1559"></span>Le <strong>Festival Européen du Film Fantastique de Strasbourg </strong>propose cette année un programme riche et très tentant, composé des films en compétition bien sûr mais aussi de classiques tels que <em lang="en">Alien</em>, le chef d&#8217;œuvre de Ridley Scott, <em lang="en">Cannibal Holocaust</em>, et <em>Les Yeux sans Visage</em>,<em> </em>le célèbre film d&#8217;horreur de Georges Franju internationalement reconnu (probablement le premier &#8211; et l&#8217;un des rares &#8211; films d&#8217;horreur français).</p>
<p>Cet événement est également l&#8217;occasion de découvrir de nombreux courts-métrages.</p>
<p>Parmi les longs métrages en compétition figurent le <em>Barbe Bleue</em> de <strong>Catherine Breillat</strong>, <em lang="en">The Children</em>, un film d&#8217;horreur britannique de Tom Shankland qui était programmé à l&#8217;<a href="http://www.etrangefestival.com/">Étrange Festival</a> (apparemment un très bon film), et plusieurs autres œuvres en provenance de la Suède, de la République Tchèque et de la Norvège.</p>
<p>Toutes les informations sur le <a href="http://strasbourgfestival.com">site du Festival Européen du Film Fantastique de Strasbourg</a>.</p>
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		<title>35ème Festival du cinéma américain de Deauville</title>
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		<pubDate>Mon, 14 Sep 2009 15:11:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Citizen Poulpe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Festival de Deauville]]></category>
		<category><![CDATA[Festival du Cinéma Américain]]></category>

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		<description><![CDATA[La 35ème édition du festival du cinéma américain de Deauville s&#8217;est tenu du 4 au 13 septembre dernier. Cette année, le jury du festival, présidé par Jean-Pierre Jeunet, a récompensé The Messenger de Oren Moverman, un film avec Woody Harrelson ayant pour toile de fond la guerre en Irak. Le Prix du Jury a été [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_1508" class="wp-caption alignnone" style="width: 550px"><img class="size-full wp-image-1508" title="Les membres du jury du 35ème festival du cinéma américain de Deauville, après une projection." src="http://www.citizenpoulpe.com/wp-content/uploads/2009/09/jury.jpg" alt="Les membres du jury après une projection. " width="540" height="405" /><p class="wp-caption-text">Les membres du jury après une projection. </p></div>
<p>La 35ème édition du <strong>festival du cinéma américain de Deauville</strong> s&#8217;est tenu du 4 au 13 septembre dernier. Cette année, le jury du festival, présidé par <strong>Jean-Pierre Jeunet</strong>, a récompensé <em>The Messenger</em> de Oren Moverman, un film avec Woody Harrelson ayant pour toile de fond la guerre en Irak. Le Prix du Jury a été décerné à deux films : <em>Precious</em> de <strong>Lee Daniels </strong>et <em>Sin Nombre</em> de <strong>Cary Joji Fukunaga</strong>.</p>
<p><em>Humpday</em> de <strong>Lynn Shelton</strong> a reçu le Prix de la Révélation Cartier. C&#8217;est la réalisatrice, scénariste et actrice <strong>Maïwenn</strong> qui présidait le jury Révélation cette année (jury récompensant un film pour ses qualités novatrices).</p>
<p>M&#8217;étant rendu au festival avec un ami cinéphile, je vous livre ici mes premières impressions sur les films et documentaires que j&#8217;ai pu y voir.</p>
<p><span id="more-1476"></span></p>
<h2>Les films en compétition</h2>
<p>Comme à son habitude, le <strong>festival du film américain de Deauville</strong> sélectionne en compétition des premiers films, ou du moins des œuvres de réalisateurs non confirmés. Une programmation souvent inégale, donc, mais qui réserve quelques agréables surprises.</p>
<h3 lang="en">Cold Souls</h3>
<p>Du côté des déceptions, <em>Cold Souls</em>, de <strong>Sophie Barthes</strong>, laisse le spectateur en dehors d&#8217;un récit confus et assez plat. Si le film réserve quelques scènes plutôt drôles, essentiellement dues à l&#8217;interprétation convaincante de l&#8217;acteur <strong>Paul Giamatti</strong>, il ne parvient pas à développer de façon intéressante une idée de base déjà bancale et casse-gueule (un comédien en pleine crise existentielle fait appel aux services d&#8217;une agence qui propose à ses clients de les soulager du poids de leur âme). On n&#8217;adhère jamais vraiment à la dimension surréaliste plutôt mal intégrée de l&#8217;histoire, et l&#8217;ensemble finit par manquer totalement d&#8217;intérêt, d&#8217;autant plus que si le comédien principal est bon, comme mentionné plus haut, son personnage est un énième quinquagénaire new-yorkais intellectuel et dépressif, comme on en a vu des dizaines dans le cinéma américain indépendant.</p>
<h3 lang="en">The Killing Room</h3>
<p><em>The Killing Room</em>, de <strong>Jonathan Liebesman</strong> (le réalisateur du film d&#8217;horreur divertissant <em>Darkness Fall</em> et de <em>The Texas Chainsaw Massacre: the Beginning</em>), malgré la présence de la charmante <strong>Chloë Sevigny</strong> (dont l&#8217;investissement sur le film <em>The Brown Bunny</em> est tout à fait remarquable), est un énième huit clos dans lequel quatre américains volontaires participent à une expérience secrète menée par la CIA &#8211; expérience dont ils ignorent bien entendu les tenants et aboutissants. Si Jonathan Liebesman parvient parfois à surprendre son spectateur, en dépit d&#8217;un pitch usé jusqu&#8217;à la corde, et à maintenir un minimum de tension grâce à une mise en scène efficace, il livre au bout du compte un film peu cohérent. Ainsi le rôle du personnage interprété par Sevigny s&#8217;avère très vain, et surtout l&#8217;expérience décrite dans le film manque singulièrement de crédibilité, malgré les efforts visibles des scénaristes pour lui donner un aspect scientifique et élaboré. <em>The Killing Room</em> se laisse donc regarder, mais vite oublier, ses nombreux défauts l&#8217;emportant largement sur ses quelques qualités formelles.</p>
<h3 lang="en">Humpday</h3>
<p>Heureusement, plusieurs films remontent le niveau, à commencer par le sympathique <em>Humpday</em>, œuvre sans prétention mais maîtrisée et très bien interprétée, qui a reçu le <strong>Prix de la Révélation Cartier</strong>. Cette histoire d&#8217;amitié entre deux copains de fac ayant suivi des voies différentes &#8211; l&#8217;un s&#8217;est marié et s&#8217;apprête à mener une vie familiale paisible, l&#8217;autre parcourt le monde et revendique sa liberté et son ouverture d&#8217;esprit &#8211; qui décident (au cours d&#8217;une soirée bien arrosée) de se filmer en train de coucher ensemble dans le cadre d&#8217;un festival de films pornographiques amateurs, est intelligente, drôle et très bien développée. Ainsi, la scénariste et réalisatrice <strong>Lynn Shelton</strong>, à partir de l&#8217;idée farfelue des deux amis, dévoile peu à peu leurs doutes, leurs angoisses et leurs motivations secrètes, jetant un regard à la fois lucide, tendre et amusé sur le couple, l&#8217;amitié et les hommes.</p>
<h3 lang="en">Youth in Revolt</h3>
<p>Film indépendant assez représentatif des conventions du genre (un adolescent intelligent mais timide et complexé tombe amoureux d&#8217;une blonde superbe et brillante), <em>Youth in Revolt</em>, de <strong>Miguel Arteta</strong>, s&#8217;en tire cependant très bien grâce à une réalisation suffisamment inspirée, un scénario riche en bonnes idées et en gags efficaces, et des comédiens jeunes (<strong>Michael Cera</strong> et la très jolie <strong>Portia Doubleday</strong>) et moins jeunes (<strong>Steve Buscemi</strong>, une icône du cinéma indépendant américain, et <strong>Ray Liotta</strong>, l&#8217;&nbsp;&raquo;affranchi&nbsp;&raquo; de Scorcese) qui servent à merveille une œuvre pleine d&#8217;une légèreté et d&#8217;un enthousiasme communicatifs.</p>
<h3 lang="es">Sin Nombre</h3>
<div id="attachment_1481" class="wp-caption alignnone" style="width: 550px"><img class="size-full wp-image-1481" title="Cary Joji Fukunaga présente son film &quot;Sin Nombre&quot; au Centre International de Deauville." src="http://www.citizenpoulpe.com/wp-content/uploads/2009/09/cary-joji-fukunaga1.jpg" alt="Cary Joji Fukunaga présente son film &quot;Sin Nombre&quot; au Centre International de Deauville." width="540" height="405" /><p class="wp-caption-text">Cary Joji Fukunaga présente son film &quot;Sin Nombre&quot; au Centre International de Deauville.</p></div>
<p>Dans un tout autre registre, <em>Sin Nombre</em>, premier film de <strong>Cary Joji Fukunaga</strong>, est une réussite, qui a d&#8217;ailleurs logiquement obtenu le <strong>Prix du Jury</strong>. Le réalisateur et scénariste aborde un sujet d&#8217;actualité difficile (l&#8217;immigration clandestine, les gangs ultra-violents d&#8217;Amérique du Sud), auquel il donne une dimension romantique tout en privilégiant un traitement très sobre qui lui permet, et c&#8217;est tout à son honneur, d&#8217;éviter le misérabilisme et le pathos. A la fois réaliste, émouvant et très prenant, <em>Sin Nombre</em> est  bien maîtrisé pour un premier film, et bénéficie de l&#8217;interprétation de deux jeunes comédiens excellents, <strong>Edgar M. Flores</strong> et <strong>Paulina Gaitan</strong>. Indéniablement un des films en compétition les plus saisissants.</p>
<h2>Les films en avant-première</h2>
<h3>District 9</h3>
<p>Premier film de <strong>Neill Blomkamp</strong> en tant que réalisateur (il a signé les effets spéciaux de plusieurs séries TV connues, dont <em>Stargate</em>, <em>Dark Angel</em> et <em>Smallville</em>), <em>District 9</em> est incontestablement l&#8217;un des incontournables de la rentrée cinématographique 2009.</p>
<p>En voici un bref résumé : un vaisseau extraterrestre stationne au dessus de la ville de Johannesbourg. Ses occupants, des gros crustacés venus d’une planète inconnue, sont parqués dans le District 9, sorte de vaste déprave urbaine. 28 ans plus tard, le MNU (<span lang="en">Multi-National United</span>), est chargé des les déplacer hors de la ville, les extraterrestres devenant de plus en plus impopulaires et gênants pour les autorités. Wikus van de Merwe, un jeune blanc bec sans expérience fraîchement marié à la fille du responsable du MNU, est nommé responsable de l&#8217;évacuation.</p>
<p>Produit par <strong>Peter Jackson</strong>, ce film totalement indépendant &#8211; et cela se ressent au niveau du ton &#8211; allie un propos intelligent, une narration dynamique et maîtrisée (souvent complexe, notamment au début), une réalisation efficace et inventive et d&#8217;excellents effets spéciaux (l&#8217;utilisation des effets numériques est remarquable).</p>
<p>Allusion évidente à l&#8217;apartheid (le réalisateur et scénariste est de nationalité sud-africaine), <em>District 9</em> livre un regard acide non seulement sur cet événement historique mais plus généralement sur tout phénomène de ghettoisation et d&#8217;exclusion d&#8217;une population, ainsi que sur l&#8217;homme en général, le seul personnage véritablement héroïque – et d’un charisme incroyable – étant un extra-terrestre, le déjà culte Christopher.</p>
<p>Ce point de vue désabusé n&#8217;a pas pour autant dissuadé Neill Blomkamp de faire un film rythmé et souvent drôle, et <em>District 9</em> est l&#8217;exemple même du divertissement intelligent et original. Sortie nationale le 16 septembre prochain.</p>
<h3 lang="en">The Informant!</h3>
<div id="attachment_1499" class="wp-caption alignnone" style="width: 550px"><img class="size-full wp-image-1499" title="Conférence de presse pour The Informant!" src="http://www.citizenpoulpe.com/wp-content/uploads/2009/09/conference-presse-informant.jpg" alt="Steven Soderbergh entouré du producteur Gregory Jacobs et du scénariste Scott Z. Burns lors de la conférence de presse du 9 septembre à Deauville." width="540" height="259" /><p class="wp-caption-text">Steven Soderbergh entouré du producteur Gregory Jacobs et du scénariste Scott Z. Burns lors de la conférence de presse du 9 septembre à Deauville.</p></div>
<p><em>The Informant</em> raconte l&#8217;histoire véridique d&#8217;un cadre supérieur du géant agroalimentaire ADM (Archer Daniel Midlands) qui collabore avec le FBI pour confondre plusieurs de ses collègues, impliqués dans des négociations internationales illicites.</p>
<p><strong>Steven Soderbergh</strong> choisit un ton humoristique pour traiter cette histoire, en raison de sa dimension absurde et de la personnalité en un sens comique du protagoniste (comme le réalisateur l&#8217;expliquait lui-même lors de la conférence de presse du 9 septembre au <strong>festival du cinéma américain de Deauville</strong>). <em>The Informant</em>, même si il dénonce les pratiques douteuses de certaines grandes entreprises et une justice plutôt bancale, est donc avant tout un film léger, très rythmé, où le spectateur s&#8217;amuse du comportement incohérent et absurde du personnage principal &#8211; très bien interprété par un <strong>Matt Damon</strong> transformé (l&#8217;acteur a pris plusieurs kilos pour le rôle) &#8211; et des situations assez délirantes qu&#8217;il engendre.</p>
<p>Bien que l&#8217;action se déroule dans les années 90, l&#8217;atmosphère et l&#8217;esthétique du film est résolument <span lang="en">seventies</span> (jusqu&#8217;aux lettres du générique), parti pris uniquement dû à l&#8217;attachement du réalisateur pour cette période.</p>
<p>Maîtrisé, drôle, <em>The Informant</em> est plaisant à voir, mais sans plus ; <em>Sexe, mensonges et vidéo</em> &#8211; le premier film de Soderbergh - demeurant à mon sens l&#8217;œuvre la plus originale et intéressante de son auteur.</p>
<h3 lang="en">Gamer (Ultimate Game)</h3>
<p>Encore un pitch vu et revu (le film est une énième variation sur un futur dominé par l&#8217;univers du virtuel et les nouvelles technologies), encore des scènes d&#8217;action &laquo;&nbsp;clippesques&nbsp;&raquo; et bordéliques, des personnages vides, et une esthétique aussi laide que celle du monde virtuel dont les cinéastes <strong>Robb Williamson et Geoff Zanelli</strong> semblent vouloir dénoncer les excès. Certes, on ne s&#8217;attend pas à autre chose et du coup on n&#8217;est pas réellement déçu ; certes, le côté gras et bourrin plutôt assumé du métrage fait un minimum sourire ; certes, il y a des belles actrices en tenue sexy, et c&#8217;est pourquoi on ne passe pas franchement un mauvais moment ; mais <em>Gamer</em> reste un film sans intérêt qui ne va même pas suffisamment loin dans la vulgarité et le second degré pour être vraiment marrant.</p>
<h2>Les docs de l&#8217;Oncle Sam</h2>
<h3 lang="en">Nightmare in red, white &amp; blue: the evolution of the American horror film</h3>
<p>Première réalisation du britannique <strong>Andrew Monument</strong>, le documentaire <em>Nightmare in red, white &amp; blue: the evolution of the American horror film</em> (produit et écrit par <strong>Joseph Maddrey</strong> d&#8217;après son propre livre) analyse l’évolution du cinéma d’horreur américain depuis ses débuts à aujourd’hui, en corrélant les films à leur contexte culturel, politique et social. Car les films d&#8217;horreur sont particulièrement représentatifs des peurs et des psychoses propres à une population et à une époque.</p>
<p>On retrouve pour ainsi dire toutes les grandes tendances du cinéma d’horreur dans <em>Nightmare in red, white and blue: the evolution of the American horror film</em> :</p>
<ul>
<li>le film de monstre des années 30-40</li>
<li>l’horreur plus suggestive aux jeux d’ombre expressionnistes dont Jacques Tourneur fut l’un des grands maîtres (<em><a href="http://www.citizenpoulpe.com/la-feline-jacques-tourneur/">La Féline</a></em>)</li>
<li>le film d’épouvante métaphorique, symbolisant une réalité sociale ou politique (le communisme dans <em>L’invasion des profanateurs de sépulture</em>, les années Reagan dans <em><a href="http://www.citizenpoulpe.com/invasion-los-angeles-john-carpenter/">Invasion Los Angeles</a></em>, la condition des femmes dans <em><a href="http://www.citizenpoulpe.com/les-femmes-de-stepford-bryan-forbes/">Les Femmes de Stepford</a></em>, la société de consommation dans <em>Zombies</em>)</li>
<li>le film d’horreur psychologique (<em>Psychose</em>)</li>
<li>les survivals des années 70 où les ennemis sont le plus souvent des humains, et qui dépeignent une violence insensée et présente dans chaque individu (<em>La dernière maison sur la gauche</em>, <em>Massacre à la tronçonneuse</em>)</li>
<li>le Grindhouse movie (<em>I drink your blood</em>)</li>
<li>le slasher et les célèbres séries des années 80 (Halloween, Freddy, Vendredi 13)</li>
<li>le gore burlesque (<em>Evil Dead</em>)</li>
<li>le « <span lang="en">torture porn</span> » (<em>Hostel</em>, <em>Saw</em>), etc.</li>
</ul>
<p>Aux nombreux extraits de films se mêlent des interviews de maîtres du genre, dont <strong>Dante</strong>, <strong>Romero</strong> et <strong>Carpenter</strong>, ce dernier nous livrant des commentaires particulièrement intéressants.</p>
<div id="attachment_1541" class="wp-caption alignnone" style="width: 550px"><img class="size-full wp-image-1541" title="Andrew Monument et Joseph Maddrey." src="http://www.citizenpoulpe.com/wp-content/uploads/2009/09/andrew-monument1.jpg" alt="Andrew Monument et Joseph Maddrey présentent leur documentaire au festival de Deauville." width="540" height="338" /><p class="wp-caption-text">Andrew Monument et Joseph Maddrey présentent leur documentaire au festival de Deauville.</p></div>
<p>Évoquant l’influence de la culture européenne (l’expressionnisme allemand, le gothique, les vampires, etc.) sur le film d’horreur américain, <em>Nightmare in red, white and blue: the evolution of the American horror film</em> s’attache plus particulièrement à montrer en quoi le cinéma d’épouvante et son évolution sont très révélateur des peurs ressenties par les américains, qu&#8217;elles soient permanentes ou plus spécifiques à une époque ; la peur du communisme, la peur du châtiment divin, la peur post 11 septembre, la peur de l’inconnu, de l’étranger, etc.</p>
<p>Bien rythmé, très riche, <em>Nightmare in red, white &amp; blue: the evolution of the American horror film</em> s’égare quelque peu sur la fin, observant le manque d’inspiration actuelle (référence à tous les remakes tournés ces dernières années) en oubliant au passage des réalisateurs contemporains plus que prometteurs (Rob Zombie), quelques réussites récentes au niveau des grosses productions (<em>Cloverfield</em>) et des films indépendants (<em><a href="http://www.citizenpoulpe.com/the-rage-robert-kurtzman/">The Rage</a></em>), ainsi que l’influence majeure du cinéma de genre asiatique (remakes américains de nombreux films dont <span lang="en">The Ring</span>, <span lang="en">The Grudge</span>, <span lang="en">The Eyes</span>, etc.). Ce documentaire souffre également d’un format et d’une esthétique très télévisuels qui limitent sa portée au cinéma.</p>
<p>Néanmoins, <em>Nightmare in red, white and blue: the evolution of the American horror film</em> intéressera tous les amateurs et passionnés de films d’horreur, et donne envie de revoir ou de découvrir de très nombreux films. On en sort donc globalement enthousiaste.</p>
<h3 lang="en">When you&#8217;re strange: a film about The Doors</h3>
<p>On attendait depuis longtemps un bon documentaire sur l&#8217;un des groupes les plus créatifs et les plus originaux de l&#8217;histoire du rock, ne serait-ce que pour prendre le contrepied du film d&#8217;Oliver Stone, bourré d&#8217;inexactitudes sur la personnalité de Morrison et surtout celle des autres membres du groupe. <em>When you&#8217;re strange: a film about The Doors</em>, réalisé par <strong>Tom DiCillo</strong> et narré par <strong>Johnny Depp</strong>, apprendra beaucoup de choses aux spectateurs qui connaissent mal l&#8217;histoire du groupe ; quant aux fans plus documentés, ils apprécieront des images d&#8217;archives et des anecdotes inédites, ainsi que des détails intéressants sur la musique des <strong>Doors</strong>. Car si le documentaire reste centré sur <strong>Jim Morrison</strong>, la personnalité la plus fascinante du groupe, il n&#8217;oublie pas de nous présenter le style et les influences de chaque musicien (Densmore, Krieger et Manzarek) ainsi que les méthodes d&#8217;enregistrement et de mixage.</p>
<p>Il existe malheureusement peu de vidéos de concerts des Doors alliant l&#8217;image et la bande sonore correspondante (le <span lang="en">live at the Hollywood Bowl</span> est l&#8217;unique concert filmé en intégral et en couleurs mais Morrison y est plutôt éteint) ; <em>When you&#8217;re strange: a film about The Doors</em> réunit toutefois un maximum d&#8217;images issues de différents concerts, afin de bien montrer l&#8217;atmosphère d&#8217;hystérie collective qui régnait dans la foule et le charisme de <strong>Morrison</strong> sur scène.</p>
<p><em>When you&#8217;re strange: a film about The Doors</em>, quitte à s&#8217;intéresser surtout au chanteur, auteur et compositeur mort en 71, aurait gagné à traiter davantage de ses paroles par le biais d&#8217;une brève analyse. Il est par exemple dommage que d&#8217;un texte comme <em>The End</em> ne soit évoqué que le célèbre <q lang="en">Mother, I want to fuck you</q>. C&#8217;est d&#8217;autant plus regrettable que les scènes purement cinématographiques où un comédien incarne le fantôme de Morrison sont totalement inutiles et peu convaincantes.</p>
<p><em>When you&#8217;re strange: a film about The Doors</em>, si il n&#8217;est donc pas exempte de défauts, est de très loin le meilleur documentaire sur le groupe, et mérite donc pleinement d&#8217;être découvert.</p>
<h2>L&#8217;invité d&#8217;honneur et les hommages</h2>
<h3>L&#8217;invité d&#8217;honneur</h3>
<p>L&#8217;invité d&#8217;honneur du 35ème <strong>festival du cinéma américain de Deauville</strong> était <strong>Harrison Ford</strong>. Plusieurs de ces films étaient donc projetés au cours du festival, dont le sympathique <em>Working Girl</em> de Mike Nichols (<em>Le Lauréat</em>, <em><a href="http://www.citizenpoulpe.com/qui-a-peur-de-virginia-woolf-mike-nichols/">Qui a peur de Virginia Woolf</a></em>), une comédie romantique traitant de la possibilité nouvelle, pour les femmes, d&#8217;accéder à des postes cadres dans les années 80. Harrison Ford, souvent très drôle dans le film, y joue aux cotés de la jolie <strong>Mélanie Griffith</strong> (quelle voix!) et de <strong>Sigourney Weaver</strong>. Looks, coiffures, musique, mentalité, point de vue sur l&#8217;entreprise et le monde du travail : le film est résolument ancré dans son époque. Drôle et plein de fraicheur.</p>
<p>Dans un autre registre, <em>Frantic</em>, de <strong>Roman Polanski</strong>, si il n&#8217;est pas le meilleur film de son auteur, est loin du polar banal auquel il est souvent réduit par certains critiques. D&#8217;inspiration hitchcockienne, le film montre un homme ordinaire (un médecin américain joué par Harrison Ford) confronté à une situation qui le dépasse totalement (sa femme est kidnappée sans raison apparente) dans un pays étranger (la France) dont il ne parle pas la langue. Le film privilégie donc un traitement très réaliste, s&#8217;attachant à rendre compte de la difficulté, pour le personnage principal, de gérer des situations auxquelles il n&#8217;est absolument pas préparé dans un univers qui lui est inconnu (le Paris des années 80). Harrison Ford a très bien compris cet aspect de son personnage et son interprétation est d&#8217;une grande justesse ; on est très loin des personnages héroïques qui l&#8217;ont rendu célèbre (même si l&#8217;acteur avait déjà abordé des rôles plus complexes entre temps, notamment dans <em>Blade Runner</em>). Certaines scènes &#8211; comme celle où Ford tente d&#8217;entrer dans un appartement en passant par les toits &#8211; sont très réussies, et la musique de <strong>Morricone</strong> est excellente. A noter, l&#8217;un des premiers rôles d&#8217;Emmanuelle Seigner et la présence de plusieurs comédiens français qu&#8217;on retrouvera ensuite surtout dans des séries TV (Yves Rénier, Gérard Klein).</p>
<h3>Les hommages</h3>
<p>Le festival a également été le cadre d&#8217;hommages à <strong>Robin Wright Penn</strong>, <strong>Andy Garcia</strong>, au trio de scénaristes <strong>David Zucker, Jim Abrahams et Jerry Zucker</strong> (<em>Hamburger Film Sandwich</em>) et au réalisateur culte <strong>Robert Aldrich</strong> (<em>En quatrième vitesse</em>, <em>Les douze salopards</em>). Des nuits américaines (projection de plusieurs films de 22 heures au petit matin) étaient donc consacrées à ces différentes personnalités du cinéma américain qui se sont toutes rendues au festival à l&#8217;exception, bien sûr, d&#8217;Aldrich, décédé en 1983. La nuit dédié à ce cinéaste avant gardiste (il avait été rejeté d&#8217;Hollywood dans les années 50 en raison de la dureté de ses films) a permis de revoir notamment des classiques comme <em>En quatrième vitesse</em> (le film noir culte de Richard Kelly), <em>Qu&#8217;est-il arrivé à Baby Jane</em> avec une Bette Davis remarquable, et le sanglant, drôle et cynique <em>Pas d&#8217;orchidées pour Miss Blandich</em>. Côté western, on aurait préféré <em>Fureur Apache</em> à <em>Vera Cruz</em>, qui a plutôt mal vieilli. En revanche, c&#8217;est toujours un plaisir de revoir <em>Les douze salopards</em>, film de guerre cynique et provocateur au casting extraordinaire, principale source d&#8217;inspiration de Tarantino pour <em><a href="http://www.citizenpoulpe.com/inglourious-basterds-quentin-tarantino/">Inglourious Basterds</a></em>.</p>
<p>Concernant l&#8217;hommage à <strong>Harrison Ford</strong>, on peut également s&#8217;étonner que les programmateurs aient préféré <em>Apparences</em> de Zemeckis, un film fantastique honnête mais mineur, à <em>Blade Runner</em> de Ridley Scott et <em>Mosquito Coast</em> de Peter Weir (<em><a href="http://www.citizenpoulpe.com/pique-nique-a-hanging-rock-peter-weir/">Pique-nique à Hanging Rock</a></em>), des films plus originaux et aussi des rôles plus intéressants pour l&#8217;acteur.</p>
<div id="attachment_1513" class="wp-caption alignnone" style="width: 550px"><img class="size-full wp-image-1513" title="Robin Wright Penn" src="http://www.citizenpoulpe.com/wp-content/uploads/2009/09/robin-wright-penn.jpg" alt="Robin Wright Penn" width="540" height="402" /><p class="wp-caption-text">La belle Robin Wright Penn juste avant la conférence de presse pour son film The Private Lives of Pippa Lee.</p></div>
<p>En conclusion, le <strong>festival du cinéma américain de Deauville</strong> a la mérite de promouvoir des réalisateurs encore méconnus et de faire (re)découvrir des classiques et des films en avant première. Très accessible au public, contrairement au Festival de Cannes, cet événement est un plaisir qui permet à tout spectateur muni d&#8217;un badge d&#8217;assister aux différentes conférences de presse et de voir facilement de nombreux films, entre deux baignades&#8230;</p>
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