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	<title>Citizen Poulpe &#187; Actualités</title>
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	<description>Critiques de films</description>
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		<title>Les Diables de Ken Russell : une sortie DVD très attendue</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Jan 2012 12:42:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Citizen Poulpe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Ken Russell]]></category>

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		<description><![CDATA[Film maudit par excellence, Les Diables (1971), du réalisateur britannique Ken Russell, va sortir en DVD chez BFI (British Film Institute)  le 19 mars 2012. Il s&#8217;agira de la première édition DVD digne de ce nom d&#8217;un film très difficile à voir, auréolé d&#8217;une réputation sulfureuse et qui serait le chef d’œuvre de son auteur, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_3752" class="wp-caption alignnone" style="width: 550px"><img class="size-full wp-image-3752" title="Les Diables" src="http://www.citizenpoulpe.com/wp-content/uploads/2012/01/les-diables.jpg" alt="Oliver Reed et Vanessa Redgrave dans &quot;Les Diables&quot;" width="540" height="789" /><p class="wp-caption-text">Oliver Reed et Vanessa Redgrave dans &quot;Les Diables&quot;</p></div>
<p>Film maudit par excellence, <em>Les Diables</em> (1971), du réalisateur britannique <strong>Ken Russell</strong>, va sortir en DVD chez <strong>BFI</strong> (British Film Institute)  le <strong>19 mars 2012</strong>. Il s&#8217;agira de la première édition DVD digne de ce nom d&#8217;un film très difficile à voir, auréolé d&#8217;une réputation sulfureuse et qui serait le chef d’œuvre de son auteur, disparu en novembre dernier.</p>
<p><span id="more-3748"></span></p>
<h2>A propos du film</h2>
<p>Au 17ème siècle, en France, le cardinal de Richelieu lança une chasse aux sorcières ciblant plus particulièrement le prêtre Urbain Grandier, accusé de sorcellerie. Cet événement historique, baptisé &laquo;&nbsp;l&#8217;affaire des démons de Loudun&nbsp;&raquo; (<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_des_d%C3%A9mons_de_Loudun">lire : <em>Affaire des démons de Loudun</em>, sur Wikipedia</a>), inspira au célèbre écrivain Aldous Huxley le roman <em>Les Diables de Loudun</em>, publié en 1952.</p>
<p>Le film de Ken Russell est l&#8217;adaptation cinématographique de <em>Les Diables de Loudun</em>, ainsi que de la pièce de John Whiting <em>Les Diables</em>, déjà basée sur le roman. C&#8217;est l&#8217;acteur <strong>Oliver Reed</strong> (vu entre autres dans <em>Chromosome 3</em>, de Cronenberg ; <em>Les Damnés</em>, de Joseph Losey) qui incarne Urbain Grandier à l&#8217;écran. Le casting comprend également <strong>Vanessa Redgrave</strong>, célèbre actrice qui tourna sous la direction de Lumet, Ivory, Pacino, Gray, De Palma, Losey, etc.</p>
<p>Le mélange de violence, de sexe et de religion choqua beaucoup à l&#8217;époque, ce qui explique que le film fut très peu diffusé et même censuré (les scènes jugées les plus scandaleuses et blasphématoires furent coupées suite à des remontages).</p>
<p>A noter que la religion et le sexe sont des thèmes récurrents dans l’œuvre de Ken Russell, qu&#8217;il explora notamment dans un autre de ses classiques, <em>Les Jours et les nuits de China Blue</em>, avec Kathleen Turner et Anthony Perkins.</p>
<h2>L&#8217;édition DVD</h2>
<p>Le site <a href="http://www.forgottensilver.net/">Forgotten Silver</a> a publié un article intéressant et plutôt complet sur la future édition DVD :</p>
<ul>
<li><a href="http://www.forgottensilver.net/2011/11/12/les-diables-en-dvd-chez-bfi/">Lire : <em>Les Diables en dvd chez BFI</em></a></li>
</ul>
<p>De son côté, le <a href="http://www.bfi.org.uk/">site officiel du British Film Institute</a> a annoncé la sortie du film en DVD :</p>
<ul>
<li><a href="http://www.bfi.org.uk/news/143">Lire : <em lang="en">BFI brings The Devils to DVD for the first time</em></a></li>
</ul>
<h2>L&#8217;aura des films maudits</h2>
<p>S&#8217;il connait par définition un échec commercial lors de sa sortie au cinéma, le film dit &laquo;&nbsp;maudit&nbsp;&raquo; a cette particularité de jouir ensuite d&#8217;une aura qui fascine la plupart des cinéphiles. Comme l&#8217;artiste incompris de son vivant, les critiques voire le rejet violent qu&#8217;il provoque dès ses premières projections ne donnent que plus de tranchant et de mystère aux louanges fiévreuses que les initiés expriment des années plus tard à son sujet, tandis qu&#8217;il poursuit une sorte de parcours souterrain qui entretient le mythe.</p>
<p>On peut facilement établir les conditions de base qui permettent d&#8217;attribuer le qualificatif grandiloquent et dramatique de &laquo;&nbsp;maudit&nbsp;&raquo; à un film : une distribution chaotique qui le rend pratiquement invisible ; un sujet et un traitement qui ébranlent les mœurs de l&#8217;époque ou du moins choquent une partie du public et de la critique ; et, bien sûr, des qualités cinématographiques qui, conjuguées à l&#8217;audace du projet, lui valent d&#8217;abord une réputation aussi flatteuse que confidentielle, puis une (tardive) reconnaissance.</p>
<p>En option : un tournage orageux, et un remontage dégueulasse imposé par des producteurs cyniques, qui constitue un obstacle supplémentaire à la découverte de l’œuvre telle que son auteur l&#8217;avait souhaitée, et est donc facteur de nouvelles incompréhensions ; aujourd&#8217;hui encore, les gens qui découvrent la version courte (et ratée) de <em><a href="http://www.citizenpoulpe.com/la-porte-du-paradis-michael-cimino/">La Porte du paradis</a></em> (la seule disponible en zone 2 et aussi la seule à être diffusée à la télévision en France) sont sûrement perplexes face à l&#8217;enthousiasme ô combien justifié de tous ceux qui ont vu le dernier chef d’œuvre de Michael Cimino dans son intégralité.</p>
<div id="attachment_536" class="wp-caption alignnone" style="width: 550px"><img class="size-full wp-image-536" title="Isabelle Huppert et Kris Kristofferson dans &quot;La Porte du Paradis&quot;" src="http://www.citizenpoulpe.com/wp-content/uploads/2007/12/huppert-kristofferson.jpg" alt="Isabelle Huppert et Kris Kristofferson dans &quot;La Porte du paradis&quot;" width="540" height="233" /><p class="wp-caption-text">Isabelle Huppert et Kris Kristofferson dans &quot;La Porte du paradis&quot;</p></div>
<p>Autre aspect récurrent : la présence d&#8217;un acteur reconnu dans un total contre emploi. Citons par exemple Sean Connery qui, à l&#8217;époque de la sortie de <em lang="en"><a href="http://www.citizenpoulpe.com/the-offence-sidney-lumet/">The Offence</a></em> (1972), était encore un agent secret glamour et rassurant pour la majeure partie du public et des critiques, et par conséquent ne pouvait se retrouver aussi brusquement dans la peau d&#8217;un inspecteur hanté par le mal, errant dans une banlieue sordide, sans provoquer la stupeur et le malaise.</p>
<div id="attachment_2601" class="wp-caption alignnone" style="width: 550px"><img class="size-full wp-image-2601" title="Sean Connery et Trevor Howard" src="http://www.citizenpoulpe.com/wp-content/uploads/2007/12/sean-connery-trevor-howard.jpg" alt="Sean Connery et Trevor Howard dans &quot;The Offence&quot;" width="540" height="319" /><p class="wp-caption-text">Sean Connery et Trevor Howard dans &quot;The Offence&quot;</p></div>
<p>Ou encore Marlon Brando, symbole de virilité par excellence, qui dans <em><a href="http://www.citizenpoulpe.com/reflets-dans-un-oeil-d-or-john-huston/">Reflets dans un œil d&#8217;or</a></em> incarne &#8211; avec génie &#8211; un militaire rigide qui n&#8217;assume pas son homosexualité. Le film de John Huston sera d&#8217;ailleurs projeté dans une version colorisée très loin des intentions du metteur en scène, avant d&#8217;être enfin plongé dans les teintes dorées qui lui donnent tout son cachet grâce à un très beau travail de restauration, effectué il y a quelques années à l&#8217;occasion de l&#8217;édition DVD du film.</p>
<div id="attachment_496" class="wp-caption alignnone" style="width: 550px"><img class="size-full wp-image-496" title="Marlon Brando" src="http://www.citizenpoulpe.com/wp-content/uploads/2007/12/marlon-brando-reflets.jpg" alt="Marlon Brando dans &quot;Reflets dans un oeil d'or&quot;" width="540" height="227" /><p class="wp-caption-text">Marlon Brando dans &quot;Reflets dans un oeil d&#39;or&quot;</p></div>
<p>Outre ceux déjà cités, citons parmi les films maudits le <em><a href="http://www.citizenpoulpe.com/cruising-william-friedkin/">Cruising</a></em> (1980) de William Friedkin, où la déambulation tortueuse d&#8217;un Pacino désorienté dans l&#8217;univers cuir SM fut plutôt mal reçue, et comprise, par les critiques et le grand public à l&#8217;époque &#8211; sans parler des milliers d&#8217;homosexuels qui s&#8217;étaient crus (à tort) stigmatisés. Avant sa sortie relativement récente en DVD, ce film &#8211; qui compte assurément parmi les meilleurs de son réalisateur &#8211; était très difficile à voir.</p>
<p>Sans compter les films qui ne furent tout simplement jamais terminés ; il en va ainsi de <em>L&#8217;Enfer</em> de Clouzot (<a href="http://www.citizenpoulpe.com/l-enfer-d-henri-georges-clouzot-serge-bromberg-et-ruxendra-medrea/">lire : <em>L’Enfer, d’Henri-Georges Clouzot</em></a>), dont le titre prémonitoire s&#8217;applique fort bien à son tournage inachevé, ponctué entre autres par le départ de Serge Reggiani et le malaise cardiaque du réalisateur.</p>
<div id="attachment_1803" class="wp-caption alignnone" style="width: 550px"><img class="size-full wp-image-1803  " title="Romy Schneider" src="http://www.citizenpoulpe.com/wp-content/uploads/2009/11/lenfer-clouzot-romy-schneider.jpg" alt="Romy Schneider dans &quot;L'Enfer&quot; de Clouzot" width="540" height="304" /><p class="wp-caption-text">Romy Schneider dans &quot;L&#39;Enfer&quot;, film inachevé d&#39;Henri-Georges Clouzot</p></div>
<p>Incontestablement, <em>Les Diables</em> fait partie de cette &laquo;&nbsp;race&nbsp;&raquo; de films mystérieux et fascinants, et c&#8217;est donc tout naturellement que sa sortie en DVD, qui plus est dans une édition qui devrait lui rendre justice, est l&#8217;une des excellentes nouvelles cinématographiques de ce début d&#8217;année 2012.</p>
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		<title>L&#8217;adaptation de Glamorama par Roger Avary renait de ses cendres</title>
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		<pubDate>Thu, 24 Nov 2011 11:37:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Citizen Poulpe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Bret Easton Ellis]]></category>
		<category><![CDATA[Glamorama]]></category>
		<category><![CDATA[Roger Avary]]></category>

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		<description><![CDATA[Longtemps en stand-by, le projet d&#8217;adaptation par Roger Avary de Glamorama, le roman de Bret Easton Ellis, est plus que jamais d&#8217;actualité. Tournage du film prévu courant 2012 Le réalisateur de Killing Zoe et Les Lois de l&#8217;attraction (lequel est à ce jour la meilleure adaptation cinématographique d&#8217;un roman de Ellis), mais aussi co-auteur de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_3631" class="wp-caption alignnone" style="width: 550px"><img class="size-full wp-image-3631" title="Roger Avary" src="http://www.citizenpoulpe.com/wp-content/uploads/2011/11/roger-avary.jpg" alt="Roger Avary" width="540" height="352" /><p class="wp-caption-text">Le réalisateur et scénariste Roger Avary</p></div>
<p>Longtemps en stand-by, le projet d&#8217;adaptation par <strong>Roger Avary</strong> de <em>Glamorama</em>, le roman de <strong>Bret Easton Ellis</strong>, est plus que jamais d&#8217;actualité.</p>
<p><span id="more-3630"></span></p>
<h2>Tournage du film prévu courant 2012</h2>
<p>Le réalisateur de <em lang="en">Killing Zoe</em> et <em>Les Lois de l&#8217;attraction</em> (lequel est à ce jour la meilleure adaptation cinématographique d&#8217;un roman de Ellis), mais aussi co-auteur de <em lang="en">Pulp Fiction</em>, a terminé le script récemment et devrait <strong>tourner le film courant 2012</strong>.</p>
<p>Bret Easton Ellis a lui même &laquo;&nbsp;twitté&nbsp;&raquo; à propos du scénario d&#8217;Avary : <q lang="en">Just finished reading Roger Avary’s adaptation of <em>Glamorama</em> which he will direct next year. Hilarious, horrific, sad. He’s a mad genius.</q> Un jugement qui fait espérer le meilleur pour ce film, le premier de Roger Avary depuis 2002, date de sortie de <em>Les Lois de l&#8217;attraction</em> &#8211; si l&#8217;on excepte <em>Glitterati</em> (2005), long-métrage qui ne donna lieu qu&#8217;à des projections privées.</p>
<p>En revanche, Avary a entre temps écrit <em lang="en">Silent Hill</em> (2006) de Christophe Gans et co-écrit (avec Neil Gaiman) <em>Beowulf</em> (2007) de Robert Zemeckis.</p>
<p>Il faut souligner qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;un projet ambitieux, <em>Glamorama</em> étant sans doute l&#8217;œuvre la plus complexe d&#8217;Ellis sur le plan de la narration, de la trame et de la structure. Pour résumer, le roman suit le parcours chaotique d&#8217;un jeune mannequin new-yorkais égocentrique (le narrateur) &#8211; dont la devise est <q lang="en">the better you look, the more you see</q> (traduit dans l&#8217;édition française par <q>plus tu es sublime, plus tu es lucide</q>) &#8211; qui se retrouve malgré lui empêtré dans une affaire de terrorisme international.</p>
<h2>Roger Avary au Paris International Fantastic Film Festival (PIFFF)</h2>
<p>Roger Avary est en ce moment membre du jury du <a href="http://www.pifff.fr/">PIFFF</a> (Paris International Fantastic Film Festival), qui se tient du 23 au 27 novembre 2011 au cinéma Gaumont Opéra Capucines. Il s&#8217;agit de la toute première édition d&#8217;un festival porté par <a href="http://www.mad-movies.com/" lang="en">Mad Movies</a> auquel on souhaite une très longue vie.</p>
<h2>A lire également :</h2>
<ul>
<li><em><a href="http://www.citizenpoulpe.com/lunar-park-le-film/">Lunar Park : le film</a></em></li>
<li><em lang="en"><a href="http://www.citizenpoulpe.com/the-informers-gregor-jordan/">The Informers</a></em>, d&#8217;après Bret Easton Ellis
</ul>
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		</item>
		<item>
		<title>Carnage, de Polanski : infos et bande-annonce en VO</title>
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		<pubDate>Wed, 12 Oct 2011 15:00:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Citizen Poulpe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Christoph Waltz]]></category>
		<category><![CDATA[Jodie Foster]]></category>
		<category><![CDATA[John C. Reilly]]></category>
		<category><![CDATA[Kate Winslet]]></category>
		<category><![CDATA[Roman Polanski]]></category>

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		<description><![CDATA[Film de Roman Polanski Titre original : Carnage Date de sortie en France : 7 décembre 2011 Scénario : Roman Polanski et Yasmina Reza, d&#8217;après sa pièce &#171;&#160;Le Dieu du carnage&#160;&#187; Photographie : Paweł Edelman Montage : Hervé de Luze Avec : Kate Winslet, Christoph Waltz, Jodie Foster, John C. Reilly Carnage, le dernier film [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_3550" class="wp-caption alignnone" style="width: 550px"><img class="size-full wp-image-3550" title="John C. Reilly, Jodie Foster, Christoph Waltz et Kate Winslet" src="http://www.citizenpoulpe.com/wp-content/uploads/2011/09/john-c-reilly-jodie-foster-kate-winslet-christoph-waltz-dans-carnage.jpg" alt="John C. Reilly, Jodie Foster, Christoph Waltz et Kate Winslet dans &quot;Carnage&quot;" width="540" height="246" /><p class="wp-caption-text">John C. Reilly, Jodie Foster, Christoph Waltz et Kate Winslet dans &quot;Carnage&quot;</p></div>
<p><strong>Film de Roman Polanski</strong><br />
Titre original : <em>Carnage</em><br />
Date de sortie en France : 7 décembre 2011<br />
Scénario : Roman Polanski et Yasmina Reza, d&#8217;après sa pièce &laquo;&nbsp;Le Dieu du carnage&nbsp;&raquo;<br />
Photographie : Paweł Edelman<br />
Montage : Hervé de Luze<br />
Avec : Kate Winslet, Christoph Waltz, Jodie Foster, John C. Reilly</p>
<p><em>Carnage</em>, le dernier film de <strong>Roman Polanski</strong> (après le brillant et récompensé <em lang="en">The Ghost Writer</em>), a bénéficié d&#8217;un accueil très favorable à la 68ème édition de la <strong>Mostra de Venise</strong>, le prestigieux festival de cinéma italien, même si le fameux Lion d&#8217;or a été décerné à <em>Faust</em>, d&#8217;Alexandre Sokurov.</p>
<p><em>Carnage</em> sortira dans les salles françaises le 7 décembre 2011. En attendant, retrouvez quelques informations sur le film et la bande-annonce officielle.</p>
<p><span id="more-3548"></span></p>
<h2>Résumé</h2>
<p>Deux couples de new-yorkais décident de passer la soirée ensemble après que leurs enfants se soient bagarrés à l&#8217;école&#8230;</p>
<h2>Le trailer de <em>Carnage</em> en VO</h2>
<p>Voici la bande-annonce officielle du film, en version originale :</p>
<p><iframe src="http://www.youtube.com/embed/xxX02-KdsXM" frameborder="0" width="560" height="345"></iframe></p>
<h2>A propos du film</h2>
<p>Le scénario a été écrit par <strong>Roman Polanski</strong> et la française <strong>Yasmina Reza</strong>, d&#8217;après la pièce de cette dernière, intitulée <em>Le Dieu du carnage</em>. La pièce, mise en scène par l&#8217;auteur elle-même, a été jouée sur les planches par Isabelle Huppert, André Marcon, Valérie Bonneton et Éric Elmosnino (<em><a href="http://www.citizenpoulpe.com/gainsbourg-vie-heroique-joann-sfar/">Gainsbourg, vie héroïque</a></em>).</p>
<div id="attachment_3551" class="wp-caption alignnone" style="width: 550px"><img class="size-full wp-image-3551 " title="Roman Polanski" src="http://www.citizenpoulpe.com/wp-content/uploads/2011/09/roman-polanski-carnage.jpg" alt="Roman Polanski sur le tournage de &quot;Carnage&quot;." width="540" height="348" /><p class="wp-caption-text">Roman Polanski sur le tournage de &quot;Carnage&quot;. On aperçoit Jodie Foster en arrière plan.</p></div>
<p>L&#8217;action de <em>Carnage</em> ou du moins sa majeure partie se déroule dans un appartement ; il s&#8217;agit donc d&#8217;un huis-clos mettant en scène quatre personnages. Un exercice dans lequel Roman Polanski excelle : on se souvient du brillant <em>Répulsion</em> (1965), avec Catherine Deneuve, qui se passe essentiellement dans l&#8217;appartement de son héroïne tourmentée, et de <em>La Jeune Fille et la Mort</em> (1994), avec Sigourney Weaver et Ben Kingsley. On devine donc qu&#8217;il a retrouvé, avec <em>Carnage</em>, un type de situation qu&#8217;il affectionne particulièrement.</p>
<p><em>Carnage</em> se situe plutôt dans le registre de la &laquo;&nbsp;comédie noire&nbsp;&raquo;. Un autre aspect de la pièce qui n&#8217;aura pas manqué de séduire le réalisateur.</p>
<h2>Le casting</h2>
<p>Le casting du film est prestigieux : Jodie Foster et Kate Winslet sont deux actrices de très grande classe, qui se distinguent évidemment par leur talent mais également par leurs choix de carrière, souvent judicieux.</p>
<p><strong>Jodie Foster</strong>, révélée par son rôle de prostituée mineure dans <em lang="en">Taxi Driver</em> de Martin Scorsese, a tourné notamment avec Jonathan Demme (qui lui offrit le rôle principal de l&#8217;un des polars cultes des années 90, <em>Le Silence des agneaux</em>), David Fincher (<em lang="en">Panic Room</em>), Woody Allen (<em>Ombres et brouillard</em>) et Spike Lee (dans <em lang="en">Inside Man</em>, un polar intelligent avec Clive Owen et Denzel Washington). Avec beaucoup d&#8217;élégance et de pudeur, cette comédienne &#8211; et réalisatrice &#8211; a toujours su rester totalement en marge du star system, loin des paillettes hollywoodiennes.</p>
<div id="attachment_3552" class="wp-caption alignnone" style="width: 550px"><img class="size-full wp-image-3552" title="Kate Winslet, Christoph Waltz, John C. Reilly et Jodie Foster" src="http://www.citizenpoulpe.com/wp-content/uploads/2011/09/kate-winslet-christoph-waltz-jodie-foster-john-c-reilly-dans-carnage.jpg" alt="Kate Winslet, Christoph Waltz, John C. Reilly et Jodie Foster dans &quot;Carnage&quot;" width="540" height="344" /><p class="wp-caption-text">Kate Winslet, Christoph Waltz, John C. Reilly et Jodie Foster</p></div>
<p>De son côté, la britannique <strong>Kate Winslet</strong>, après avoir débuté sa carrière en 1994 chez Peter Jackson (<em>Créatures célestes</em>, inspiré d&#8217;un fait divers), s&#8217;est illustrée dans le moite, sensuel et étouffant <em lang="en">Holy Smoke</em> (1998) de Jane Campion, avec Harvey Keitel ; dans le dernier film d&#8217;Alan Parker à ce jour, l&#8217;honnête mais mineur <em>La Vie de David Gayle</em> (2003) ; juste avant de briller dans le poétique <em lang="en">Eternal Sunshine of the Spotless Mind</em> (2004) de Michel Gondry, aux côtés de Jim Carrey, Kirsten Dunst et Mark Ruffalo. Elle est également très juste dans <em lang="en">Little Children</em>, l&#8217;intéressant mais inégal film de Todd Field, et bien entendu dans <em>Les Noces rebelles</em>, de Sam Mendes, film qui égratigne l&#8217;idéal familial américain des années 50 et dans lequel elle retrouva Leonardo DiCaprio, dix ans après le naufrage mielleux mis en scène par James Cameron.</p>
<p>Figurent également au casting de <em>Carnage</em> l&#8217;acteur autrichien-allemand <strong>Christoph Waltz</strong>, révélé par Quentin Tarantino dans <em lang="en">Inglourious Basterds</em>, où il excelle dans le rôle d&#8217;un colonel allemand sadique et extravagant (il jouera d&#8217;ailleurs dans le prochain film de Tarantino, un western spaghetti), et <strong>John C.Reilly</strong>, révélé par <em>Outrages</em>, de Brian de Palma. S&#8217;illustrant le plus souvent dans un second rôle, Reilly a notamment joué dans <em>Ombres et brouillard</em>, <em>Le Veilleur de nuit</em>, <em lang="en">Boogie Nights</em>, <em>La Ligne rouge</em>, <em>Magnolia</em>, <em lang="en">Gangs of New York</em>, <em lang="en">The Hours</em> et plus récemment <em lang="en">We need to talk about Kevin</em>, en compétition au Festival de Cannes 2011. Film qui, comme <em>Carnage</em>, lui donna un rôle de premier plan.</p>
<h2>A lire également :</h2>
<ul>
<li><a href="http://www.citizenpoulpe.com/the-ghost-writer-roman-polanski/">Critique de <em lang="en">The Ghost Writer</em></a>, de Roman Polanski</li>
</ul>
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		</item>
		<item>
		<title>Chiens de Paille : le remake à l&#8217;affiche en novembre 2011</title>
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		<pubDate>Wed, 29 Jun 2011 16:20:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Citizen Poulpe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Alexander Skarsgård]]></category>
		<category><![CDATA[James Marsden]]></category>
		<category><![CDATA[Kate Bosworth]]></category>
		<category><![CDATA[Rod Lurie]]></category>

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		<description><![CDATA[Sam Peckinpah avait provoqué un scandale, en 1971, avec son excellent film Les Chiens de paille, réflexion brillante sur la violence servie par les interprétations de Dustin Hoffman et Susan Georges. Volontairement choquant et ambigu, le film avait suscité des controverses importantes à l&#8217;époque &#8211; il avait d&#8217;ailleurs été interdit en Angleterre &#8211; notamment en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_3337" class="wp-caption alignnone" style="width: 550px"><img class="size-full wp-image-3337 " title="Chiens de Paille" src="http://www.citizenpoulpe.com/wp-content/uploads/2011/06/straw-dogs-chiens-de-paille-2011.jpg" alt="Chiens de Paille (2011)" width="540" height="288" /><p class="wp-caption-text">James Marsden dans &quot;Chiens de Paille&quot; (2011), le remake du fameux film de Sam Peckinpah.</p></div>
<p><strong>Sam Peckinpah</strong> avait provoqué un scandale, en 1971, avec son excellent film <em><a href="http://www.citizenpoulpe.com/les-chiens-de-paille-sam-peckinpah/">Les Chiens de paille</a></em>, réflexion brillante sur la violence servie par les interprétations de Dustin Hoffman et Susan Georges. Volontairement choquant et ambigu, le film avait suscité des controverses importantes à l&#8217;époque &#8211; il avait d&#8217;ailleurs été interdit en Angleterre &#8211; notamment en raison d&#8217;une scène de viol pour laquelle Peckinpah fut soupçonné, injustement à mon avis, de complaisance.</p>
<p>Un remake tourné par <strong>Rod Lurie</strong> (<em>Manipulations</em>) va sortir en France le <strong>9 novembre 2011</strong>. Le projet laisse un peu perplexe, tant le film de Peckinpah n&#8217;a rien perdu de sa force et de son caractère dérangeant aujourd&#8217;hui &#8211; on voit donc difficilement ce que pourrait apporter le remake. Mais attendons de voir&#8230;</p>
<p><span id="more-3336"></span></p>
<p>Pour rappel, <em><a href="../les-chiens-de-paille-sam-peckinpah/">Les  Chiens de paille</a></em> raconte l&#8217;histoire d&#8217;un mathématicien pacifiste et de son épouse qui partent vivre dans la campagne anglaise pour fuir la violence urbaine. Mais des petites frappes locales, attirées par la femme, vont peu à peu menacer leur tranquillité&#8230;</p>
<p>Le rôle de David Sumner, tenu par Dustin Hoffman dans l&#8217;original, est ici repris par <strong>James Marsden</strong>, qui incarne notamment le mari de Cameron Diaz dans le film <em lang="en">The Box</em>, le dernier navet du pourtant talentueux Richard Kelly (<em>Donnie Darko</em>).</p>
<div id="attachment_3338" class="wp-caption alignnone" style="width: 550px"><img class="size-full wp-image-3338 " title="Alexander Skarsgård" src="http://www.citizenpoulpe.com/wp-content/uploads/2011/06/Alexander-Skarsgård-straw-dogs-chiens-de-paille-2011.jpg" alt="Alexander Skarsgård dans &quot;Chiens de Paille&quot; (2011)" width="540" height="374" /><p class="wp-caption-text">Alexander Skarsgård dans &quot;Chiens de Paille&quot; (2011)</p></div>
<p>Charlie, le mauvais garçon qui s&#8217;intéresse d&#8217;un peu trop près à l&#8217;épouse de David, est interprété par <strong>Alexander Skarsgård</strong>, le comédien suédois rendu célèbre par la série <em lang="en">True Blood</em>, d&#8217;Alan Ball, dans laquelle il tient le rôle d&#8217;Eric. Ben Stiller lui avait également offert un rôle dans sa comédie <em lang="en">Zoolander</em> (2001). Sa présence devrait séduire une partie du public.</p>
<p>Enfin, l&#8217;épouse de David, Amy Sumner, est jouée par <strong>Kate Bosworth</strong>, que l&#8217;on peut voir dans <em lang="en">Superman Returns</em>, <em lang="en">Wonderland</em> et aussi dans <em>Les Lois de l&#8217;attraction</em>, adaptation par Roger Avary du roman éponyme de Bret Easton Ellis.</p>
<div id="attachment_3339" class="wp-caption alignnone" style="width: 550px"><img class="size-full wp-image-3339" title="Kate Bosworth" src="http://www.citizenpoulpe.com/wp-content/uploads/2011/06/straw-dogs-chiens-de-paille-Kate-Bosworth.jpg" alt="Kate Bosworth dans &quot;Chiens de Paille&quot; (2011)" width="540" height="361" /><p class="wp-caption-text">Kate Bosworth</p></div>
<h2><em>Chiens de Paille </em>(2011) : liens utiles</h2>
<ul>
<li>Comme souvent ces temps-ci, le <span lang="en">trailer</span> officiel révèle à peu près tout ce qui se passe dans le film ; je le déconseillerais donc vivement à toute personne n&#8217;ayant pas vu l&#8217;original. Sinon, cliquez sur le lien suivant : <a href="http://www.youtube.com/watch?v=jSJSJ8DCl00">Voir le <span lang="en">trailer</span> du film <em>Chiens de Paille</em> (2011) sur YouTube</a>.</li>
<li>Consulter <a href="http://www.imdb.com/title/tt0999913/">la fiche IMDb du film</a>.</li>
<li><a href="http://www.citizenpoulpe.com/les-chiens-de-paille-sam-peckinpah/">Lire la critique du film <em>Les Chiens de paille</em> (l&#8217;original) sur Citizen Poulpe</a>.</li>
</ul>
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		<item>
		<title>The Lords of Salem, le prochain film de Rob Zombie</title>
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		<pubDate>Tue, 15 Mar 2011 23:57:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Citizen Poulpe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Rob Zombie]]></category>

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		<description><![CDATA[Le tournage du prochain film de Rob Zombie, The Lords of Salem, va commencer au mois d&#8217;avril prochain. Rob Zombie Il y a des réalisateurs qui parviennent à créer un univers dès leurs premiers films. C&#8217;est indéniablement le cas de Rob Zombie : La maison des 1000 morts et The Devil&#8217;s Rejects (la suite du [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_3195" class="wp-caption alignnone" style="width: 508px"><img class="size-full wp-image-3195" title="Rob Zombie" src="http://www.citizenpoulpe.com/wp-content/uploads/2011/03/Rob-Zombie.jpg" alt="Rob Zombie" width="498" height="340" /><p class="wp-caption-text">Rob Zombie</p></div>
<p>Le tournage du prochain film de <strong>Rob Zombie</strong>, <em lang="en">The Lords of Salem</em>, va commencer au mois d&#8217;avril prochain.</p>
<p><span id="more-3194"></span></p>
<h2>Rob Zombie</h2>
<p>Il y a des réalisateurs qui parviennent à créer un univers dès leurs premiers films. C&#8217;est indéniablement le cas de <strong>Rob Zombie</strong> : <em>La maison des 1000 morts</em> et <em lang="en">The Devil&#8217;s Rejects</em> (la suite du premier) comptent parmi les films d&#8217;horreur les plus créatifs et originaux de ces dernières années. Ces œuvres atypiques, aux qualités cinématographiques évidentes, ont bousculé un cinéma de genre souvent enfermé dans ses propres conventions, trop rarement ambitieux et cédant volontiers à toutes sortes de facilités. Avec ses références aussi prestigieuses (<em>Massacre à la tronçonneuse</em>, <em><a href="../la-horde-sauvage-sam-peckinpah/">La horde sauvage</a></em>) que digérées, le cinéma de Rob Zombie est diablement inventif, jusqu&#8217;au-boutiste et doté d&#8217;un véritable cachet.</p>
<p>Qu&#8217;il s&#8217;agisse d&#8217;un délire cauchemardesque aussi réjouissant que terrifiant (<em>La maison des 1000 morts</em>) ou d&#8217;un western moderne sordide et au point de vue volontairement troublant (<em lang="en">The Devil&#8217;s Rejects</em>), ces deux premiers films nous embarquent dans un univers totalement inédit au sein duquel le spectateur dérive sans avoir la moindre idée de l&#8217;endroit où il va se retrouver, hypnotisé par une réalisation inventive, une B.O génialement utilisée et un scénario émergé d&#8217;une eau poisseuse du Texas.</p>
<div id="attachment_3198" class="wp-caption alignnone" style="width: 510px"><img class="size-full wp-image-3198  " title="The Devil's Rejects" src="http://www.citizenpoulpe.com/wp-content/uploads/2011/03/the-devil-s-rejects.jpg" alt="Sheri Moon Zombie, Sid Haig et Otis B. Driftwood dans &quot;The Devil's Rejects&quot;" width="500" height="250" /><p class="wp-caption-text">Sheri Moon Zombie, Sid Haig et Otis B. Driftwood dans &quot;The Devil&#39;s Rejects&quot;</p></div>
<p>Comme beaucoup de metteurs en scène qui commencent leur carrière en trombe, Rob Zombie fut rapidement remarqué par les studios, et notamment <em lang="en">The Weinstein Company</em>, studio indépendant qui a récemment produit le multi-oscarisé <em lang="en">The King&#8217;s Speech</em> (<em>Le discours d&#8217;un roi</em>). <em lang="en">The Weinstein Company</em> finança son troisième et quatrième film en tant que réalisateur et scénariste, <em lang="en">Halloween</em> (remake du célèbre film de John Carpenter) et <em lang="en">Halloween 2</em>. Pour le premier, Zombie eut la bonne idée de traiter l&#8217;enfance du redoutable Michael Myers, dans ce qui est la partie la plus intéressante du film &#8211; la suite portant sans doute trop le poids de l&#8217;original. Je n&#8217;ai pas vu <em lang="en">Halloween 2</em>, qui semble être un slasher efficace et bourrin à souhait. Une chose est certaine : si ces projets portent la marque de leur auteur, ils cantonnèrent son imagination dans un cadre bien défini dont il n&#8217;était pas évident de sortir. Et le projet de remake, aujourd&#8217;hui abandonné, du film <em lang="en"><a href="http://www.citizenpoulpe.com/the-blob-irvin-yeaworth/">The Blob</a></em> (déjà effectué en 1988, l&#8217;original &#8211; avec le tout jeune Steve McQueen &#8211; datant de 1958), aurait sans doute plus ou moins posé les mêmes problèmes.</p>
<h2><em lang="en">The Lords of Salem</em>, inspiré de l&#8217;histoire des sorcières de Salem</h2>
<p>Heureusement, le chemin de Rob Zombie a croisé celui des fondateurs de la maison de production <em lang="en">Haunted Films</em>, à savoir Jason Blum, Steven Schneider, et Oren Peli &#8211; maison qui finança <em lang="en">Paranormal Activity</em>, une référence un peu douteuse mais passons&#8230; L&#8217;essentiel est que Rob Zombie a immédiatement obtenu carte blanche pour réaliser le projet qu&#8217;il souhaitait &#8211; chose qui devenait apparemment difficile avec <em lang="en">The Weinstein Company</em>, laquelle l&#8217;aurait sérieusement incité à tourner <em lang="en">Halloween 2</em> alors que le réalisateur avait d&#8217;autres aspirations à l&#8217;époque.</p>
<p>Ainsi naquit le scénario de <em lang="en">The Lords of Salem</em>, qui s&#8217;inspire de la fascinante et authentique histoire des sorcières de Salem, dont Rob Zombie entendit parler dès son enfance dans le Massachusetts.</p>
<div id="attachment_3197" class="wp-caption alignnone" style="width: 410px"><img class="size-full wp-image-3197 " title="Le procès des sorcières de Salem" src="http://www.citizenpoulpe.com/wp-content/uploads/2011/03/le-proces-des-sorcieres-de-salem.jpg" alt="Le procès des sorcières de Salem" width="400" height="304" /><p class="wp-caption-text">Le procès des sorcières de Salem. Illustration datée de 1876.</p></div>
<p>Cet épisode obscur de l&#8217;histoire coloniale américaine se déroula en 1692 dans la ville de Salem, et fut le cadre de l&#8217;exécution d&#8217;une vingtaine d&#8217;individus (a priori tous innocents) accusés de sorcellerie (lire <em><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Sorci%C3%A8res_de_Salem">Sorcières de Salem</a></em>, sur Wikipédia). On retrouve plusieurs références plus ou moins directes à cet événement étrange et tragique dans la littérature, la télévision et le cinéma. En France, un film intitulé <em>Les sorcières de Salem</em>, avec Yves Montand et Simone Signoret, fut tourné en 1956.</p>
<p>Dans <em lang="en">The Lords of Salem</em>, Rob Zombie imagine la réapparition de personnes condamnées à l&#8217;époque sous la forme de démons revanchards&#8230; Son épouse &#8211; la jolie <strong>Sheri Moon Zombie</strong>, qui a déjà tourné dans <em>La maison des milles morts</em>, <em lang="en">The Devil&#8217;s Rejects</em> et <em lang="en">Halloween</em> &#8211; fait partie du casting. Le tournage devrait débuter à la mi avril.</p>
<p>Pour l&#8217;anecdote, <em lang="en">The Lords of Salem</em> est également le titre d&#8217;une chanson figurant sur l&#8217;album de Rob Zombie intitulé <em lang="en">Educated Horses</em>.</p>
<h2>L&#8217;affiche du film</h2>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-3196" title="The Lords of Salem" src="http://www.citizenpoulpe.com/wp-content/uploads/2011/03/the-lords-of-salem.jpg" alt="Affiche du film &quot;The Lords of Salem&quot;" width="540" height="816" /></p>
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		<item>
		<title>The Woman, le nouveau film de Lucky McKee</title>
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		<pubDate>Sat, 12 Mar 2011 16:16:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Citizen Poulpe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Lucky McKee]]></category>

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		<description><![CDATA[Lucky McKee, le réalisateur de May, revient avec un nouveau film, The Woman, fruit d&#8217;une collaboration avec le célèbre écrivain Jack Ketchum. Le film, qui a beaucoup choqué lors de sa projection au dernier Festival de Sundance, s&#8217;annonce particulièrement violent&#8230; Un premier trailer circule depuis peu sur le web (à découvrir ci-dessous). Nouvel article publié [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone size-full wp-image-3188" title="The Woman" src="http://www.citizenpoulpe.com/wp-content/uploads/2011/03/the-woman.jpg" alt="&quot;The Woman&quot;, de Lucky McKee" width="540" height="289" /></p>
<p><strong>Lucky McKee</strong>, le réalisateur de <em>May</em>, revient avec un nouveau film, <em lang="en"><a href="http://www.citizenpoulpe.com/the-woman-lucky-mckee/">The Woman</a></em>, fruit d&#8217;une collaboration avec le célèbre écrivain <strong>Jack Ketchum</strong>. Le film, qui a beaucoup choqué lors de sa projection au dernier Festival de Sundance, s&#8217;annonce particulièrement violent&#8230; </p>
<p>Un premier <strong>trailer</strong> circule depuis peu sur le web (à découvrir ci-dessous).</p>
<p>Nouvel article publié : <a href="http://www.citizenpoulpe.com/the-woman-lucky-mckee/">la critique de <em>The Woman</em></a></p>
<p><span id="more-3186"></span></p>
<h2>Lucky McKee</h2>
<p>Il y a de bonnes raisons d&#8217;être curieux et enthousiaste à l&#8217;égard du prochain <strong>Lucky McKee</strong>. Son premier long métrage, <em>May</em>, réalisé en 2002, reste encore aujourd&#8217;hui l&#8217;un des films d&#8217;horreur les plus brillants de ce début de siècle. Intelligent, original et réussi sur le plan esthétique, le film a également révélé une jeune actrice prometteuse qui est rapidement devenue la comédienne fétiche du réalisateur : <strong>Angela Bettis</strong>. Avant de la retrouver pour <em lang="en"><a href="http://www.citizenpoulpe.com/the-woman-lucky-mckee/">The Woman</a></em>, McKee la dirigea à nouveau en 2006 dans <em lang="en">Sick Girl</em>, l&#8217;un des meilleurs segments du projet <em lang="en">Masters of Horror</em>. L&#8217;actrice y joue aux côtés de la très jolie <strong>Misty Mundae</strong> (<em lang="en"><a href="http://www.citizenpoulpe.com/the-rage-robert-kurtzman/">The Rage</a></em>), aka Erin Brown.</p>
<div id="attachment_3189" class="wp-caption alignnone" style="width: 550px"><img class="size-full wp-image-3189" title="Angela Bettis et Misty Mundae" src="http://www.citizenpoulpe.com/wp-content/uploads/2011/03/angela-bettis-et-misty-mundae-dans-sick-girl.jpg" alt="Angela Bettis et Misty Mundae dans &quot;Sick Girl&quot;" width="540" height="298" /><p class="wp-caption-text">Angela Bettis et Misty Mundae</p></div>
<p>En 2006 également sortit <em lang="en">The Woods</em>, un film fantastique de facture a priori plus classique que <em>May</em>. Ce deuxième long métrage s&#8217;avéra plutôt décevant, malgré des qualités esthétiques indéniables et un pitch prometteur. Des conflits avec la production et de nombreux remontages expliqueraient, en partie du moins, l&#8217;échec du film. Deux ans plus tard, McKee connait de nouveaux déboires avec des producteurs au cours du tournage de <em lang="en">Reds</em>, adapté d&#8217;un roman de Jack Ketchum. Il est en effet remplacé après plusieurs semaines par Trygve Allister Diesen, pour des raisons inconnues.</p>
<div id="attachment_3190" class="wp-caption alignnone" style="width: 550px"><img class="size-full wp-image-3190" title="Lucky McKee" src="http://www.citizenpoulpe.com/wp-content/uploads/2011/03/The_Woman_tournage.jpg" alt="Lucky McKee sur le tournage de &quot;The Woman&quot;" width="540" height="309" /><p class="wp-caption-text">Lucky McKee sur le tournage de &quot;The Woman&quot;</p></div>
<p>Avec <em lang="en"><a href="http://www.citizenpoulpe.com/the-woman-lucky-mckee/">The Woman</a></em>, son nouveau long métrage, Lucky McKee retrouve l&#8217;univers de <strong>Jack Ketchum</strong>, puisque c&#8217;est avec lui qu&#8217;il a écrit le scénario ainsi que le roman éponyme, qui sortira en même temps que le film. Ketchum est, aux côtés d&#8217;auteurs comme Clive Barker, une des références de la littérature d&#8217;horreur américaine contemporaine. Plusieurs de ses romans ont été adaptés au cinéma, dont <em lang="en">The Girl Next Door</em>, porté à l&#8217;écran par Gregory Wilson.</p>
<h2><em lang="en">The Woman</em> : une projection houleuse à Sundance</h2>
<p><em lang="en"><a href="http://www.citizenpoulpe.com/the-woman-lucky-mckee/">The Woman</a></em> raconte l&#8217;histoire d&#8217;un avocat dont la vie familiale va être bouleversée par sa rencontre avec une femme sauvage vivant dans les bois. Le film réunit notamment <strong>Angela Bettis</strong>, dans le rôle de l&#8217;épouse de l&#8217;avocat, <strong>Carlee Baker</strong> et <strong>Sean Bridgers</strong>, qui a joué dans de nombreuses séries TV dont un épisode de <em lang="en">True Blood</em>.</p>
<div id="attachment_3191" class="wp-caption alignnone" style="width: 550px"><img class="size-full wp-image-3191" title="Sean Bridgers et Angela Bettis" src="http://www.citizenpoulpe.com/wp-content/uploads/2011/03/the-woman-sean-bridgers-et-angela-bettis.jpg" alt="Sean Bridgers et Angela Bettis dans &quot;The Woman&quot;" width="540" height="360" /><p class="wp-caption-text">Sean Bridgers et Angela Bettis</p></div>
<p>Projeté en compétition officielle au Festival de Sundance 2011, <em lang="en"><a href="http://www.citizenpoulpe.com/the-woman-lucky-mckee/">The Woman</a></em> a choqué une partie du public en raison de sa violence dérangeante, causant une véritable controverse et provoquant des réactions extrêmes ; un spectateur (a priori peu fiable) s&#8217;est d&#8217;ailleurs levé et a qualifié le film de <q>dégradant pour la femme et pour l&#8217;homme</q>, avant de déclarer que <q>Sundance devrait avoir honte</q> (lire <em lang="en"><a href="http://www.hitfix.com/blogs/motion-captured/posts/sundance-review-lucky-mckees-the-woman-outrages-and-offends-with-surgical-skill-at-midnight">Sundance review: Lucky McKee&#8217;s &#8216;The Woman&#8217; outrages and offends with surgical skill at midnight</a></em>). Certains parlent de misogynie, une accusation qui ne tient pas la route une seconde lorsque l&#8217;on connait des films comme <em>May</em> et même le moyen métrage <em lang="en">Sick Girl</em>.</p>
<p>Retenons une chose : puisque <em lang="en"><a href="http://www.citizenpoulpe.com/the-woman-lucky-mckee/">The Woman</a></em> est le premier long-métrage depuis <em>May</em> sur lequel Lucky McKee semble avoir eu la liberté de faire le film qu&#8217;il voulait, on peut logiquement espérer y voir une nouvelle démonstration de son talent.<br />
<h2>Trailer</h2>
<p>Un trailer de <em><a href="http://www.citizenpoulpe.com/the-woman-lucky-mckee/">The Woman</a></em> est visible depuis peu en ligne.</p>
<p><iframe width="560" height="345" src="http://www.youtube.com/embed/nEKFeAYmN9c" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
<h2>A lire également :</h2>
<ul>
<li><a href="http://www.citizenpoulpe.com/the-woman-lucky-mckee/">La critique du film sur Citizen Poulpe</a></li>
</ul>
<h2>Le site officiel du film</h2>
<ul>
<li><a href="http://www.thewomanmovie.com/">The Woman Official Movie Site</a></li>
</ul>
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		<item>
		<title>Les chroniques de Pauline Kael</title>
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		<pubDate>Fri, 19 Nov 2010 15:36:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Citizen Poulpe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Pauline Kael]]></category>

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		<description><![CDATA[Réunies en deux volumes respectivement dédiées au cinéma américain et européen, les chroniques de la célèbre critique de films Pauline Kael sont enfin disponibles en français. Pauline Kael se démarque de la plupart des critiques cinéma par le ton passionné et l&#8217;approche très subjective, partiale, de ses articles. Probablement n&#8217;a-t-elle jamais publié le moindre papier [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_3015" class="wp-caption alignnone" style="width: 465px"><img class="size-full wp-image-3015" title="Pauline Kael" src="http://www.citizenpoulpe.com/wp-content/uploads/2010/11/pauline-kael.jpg" alt="Pauline Kael" width="455" height="556" /><p class="wp-caption-text">Pauline Kael</p></div>
<p>Réunies en deux volumes respectivement dédiées au cinéma américain et européen, les chroniques de la célèbre critique de films <strong>Pauline Kael</strong> sont enfin disponibles en français.</p>
<p><span id="more-3014"></span></p>
<p><strong>Pauline Kael</strong> se démarque de la plupart des critiques cinéma par le ton passionné et l&#8217;approche très subjective, partiale, de ses articles. Probablement n&#8217;a-t-elle jamais publié le moindre papier consensuel, n&#8217;hésitant pas à descendre des films et des réalisateurs pour ainsi dire systématiquement portés aux nues par la grande majorité de ses confrères.</p>
<p>Mais qu&#8217;elle aimât ou non les films dont elle faisait les critiques, ses articles sont à la fois personnels, argumentés et bien écrits ; et surtout, on y ressent un amour communicatif du cinéma. On est très loin de la critique fade, tout comme de la critique pseudo-intellectuelle au style froid et hermétique.</p>
<p>Bien sûr, certains bondiront à la lecture de certaines chroniques. J&#8217;ai refermé vite (dans un premier temps) les chroniques américaines après avoir lu des articles tranchants sur <em>Voyage au bout de l&#8217;Enfer</em> et <em><a href="http://www.citizenpoulpe.com/la-porte-du-paradis-michael-cimino/">La Porte du Paradis</a></em> de <a href="http://www.citizenpoulpe.com/michael-cimino/">Michael Cimino</a>, que je considère comme des chefs d&#8217;œuvre. Personnellement, je ne comprends pas qu&#8217;elle puisse considérer que le cinéaste reste à la surface des personnages et de leurs relations, alors que c&#8217;est l&#8217;un des aspects qu&#8217;il développe le plus. Si ses articles sont tous soigneusement argumentés, ses arguments peuvent laisser perplexe. Par exemple, quand Pauline Kael s&#8217;énerve du fait qu&#8217;elle ne sait pas, dans <em>Voyage au bout de l&#8217;enfer</em>, si Linda (Meryl Streep) aime Nick (Christopher Walken) ou Mike (Robert de Niro), on a envie de lui répondre (même si j&#8217;ai ma petite idée) qu&#8217;elle (Linda) ne le sait pas forcément non plus (la confusion des sentiments ne me parait pas quelque chose d&#8217;inadmissible, dans la vie comme au cinéma). Plus généralement, son point de vue sur <em>Voyage au bout de l&#8217;enfer</em> me semble assez réducteur, voire franchement erroné. Quand elle écrit : <q>La substance même du film &#8211; le contraste entre la communauté de Clairton et le chaos vietnamien &#8211; offre un message isolationniste classique : l&#8217;Asie devrait être laissée auxAsiatiques, et nous devrions rester chez nous, mais si nous sommes contraints d&#8217;aller là bas, nous leur montrerons de quoi nous sommes capables</q>, elle prête à Cimino un discours qui n&#8217;est absolument pas exprimé clairement ou même implicitement dans le film ; on est dans la pure interprétation, et le problème est qu&#8217;elle ne le souligne pas dans la manière de rédiger l&#8217;article : c&#8217;est ce que Cimino a voulu dire, point. Pour ma part, l&#8217;attitude de Mike (De Niro) à la guerre est dictée par l&#8217;instinct de survie, ce n&#8217;est pas l&#8217;apologie d&#8217;un courage et d&#8217;une virilité démonstratifs. Le film montre tout simplement l&#8217;impact tragique de la guerre (et de celle du Vietnam en particulier) sur des individus et une communauté. Exprimer l&#8217;attachement des personnages à leur ville et à leurs origines, comme Cimino le fait si bien, ne trahit pas forcément un message <q>isolationniste</q>. Qui n&#8217;éprouverait pas ces sentiments en se retrouvant plongé dans une guerre ? De même, quand elle s&#8217;offusque d&#8217;un certain aspect de la réalisation de <em>La Porte du Paradis</em> qui selon elle met trop en avant ce qui se passe en arrière plan au détriment de l&#8217;intrigue et des dialogues, elle critique ce qui est l&#8217;une des grandes qualités du réalisateur : faire ressentir au spectateur l&#8217;environnement dans lequel se déroule l&#8217;histoire, d&#8217;où une immersion totale, et sa force est justement de parvenir à cela sans jamais négliger, mais au contraire en les explorant avec beaucoup de finesse, les sentiments des personnages. Mais je n&#8217;irai pas plus loin au sujet de ces films : à part lorsqu&#8217;elle reconnait son grand talent de réalisateur, je ne partage pratiquement jamais son avis sur Michael Cimino.</p>
<p>Son interprétation de <em>Les Chiens de Paille</em>, de Sam Peckinpah (réalisateur qu&#8217;elle admire, elle semble également aimer beaucoup l&#8217;homme), est intéressante et juste à bien des égards. Mais si elle voit beaucoup de choses, je ne rejoins pas toujours l&#8217;analyse qu&#8217;elle tire de ses observations, si fines soient-elles. Sur la  scène &#8211; très dérangeante &#8211; du viol, Pauline Kael écrit : <q>Cette scène dit en réalité que les femmes veulent être brutalisées</q>. Ici, elle fait référence à l&#8217;ambiguïté propre à l&#8217;attitude d&#8217;Amy (Susan George), qui à certains moments semble éprouver du plaisir, et qui a aguiché l&#8217;homme qui la viole plus tôt dans le film. Mais il faut tenir compte du fait que Peckinpah filme ses larmes, quelques instants plus tard. Pauline Kael a raison de souligner que le film explore les plus bas instincts masculins, mais je ne suis pas certain qu&#8217;elle voit juste quant au point de vue de Peckinpah sur ces instincts : il les montre, nous les jette à la figure avec une grande violence, mais il ne les cautionne pas forcément : c&#8217;est au spectateur de trouver ses propres repères dans ce déferlement de brutalité. Les personnages de Peckinpah &#8211; hommes et femmes &#8211; sont presque tous impurs ; en chacun d&#8217;eux résident des instincts et des pulsions primaires dont l&#8217;expression est tantôt condamnable (le viol) tantôt justifiable (David, interprété par Dustin Hoffman, défendant son foyer).</p>
<p>J&#8217;ai en revanche rarement lu une critique aussi juste et aussi brillante du film <em>Carrie</em>, de Brian de Palma. Pauline Kael a le don d&#8217;exprimer clairement des choses que l&#8217;on ressent parfois sans pouvoir les formuler aussi précisément. Son analyse de <em>Le dernier tango à Paris</em> (qu&#8217;elle adore), de la réalisation de Bertolucci et du jeu de Marlon Brando m&#8217;a donné immédiatement envie de revoir ce film. Ses articles sur les films de Godard (elle admire presque tous ses films des années 60), de Chabrol (elle détaille parfaitement sa grande maîtrise de la réalisation), Bergman, Rohmer (qu&#8217;elle juge bon artisan du cinéma, mais dont les films sont plutôt vides, et je serais plutôt de son avis), Sautet, Resnais et autres sont souvent très intéressants (je la trouve très dure avec Sautet, mais bon&#8230;) et d&#8217;une grande richesse : ses analyses vont au cœur de sa vision des films, avec tout ce que cette démarche suppose de subjectivité et de partialité &#8211; mais sa grande connaissance du cinéma et sa culture lui permettent de faire des observations d&#8217;une grande justesse.</p>
<p>L&#8217;une des forces des articles de Pauline Kael est également un bon équilibre entre l&#8217;analyse du fond et de la forme ; elle va très loin dans l&#8217;étude des personnages et de leur traitement, traquant les faiblesses et les atouts du scénario avec beaucoup d&#8217;intelligence et d&#8217;acuité. Et cela, sans omettre des observations tout aussi pertinentes sur les aspects plus techniques du cinéma, tels que la réalisation, le montage, la photographie, etc.</p>
<p>Son exigence est d&#8217;une constance remarquable : quand beaucoup de critiques vont voir un film avec un avis préconçu (par exemple, un Bergman sera fatalement un grand film), Pauline Kael sait être très critique vis-à-vis d&#8217;un metteur en scène qu&#8217;elle adore, ne se basant que sur les impressions et les émotions que lui procure chaque nouveau film.</p>
<p>Elle a également le mérite de poser sur des films qui ont surtout été encensés (Fellini, Visconti, Antonioni et Kubrick se sont quand même rarement fait tailler des costards en dehors des articles de Kael) un regard inédit, même si on peut ne pas toujours adhérer à ses points de vue.</p>
<p>J&#8217;ai parfois l&#8217;impression que Pauline Kael éprouve parfois le besoin de s&#8217;attacher aux personnages principaux pour aimer les films. C&#8217;est souvent essentiel, mais ce n&#8217;est pas une règle. Elle n&#8217;aime pas le névrosé obsessionnel si souvent campé par Woody Allen, donc elle n&#8217;aime pas ses films (même si je trouve qu&#8217;elle a raison en voyant dans <em>Interiors</em> un exercice de style Bergmanien un peu vain), elle ne comprend pas les motivations du tueur (Martin Sheen) dans <em>Badlands</em>, et n&#8217;éprouve pas plus de compassion pour sa compagne (Sissi Spacek), donc elle critique le film de Terrence Malik (même si elle avance d&#8217;autres arguments). Elle rejette la fin très noire, voulue par Polanski, de son chef d&#8217;oeuvre <em>Chinatown</em>, employant une expression curieuse qui sous-entend que Polanski se complait dans l&#8217;immoralité. Mais un réalisateur ne filme pas uniquement ce qu&#8217;il aime, ce qu&#8217;il cautionne. Polanski a uniquement voulu montrer ce qui se passe le plus souvent dans la réalité de tous les jours : la victoire des puissants et des corrompus.</p>
<p>On sent que cette grande critique de films est parfois très affûtée à l&#8217;égard des réalisateurs qui se regardent filmer, ou qui négligent l&#8217;intrigue et ses enjeux comme pour mieux souligner leur attachement à des préoccupations dites plus profondes ou intellectuelles. L&#8217;un des nombreux exemples significatifs de cette approche est la critique de <em>L&#8217;Ami américain</em> de Wim Wenders, un film qui m&#8217;avait laissé froid pour des raisons que je ne parvenais à définir. Elles m&#8217;ont sauté aux yeux à la lecture de son article.</p>
<p>Elle s&#8217;enthousiasme pour un film méconnu d&#8217;Alan Parker, <em>L&#8217;usure du temps</em> (<em>Shoot the Moon</em>), avec Diane Keaton, Albert Finney et Karen Allen (<em>Cruising</em>), d&#8217;une telle manière que j&#8217;ai aussitôt cherché à me procurer le film, qui existe en DVD zone 1.</p>
<p>Si l&#8217;on peut discuter ses points de vue pendant des heures, je retiens surtout une chose de la lecture de ces chroniques : Pauline Kael était profondément honnête, passionnée, exigeante, courageuse, indifférente à l&#8217;influence des autres critiques et des opinions toutes faites, et ces qualités font défaut à bien des critiques de cinéma et d&#8217;art en général. Rien que pour cette raison, je ne peux que conseiller de lire ses chroniques.</p>
<p>Pour plus d&#8217;informations sur sa carrière, consulter l<a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Pauline_Kael">&#8216;article dédié à Pauline Kael sur Wikipedia EN</a>.<br />
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		<title>Mort d’Arthur Penn</title>
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		<pubDate>Fri, 01 Oct 2010 11:40:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Citizen Poulpe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Arthur Penn]]></category>

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		<description><![CDATA[L&#8217;immense réalisateur américain Arthur Penn est mort le mardi 28 septembre dernier, à Manhattan. Aussi bien d&#8217;un point de vue formel qu&#8217;au niveau du fond, Penn révolutionna le cinéma américain, et le culte Bonnie and Clyde est d&#8217;ailleurs considéré comme l&#8217;une des œuvres fondatrices du Nouvel Hollywood. Après Claude Chabrol (j&#8217;ai prévu de publier des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_2962" class="wp-caption alignnone" style="width: 550px"><img src="http://www.citizenpoulpe.com/wp-content/uploads/2010/10/arthur-penn1.jpg" alt="Arthur Penn" title="Arthur Penn" width="540" height="367" class="size-full wp-image-2962" /><p class="wp-caption-text">Arthur Penn</p></div>
<p>L&#8217;immense réalisateur américain <strong>Arthur Penn</strong> est mort le mardi 28 septembre dernier, à Manhattan. Aussi bien d&#8217;un point de vue formel qu&#8217;au niveau du fond, Penn révolutionna le cinéma américain, et le culte <em>Bonnie and Clyde</em> est d&#8217;ailleurs considéré comme l&#8217;une des œuvres fondatrices du <strong>Nouvel Hollywood</strong>.</p>
<p>Après Claude Chabrol (j&#8217;ai prévu de publier des articles sur ses films prochainement), c&#8217;est une autre grande figure du cinéma qui disparait.</p>
<p>Grand amateur d&#8217;Arthur Penn, dont je conseille à chacun de découvrir le méconnu mais superbe <em lang="en">Night Moves</em> (<em>La Fugue</em>), j&#8217;ai rédigé des critiques sur plusieurs de ses films, ainsi qu&#8217;un article consacré à son cinéma en général.</p>
<p>Je vous invite à consulter ces contenus via les liens ci-dessous.</p>
<h2>Arthur Penn sur Citizen Poulpe</h2>
<ul>
<li><a href="http://www.citizenpoulpe.com/la-poursuite-impitoyable-arthur-penn/">Critique de <em>La Poursuite Impitoyable</em></a>, avec Marlon Brando, Robert Redford, Jane Fonda, Robert Duvall.</li>
<li><a href="http://www.citizenpoulpe.com/night-moves-la-fugue-arthur-penn/">Critique de <em lang="en">Night Moves</em></a>, avec Gene Hackman et Melanie Griffith.</li>
<li><a href="http://www.citizenpoulpe.com/the-missouri-breaks-arthur-penn/">Critique de <em lang="en">The Missouri Breaks</em></a>, avec Marlon Brando et Jack Nicholson.</li>
<li><a href="http://www.citizenpoulpe.com/arthur-penn/">Article sur Arthur Penn</a> : son cinéma, son influence, etc.</li>
</ul>
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		<title>Des extraits de films sur Citizen Poulpe</title>
		<link>http://www.citizenpoulpe.com/des-extraits-de-films-sur-citizen-poulpe/#utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=des-extraits-de-films-sur-citizen-poulpe</link>
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		<pubDate>Wed, 11 Aug 2010 15:27:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Citizen Poulpe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>

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		<description><![CDATA[La vidéo arrive enfin sur Citizen Poulpe ! Plusieurs articles intègreront désormais un extrait du film, d&#8217;environ deux minutes. Il ne s&#8217;agit pas de vidéos récupérées sur You Tube, Daily Motion ou autres, mais d&#8217;extraits inédits. Des vidéos ont déjà été ajoutées sur tous les articles suivants : La Féline Gens de Dublin Enquête sur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La vidéo arrive enfin sur Citizen Poulpe ! Plusieurs articles intègreront désormais un extrait du film, d&#8217;environ deux minutes.</p>
<p><span id="more-2878"></span></p>
<p>Il ne s&#8217;agit pas de vidéos récupérées sur You Tube, Daily Motion ou autres, mais d&#8217;extraits inédits.</p>
<p>Des vidéos ont déjà été ajoutées sur tous les articles suivants :</p>
<ul>
<li><em><a href="http://www.citizenpoulpe.com/la-feline-jacques-tourneur/">La Féline</a></em></li>
<li><em><a href="http://www.citizenpoulpe.com/les-gens-de-dublin-john-huston/">Gens de Dublin</a></em></li>
<li><em><a href="http://www.citizenpoulpe.com/enquete-sur-un-citoyen-au-dessus-de-tout-soupcon-elio-petri/">Enquête sur un citoyen au dessus de tout soupçon</a></em></li>
<li><em><a href="http://www.citizenpoulpe.com/police-federale-los-angeles-william-friedkin/">Police fédérale, Los Angeles</a></em></li>
<li><em><a href="http://www.citizenpoulpe.com/bad-lieutenant-abel-ferrarra/">Bad Lieutenant</a></em></li>
<li><em><a href="http://www.citizenpoulpe.com/frantic-roman-polanski/">Frantic</a></em></li>
<li><em><a href="http://www.citizenpoulpe.com/le-choix-des-armes-alain-corneau/">Le Choix des Armes</a></em></li>
<li><em><a href="http://www.citizenpoulpe.com/le-cercle-rouge-jean-pierre-melville/">Le Cercle Rouge</a></em></li>
<li><em><a href="http://www.citizenpoulpe.com/cruising-william-friedkin/">Cruising</a></em></li>
<li><em><a href="http://www.citizenpoulpe.com/la-porte-du-paradis-michael-cimino/">La Porte du Paradis</a></em></li>
<li><em><a href="http://www.citizenpoulpe.com/reflets-dans-un-oeil-d-or-john-huston/">Reflets dans un œil d&#8217;or</a></em></li>
<li><em><a href="http://www.citizenpoulpe.com/la-poursuite-impitoyable-arthur-penn/">La Poursuite Impitoyable</a></em></li>
<li><em><a href="http://www.citizenpoulpe.com/l-annee-du-dragon/">L&#8217;année du Dragon</a></em></li>
<li><em><a href="http://www.citizenpoulpe.com/rusty-james-francis-ford-coppola/">Rusty James</a></em></li>
<li><em><a href="http://www.citizenpoulpe.com/les-innocents-jack-clayton/">Les Innocents</a></em></li>
<li><em><a href="http://www.citizenpoulpe.com/butch-cassidy-et-le-kid-george-roy-hill/">Butch Cassidy et le Kid</a></em></li>
</ul>
<p>Bon visionnage !</p>
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		<item>
		<title>Bernard Giraudeau : la disparition d’un acteur phare du cinéma français</title>
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		<pubDate>Sun, 18 Jul 2010 21:54:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Citizen Poulpe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Bernard Giraudeau]]></category>

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		<description><![CDATA[Le comédien, réalisateur et écrivain Bernard Giraudeau est mort le 17 juillet dernier, des suites d&#8217;un cancer. Retour sur son parcours cinématographique. Après quelques seconds rôles dans des films de José Giovanni (Deux hommes dans la ville), Yves Boisset (Le juge Fayard dit le Shériff), et Pierre Granier-Deferre (Le toubib), Bernard Giraudeau est devenu, au [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_2659" class="wp-caption alignnone" style="width: 550px"><img class="size-full wp-image-2659" title="Bernard Giraudeau" src="http://www.citizenpoulpe.com/wp-content/uploads/2010/07/bernard-giraudeau.jpg" alt="Bernard Giraudeau" width="540" height="305" /><p class="wp-caption-text">Bernard Giraudeau</p></div>
<p>Le comédien, réalisateur et écrivain <strong>Bernard Giraudeau</strong> est mort le 17 juillet dernier, des suites d&#8217;un cancer. Retour sur son parcours cinématographique.</p>
<p><span id="more-2657"></span></p>
<p>Après quelques seconds rôles dans des films de José Giovanni (Deux hommes dans la ville), Yves Boisset (<a href="http://www.citizenpoulpe.com/le-juge-fayard-dit-le-sheriff-yves-boisset/">Le juge Fayard dit le Shériff</a>), et Pierre Granier-Deferre (Le toubib), Bernard Giraudeau est devenu, au cours des années 80, un acteur majeur du cinéma français. En 1981, il joue dans le célèbre <em>Viens chez moi j&#8217;habite chez une copine</em>, l&#8217;une des meilleures comédies de Patrice Leconte. Son duo avec Michel Blanc, également co-scénariste du film, fonctionne à merveille, et la musique de Renaud est restée dans les mémoires. La même année, il est aux côtés de Carole Laure et Brigitte Fossey dans le méconnu <em>Croque la vie</em>, une comédie dramatique très attachante, injustement oubliée depuis (le film ne passe jamais à la télévision et n&#8217;existe pas en DVD).</p>
<p>Rapidement, l&#8217;acteur s&#8217;illustre également dans des univers plus sombres, et des personnages parfois plus ambigus. Il tient sans doute son premier rôle de salaud dans <em>Le Grand Pardon</em>, le célèbre (et plutôt honnête) polar d&#8217;Alexandre Arcady, au casting impressionnant (Jean-Pierre Bacri, Gérard Darmon, Jean-Louis Trintignant, Richard Bohringer, Roger Hanin, Richard Berry, et même une apparition de Gainsbourg dans son propre rôle). On se souvient bien sûr du célèbre &#8211; et mortel &#8211; face à face final entre Giraudeau et Roger Hanin. En 1983, il retrouve José Giovanni dans <em>Le Ruffian</em>, un très bon film d&#8217;aventures ou l&#8217;acteur donne la réplique à Lino Ventura et Claudia Cardinale, le tout sur une musique originale d&#8217;Ennio Morricone.</p>
<p>Un an plus tard, il interprète Chet, un ancien voyou repenti confronté à son passé, dans <em>Rue barbare</em>, un film atypique de Gilles Béhat. Sombre, violent, <em>Rue barbare</em> dépeint l&#8217;univers d&#8217;une banlieue particulièrement glauque, peuplée de paumés et de criminels. Giraudeau y tient sans doute son rôle le plus physique, le film contenant des scènes de combat très chorégraphiées, rares dans le cinéma français (Jean-Claude Van Damme y fait d&#8217;ailleurs une apparition). Bernard Pierre-Donnadieu, un comédien aussi rare qu&#8217;inspiré, y livre une composition de salopard mémorable. A noter également la présence de Jean-Pierre Kalfon (<a href="http://www.citizenpoulpe.com/une-etrange-affaire-pierre-granier-defferre/">Une étrange affaire</a>), une autre gueule du cinéma français, et la B.O signée Bernard Lavilliers. La même année, Giraudeau est Romain Kalides, un séducteur cynique qui fait tourner la tête de la belle et vénéneuse Chris (Valérie Kaprisky) dans <em>L&#8217;année des méduses</em>, de Christopher Frank.</p>
<div id="attachment_2660" class="wp-caption alignnone" style="width: 550px"><img class="size-full wp-image-2660" title="Bernard Giraudeau" src="http://www.citizenpoulpe.com/wp-content/uploads/2010/07/bernard-giraudeau_rue-barbare.jpg" alt="Bernard Giraudeau dans &quot;Rue barbare&quot;" width="540" height="305" /><p class="wp-caption-text">Bernard Giraudeau dans &quot;Rue barbare&quot;</p></div>
<p>L&#8217;acteur retrouve ensuite successivement Patrice Leconte pour <em>Les spécialistes</em>, avec Gérard Lanvin, et Gilles Béhat pour <em>Les longs manteaux</em>, nettement moins réussi que <em>Rue barbare</em>.</p>
<p>Dans les années 90, Bernard Giraudeau passe pour la première fois derrière la caméra en signant <em>Les caprices d&#8217;un fleuve</em>, dont l&#8217;action se situe au Sénégal, pendant la révolution française. Il interprète le personnage principal, aux côtés de Richard Bohringer. Giraudeau exprime dans cette œuvre tout l&#8217;humanisme qui le caractérise. Il continue parallèlement sa carrière de comédien, travaillant notamment avec Diane Kurys (<em>Après l&#8217;amour</em>), Nicole Garcia (<em>Le fils préféré</em>), Patrice Leconte (<em>Ridicule</em>), François Ozon (<em>Gouttes d&#8217;eau sur pierres brûlantes</em>) et Claude Miller (<em>La petite Lili</em>, avec Ludivine Sagnier et l&#8217;exceptionnel Jean-Pierre Marielle). En 2004, il tourne dans son dernier film, <em>Chok-Dee</em>, de Xavier Durringer.</p>
<p>Intense, charismatique, Bernard Giraudeau était capable de s&#8217;illustrer, aussi bien au théâtre qu&#8217;au cinéma, dans des registres très différents. Espérons qu&#8217;après avoir diffusé <em>Les spécialistes</em> ce dimanche 18 juillet, un film sympathique mais vu et revu, la télévision aura le bon goût de le montrer dans des œuvres plus rares, pour faire découvrir ou redécouvrir un des meilleurs acteurs français de sa génération.</p>
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